‹ IsaureChapitre 31 sur 44 · MORCEAU D'ENSEMBLE · texte numérisé non relu

MORCEAU D'ENSEMBLE

MARCILLY

Venez, que rien nenous arrete ; Venez serier des noeuds si doux.

CHOEUR

AUons , que rien ne nous arrete , Serrons les liens les plus doux.

MARCILLY

Rien n'est cbang^ dans cette fete.

BLANCHET

Que la personne de I'^poux.

CHOEUR

Rien n'est chang^ dans cette f^te ue la personne de I'epoux.

JULES, a Isaure.

Eprouves-tu ce qui m'inspire.

Oui , je commence a croire a mon bonheur. C'est de I'ivresse , du delire, Qui p^netre et goufle mon coeur.

CHOEUR

Ellea relrouve le sourire ; Son front a perdu sa paleur.

Oh ! oui , je me sens bien heureuse.

Tout semble autour de moi s'unir pour me combler ! (En prononcant ces paroles et en promenant ses regards autour d elle et sur elle-meme , die les arrete sur le ruban qui est a son bras. )

Selmar! quel souvenir!.:. Selmar ! lumiere affreuse ! Le bonheur ne s'ofTrait que pour mieux m'accabler !

( A wee trouble. ) Plus d'amour ! plus d'hymen !

JULES

Quel noir acces t'egare !

ISAURE, se regardant.

Desfleurs... pour mon cercueil,,.

( Elle les joule aiix piecls. )

La joie... et le trepas !

( A ceux qui I'entourent. ) Que voulez-vous ?... {A Jules.) Tout nous s^pare ! ( Elle fait quelques pas vers le fond ,• son p^re veut aller a elle.)

S ( SAINT- VALLIER

§ 1 Ma fills !

«] JULES et MARCILLY.

M V Isaure !

ISAURE , sur le seuil de son appartement.

Ne me suivez pas !

(Elle s'^lance, rcferme sur elle la porte a double tour, et laisse tout le monde andanti La toile tombe.)

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