LES MEMES, JULES
BLANCHETTE , has a Jules.
Eh bien! suis-je de parole ! (^ part.) II etait la, qui attendait.
SAINT-VALLIER
Approche, Jules... C'est ta cousine qui t'a fait appeler.
ISAUR.E.
Mon p^re...
SAlNT-fALLIER.
Elle a quelque cliose a le dire. [A Marcilly.) JMaintenant, mon cher Marcilly, la famille, re'unie dans le salon , attend que je lui pr^sente mon gendre.
MARCILLY
Je vous suis. (A Isaiire.) Vous permettez.
BLANCHETTE , has d Jules.
Vousn'avez plus besoin de mol... Au revoir.
JULES
II est done vrai... vous voulez me parler?
Non... ce n'est pas moi... C'est mon p6re et...
JULES
Quoi ! cet entrelien...
Je suis rhargt^epar mon pere... el...
JULES
Ah! je n'avais pas besoin d'un tel aveu pour savoir que vous aviez cesse de m'aimer.
Jules.... ai-je dit un seal mot qui puisse te le faire croire !...
JULES
Evite-t-on la presence de ceux qui nous sontchers?
ISAURE , tristement, Quelquefois.
JULES
Et sans motif?
Oui... sans motif.
Est-ce la ce que vous m'aviez prorais sous le bosquet?
Sous le bosquet.... Ah!.... je n'oublierai pas cette soiree.
JULES
Et vous me fuyez !
Xon... pas plus qu'un autre.
JULES
Comme la souffrance est empreinte sur tes traits.
Tu trouves?... Eh bien ! oui, Jules! depuis quelque temps je souftVe... mais legeremeut.
JULES
Tu n'as plus de confiance en moi.
Je te lerepete... je n'ai point d'autres peines. Mais tu ne me demandes pas le sujet de notre entretien.
JULES
Tu me I'as accorde malgre toi.
C'est malgre moi aussi que j'oubliais la commission dont on m'a chargee.
Pour moi?...
Oui... M. deMarcilly...
JULES
Ah,! ce nom me rappelle tous mes maux.
Jules !... songeons a mon pere ! M. de Marcilly te demande tonamitie... II teprie d'accepter pour gage de la sienne...
JULES
Je n'accepte rien de lui...
C'est moi... qui te rofire.
JULES
Toi!
Regois done.
Ellelui donne la chevali^re.
JULES
Une bague ! Tu I'as touchee... Je ne la quitterai plus.
Jules!...
Ah! pardon... je ne dois plus...
Air :
S^parons-nous ; adieu , ma bien-aimee ; Je devrais dire : Adieu , mes seuls amours. II faut bannir de notre ame charm^e
Le doux espoir qui bercait nos beaux jours. S^parons-nous ; adieu , ma bien-aimee ; Je devrais dire : Adieu , mes seuls amours.
Rappelle-toi que ta soeur bien-aim^e De ta raison implore le secours ; Pour eloigner de mon ame etonn^e Ce doux espoir qui bercait nos beaux jours , Rappelle-toi que ta soeur bien-aim^e De ta raison implore le secotus.
lis reprennent en duo. — Jules prend les mains d'Isaure et !es serre avec transport.
ISAURE , le repoussant, Jules... va-t'en.
JULES
Qu'as-tu done ?...
Va-t'en !
JULES
Pourquoi ce changement?... Dis-moi...
Ah ! par pitie ! ... va-t'en !