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Les mouvements à faire exécuter par les bras et les mains ne sont pas moins nombreux dans les altérations de la motilité des membres supérieurs. Mouvements des doigts, de la main, flexion et extension de l'avant-bras, du bras et de l'épaule, tous décomposables en des éléments simples. Puis travaux plus compliqués, prendre un verre, tenir un porle-plume, écrire, dessiner, faire du crochet, des ouvrages d'aiguille, ete... les modes de rééducation ne manquent pas et le médecin en trouvera beaucoup d’autres sans grand effort d'imagination.
Séances d’immobilité. — À côté des séances de mouvement nous devons placer, dans la rééducation, les séances d'immobilité. Nombre de malades sont atteintes de chorée, de tremblement incessant, nous les exerçons à garder l’immobilité ‘et nous finissons par réussir dans presque tous les cas.
On place la malade horizontalement, dans la position la moins fatigante, et on lui demande de concentrer pendant quelques instants son attention sur le ou sur les membres malades et de faire tous ses efforts pour ne pas bouger pendant quelques secondes seulement. Les membres sont pendant ce temps, bien entendu, appuyés sur le plan du lit. La malade parvient toujours à diminuer au moins pendant quelques instants l'intensité des mouvements anormaux. Il importe de bien le lui faire constater, de la féliciter au besoin, et de lui montrer ainsi une preuve de l'empire qu'elle a sur ses mouvements. Quand elle est bien convaincue, [a guérison n'est plus qu’une question d’un peu de temps et de patience et il suffira d'augmenter régulièrement de quelques secondes les séances d’immobilité. |
Quand les mouvements anormaux auront disparu, les membres étant sur le plan du lit, on procèdera de mème en les faisant soulever en l'air. La malade s’exercera plusieurs fois dans la journée à garder l’immobilité à des moments el dans des limites indiqués par le médecin.
En même temps que les séances d'immobilité, seront pratiqués des mouvements actifs, simples d’abord, plus complexes ensuite qui concourront aussi à la disparition des mouvements anormaux. | ‘
Rééducation dans les cas de lésions organiques. — Nous
avons appliqué cette méthode à un grand nombre de troubles
purement fonctionnels, et dans quelques cas de troubles liés
à des lésions organiques, partant, de cette idée admise que les troubles dus x ces lésions sont presque toujours amplifiés, exagérés, par l’état psychique. La psychothérapie, Ja réédu-
cation font disparaître certainement ce qui dépend de l’élé
ment psychique, mais leur action se borne-t-elle à cela? Nous ne le croyons pas; il est vraisemblable que la rééducation développe des voies nerveuses de suppléance, accroît la puissance des fibres qui subsistent ou de celles qui sont régénérées.
Nous avons un grand nombre, un luxe pourrait-on dire, de cellules et fibres nerveuses qui président à chaque mouvement. Quand survient dans les centres une lésion de peu d’étendue, un certain nombre de cellules peuvent être irrémédiablement détruites, mais celles qui sont au voisinage sont inhibées pour un temps dans leur aclion, soit par le choc de voisinage, soit par la congestion DAS DMRAIUE à la lésion, soit par d’autres causes.
De telle sorte qu une paralysie qui n’est pas en ré élite totale pourra le paraître au début, et après quelques vains efforts le malade constatant leur inutilité n'en fera peut-être plus de nouveaux. La rééducation réveillera ces cellules qui ne sont qu'inhibées, et les rendra même capables de remplacer en. énergie leurs voisines détruites. |
Tant qu'on n'est pas en présence d’une lésion trop étendue, tant que le malade a une intelligence intacte, et une bonne. vue pour la direction de ses mouvements, il ne faut pas désespérer de la rééducation. Nous donnons plus loin dans nos observations quelques exemples de rééducation dans des affections organiques. |
La rééducation des tabétiques est à l'heure actuelle bien fixée dans ses grandes lignes et dans ses détails. Les conditions de succès résident dans l'intégrité de l'intelligence et de la vue, dans l’absence d’atrophie musculaire et autant que posable dans l’absence des troubles graves de sensibilité.
Le médecin doit avant tout reconnaître le siège et l'étendue de l’incoordination, il pratique ensuite des exercices de rééducation, très simples, très limités, ‘des différents segments des membres. Les mouvements se font successivement le
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