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CONSTATATIONS D'ORDRE PHYSIQUE

Dans ce groupe nous avons en première ligne la disparition du ou des symptômes morbides pour lesquels le malade est venu consulter le médecin. C’est ainsi que nous aurons la dis-

parition d'une contracture, d’une paralysie, d’un tremblement,

d'une chorée, d’une anorexie, d’une céphalée, la disparition des stigmates physiques..…., le retour de la motilité, de l’appétit, du sommeil, etc.

Charcot a insisté à plusieurs reprises sur l'importance de la

disparition de l’anesthésie et sur l'utilité des constatations dyna-

mométriques dans les paralysies hystériques.

Nous avons toujours étudié avec soin la sensibilité de nos

malades et nous ne leur avons permis de reprendre leurs occupations, qu'alors que la sensibilité était redevenue normale. Quelques-unes de nos malades cependant ont voulu nous quitter alors qu’elles conservaient une légère hypoesthésie ; c'est qu'il est difficile parfois de faire comprendre aux malades l'importance d’un retour parfait de la sensibilité, une légère anesthésie ne les incommodant en aucune manière.

Nous considérons comme un très bon signe le retour lent et régulier de la sensibilité lorsque l’anesthésie n'a pas été l'objet d'un traitement suggestif particulier (Voir p. 221-222).

Dans tous Îles cas de paralysie des membres supérieurs nous nous sommes servis chaque jour du dynamomètre. Non seulement le médecin se rend compte avec cet instrument des progrès réalisés, mais encore il les fait constater par les malades. Ceux-ci comprennent ainsi qu’il ne s’agit pas d’un simple encouragement banal du médecin qui promet la guérison, ils la voient, ils l’enregistrent eux-mêmes et cette guérison n'est pas implantée dans leur esprit par suggestion, mais elle est acceptée par leur conscience, après contrôle.

Une autre constatation importante c’est le poids: les malades sont pesées régulièrement à jour fixe chaque semaine, et l’on peut dire que l’augmentation du poids est pour les amaigries et les gastropathes ce que le chiffre du dynamomètre est dans les paralysies. L'indication du poids est indispensable au médecin pour juger de l’état de la nutrition et de la valeur de l'alimentation. Elle a la plus heureuse influence sur l’état d'esprit de tous les malades, elle les excite à manger davantage, et elle augmente leur confiance dans le médecin et en eux-mêmes.

Si les chiffres du dynamomètre, ou ceux des poids ne suivent pas un accroissement régulier, s'il y a arrèt ou même perte, d’une constatation à une autre, nous ne sommes pas d'avis de tromper les malades sur les résultats obtenus. Cette fraude, en admettant qu’elle soit ignorée, ne servirait à rien, car il serait difficile de tromper indéfiniment le malade, il aurait des doutes et finirait par être renseigné par une indiscrétion du personnel. Dans ce cas il perdrait à juste titre confiance dans les paroles du médecin et le succès serait bien

compromis. D'ailleurs ces procédés seraient tout à fait contraires :

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au principe général de notre méthode, qui est avant tout basée sur la sincérité réciproque entre le médecin et le malade.

Il nous est arrivé plusieurs fois de constater qu'au cours du traitement une malade maigrissait un peu àun moment; nous le lui avons toujours annoncé franchement nous-mêmes et en lui en fournissant aussitôt une explication avant qu’elle n'ait eu le temps de s’en désoler.

Les malades savent gré au médecin de sa franchise, elles

| perdent toute méfiance, et nous n'avons jamais eu regret

d’avoir agi ainsi.

La rééducation physique ne peut être considérée comme complète que quand les mouvements réappris sont devenus des habitudes, quand une attention, un effort spécial ne sont plus nécessaires pour leur réalisation, quand ils font pour ainsi dire partie du sujet.

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