SCENE XIII
LES MEMES, MARCILLY, JULES, BLANCHE!, BLANCHETTE, PARENTS et AMIS.
MARCILLY, a Isaure.
Je vous attends , mademoiselle.
CHOEUR
L'heure a I'^^lise vous appelle.
Cedez aux voeux d'uu tendre epoux.
D'une felicite nouvelle Le jour va se lever pour vous.
(Tout le monde s'avance en scene; Marcilly s'approche d'lsaure ; son pere lui presente la main.) ISAURE.
Ttoubl^e,incertaine, elle regarde autour d'elle, et, par une determination subite , s' eerie en se jetant sur un siege :
C'est impossible !
SAIXT-VALLIER, vicement .
Mafillel...
Noil... jamais... Ce mariage ne peut sefaire... il ne
se fera point.
Etonnement ceneral.
MARCILLY
11 arrete Saint- Vallier, qui s'avauce vers sa (ille.
Mon ami... j'al pu croire d'abord me tromper ; mais cette dernierecirconstance m'eclaire... tout m'est explique maintenant : c'est I'ide'e de notre union qui jette repouvante dans son ame. Tous mes soins , toutes mes attentions ont echouc coutre un coeur prevenu.
SAINT- VALLIER
Que voulez-vous dire?
MARCILLY
Qu'elle aime Jules !
SAINT-VALLIER , a Jules.
Comment !
MARCILLY
On vient de me confirmer ce que je soupgonnais deja. Saint-Vallier,jen ai qu'un reprochea vous faire... d'avoir ecoute peut-etre une fierte mal entendue... d'avoir trop peu compte sur mon amitic... L'association signee ce matin avec le contrat subsistera seule. Quant aucontrat, je renonce au bouheur qu'il me promettait, et mademoiselle est libre de disposer de sa main et de son coeur.
SAINT-VALLIER
Ami genereux !
ISAURE , comme sortant dun songe.
Qu'a-t-ildit?
JULES
Ai-je bien entendu?
MARCILLY
Venez , Jules , venez sans crainte. . . demandez a votre oncle la main de votre cousine.
C'est comme un reve.
JULES
Ah! monsieur I .. . mononcle... Isaure .
Jules !
MARCILLY, a Saint- Fattier.
AUons, mon ami, consentez... unissez-les.
SAINT-VALLIER , a Isaul'C.
Tu I'aimais done ?
Oh I oui, mon pere.
SAINT-VALLIER
11 prend Isaure el Jules par la main.
£h bienl...