JULES, BLANCHETTE
BLANCHETTE
II est parti !
JULES
Ah ! Blanchette ! si tu savais combien je suis a plaindre !
Comment ! vous qui aimez tant mademoiselle Isaure, vous vous trouvez a plaindre mi jour comme celui-ci ?
JULES
Oh I oui, bien a plaindre ! Si je te disais que depuis quinzejours^ depuis ime semaine, surtout, Isaure evite ma presence, qu'elle met a me fuir autant d'empressement qu elle en mettait autrefois a se trouver avec moi : elle me fuit , elle m'abandonne , elle semble me detester.
BLANCHETTE
Oh ! je crois que vous ailez trop loin.
JULES
Non... mais ce qui me desespere , c'est que je crois qu'elle souffre... elle a des peines dont ses traits portent rempreinle... Depuis tiois ou quatre jours ce n'est plus rette figure si douce... si riante... J'y ai reconnu uue expression indefinissable... c'est de la douleur... II y a quelque chose de brusque dans ses mouvements inattendus... unchangement total s'opereenelle...Ehbien ! pas un mot a Tami de son enfauce. II faut qu'elle m'explique la cause de ce changemeut subit... il faut que tu la decides a m'entendre.
BLANCIIETTE,
Je ne sais pas trop si je dois vous proraettre...
JULES
Ce dernier entretien n'est-il pas aussi necessaire a son repos qu'au mien ?
EnciiUVe faul-il que j'la prcvienne.
JULES
Eh bien... j'attendrai ici...
BLANCIIETTE.
Non . . . non . . . j'irai vous chercher quand il sera temps.
JULES
Me le promets-tu ?
BLANCIIETTE.
Oui... puisqu'il s'agit de votre bonheur a tous deux.
Jules sort.