‹ Isolement et psychothérapieChapitre 104 sur 198 · LD · texte numérisé non relu

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malade étant couché, assis, debout et à l'occasion de la marche.

On trouvera cette méthode exposée dans les travaux de Frenkel, dans les cliniques du P' Raymond et dans les publications de ses élèves.

L'isolement, presque indispensable pour la rééducation dans les psycho-névroses, ne l’est pas lorsqu'il s’agit de lésions organiques ; nous croyons cependant que dans ce cas il est un élément important de guérison, en donnant au malade une disposition d'esprit plus favorable au traitement, en le mettant plus complètement sous la direction du médecin, en l’obligeant à se consacrer attentivement à sa rééducation.

Nous pensons que les tabétiques eux-mêmes feraient des progrès plus rapides, s'ils étaient soumis à l'influence de l’isolement et de la psychothérapie, pendant la rééducation. Le P' Raymond qui a assisté dans son service aux premières rééducations d’ataxiques qui aient été faites en France dit, en effet, que la « méthode de Frenkel est essentiellement un traitement psychique” ». Nous avons assez insisté sur les avantages de l'isolement dans le traitement psychique pour ne pas y revenir 1CI.

Exemple emprunté à Bair. — Un exemple en terminant montrera bien les différentes phases que suivent l'éducation et la rééducation en général. Cet exemple est emprunté à Bair”

qui a expérimenté sur le musele «retrahens aurem ».

En règle générale, on le sait, l’homme est incapable d’agir sur ce muscle. Bair est arrivé peu à peu à le faire fonctionner tout comme un muscle volontaire. Il commença par l’exciter électriquement/afin de provoquer l’image du mouvement, il vit que cette image n'était pas suflisante à elle seule pour déterminer le mouvement, mais qu’elle était utile comme moyen de contrôle.

La vue de l'oreille pendant l'expérience paraît également

un élément de succès. « D'abord, par un effort à remuer son

1. RaymonD, Revue internat. de lhérapeut. et de pharmacol., 1896, n°° 5, 6, 7. — FRENKEL, Semaine médicale, 1896. — Maurice Faure et CoNSrENsoux, Congres

- de Grenoble, août 1902.

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