MORCEAU D'ENSEMBLE
MARCILLY
Venez, que rien nenous arrete ; Venez serier des noeuds si doux.
CHOEUR
AUons , que rien ne nous arrete , Serrons les liens les plus doux.
MARCILLY
Rien n'est cbang^ dans cette fete.
BLANCHET
Que la personne de I'^poux.
CHOEUR
Rien n'est chang^ dans cette f^te ue la personne de I'epoux.
JULES, a Isaure.
Eprouves-tu ce qui m'inspire.
Oui , je commence a croire a mon bonheur. C'est de I'ivresse , du delire, Qui p^netre et goufle mon coeur.
CHOEUR
Ellea relrouve le sourire ; Son front a perdu sa paleur.
Oh ! oui , je me sens bien heureuse.
Tout semble autour de moi s'unir pour me combler ! (En prononcant ces paroles et en promenant ses regards autour d elle et sur elle-meme , die les arrete sur le ruban qui est a son bras. )
Selmar! quel souvenir!.:. Selmar ! lumiere affreuse ! Le bonheur ne s'ofTrait que pour mieux m'accabler !
( A wee trouble. ) Plus d'amour ! plus d'hymen !
JULES
Quel noir acces t'egare !
ISAURE, se regardant.
Desfleurs... pour mon cercueil,,.
( Elle les joule aiix piecls. )
La joie... et le trepas !
( A ceux qui I'entourent. ) Que voulez-vous ?... {A Jules.) Tout nous s^pare ! ( Elle fait quelques pas vers le fond ,• son p^re veut aller a elle.)
S ( SAINT- VALLIER
§ 1 Ma fills !
«] JULES et MARCILLY.
M V Isaure !
ISAURE , sur le seuil de son appartement.
Ne me suivez pas !
(Elle s'^lance, rcferme sur elle la porte a double tour, et laisse tout le monde andanti La toile tombe.)