WOODWORTH, P
De plus sous le contrôle de l'œil, le sens musculaire n’intervient pour ainsi dire pas dans la direction du mouvement. « On trouve que la main n’obéit alors qu’à l’œil, et l'on ne retrouve aucune trace de l'influence du sens musculaire. Il est hors de doute que la coordination interne du mouvement dépend encore du sens musculaire, mais l'étendue et la direction du mouvement, et particulièrement les corrections postérieures, dépendent de l'œil. »
Ceci nous explique l'importance de la vue dans le précieux procédé de rééducation des tabétiques”. Si l’on peut obtenir des résultats inespérés chez des ataxiques qui ont la vucintacte, il est inutile de tenter la rééducation de ceux qui ont de l’atrophie du nerf optique.
Durée des séances. Fatique. — Les séances de rééducation physique devront être courtes, surtout au début des exercices; il faut les cesser avant le commencement de la fatigue qui survient assez rapidement quand le malade fait des efforts réels. On ne gagnerait rien à les prolonger; les mouvements sous l'influence de la fatigue deviennent en effet moins bons et cette constatation ne pourrait que décourager le malade et compromettre les résullats. On connaît depuis longtemps, grosso modo, les effets de Ia fatigue sur la précision, la rapidité, et la force des mouvements, et les psycho-physiologistes ont dans ces dernières années déterminé et enregistré de façon plus exacte son influence à ces différents points de vue*. | +
Les séances, disons-nous, seront courtes, mais elles seront souvent répétées, le médecin pourra faire exécuter des exercices devant lui matin et soir, le malade recommencera seul à plusieurs reprises dans la journée les mouvements qui lui seront indiqués.
La répétition des mouvements mème quand ils sont bien exécutés doit se faire un grand nombre de fois.
Dans la rééducation 1l importe de débuter par des mouvements très limités, très simples, très faciles et de ne passer à: des actes plus complexes que quand les premiers ont été bien exécutés.