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CONSTATATIONS D'ORDRE PSYCHIQUE

La disparition d’un symptôme morbide, nous l’avons ditetne craignons pas de le répéter, n'est pas la guérison. Il importe avanttoutde modifier l’état psychique, source des symptômes.

Le médecin n’admettra la guérison qu'après la disparition non seulement des stigmates RÉVATREE mais encore des stigmates mentaux.

Nous avons vu ce qu'est Dites comment il est possible de l’exciter, de la maintenir ; pour qu'il y ait guérison il faut que l'attention puisse être fixée facilement et d’une facon soutenue, et nous parlons non pas de l'attention spontanée mais de l’attention volontaire.

Les modifications du sens critique ne sont, dans les psychonévroses, Le plus souvent qu'apparentes et sous la dépendance du défaut d'attention, c’est donc avant tout le pouvoir d'attention qu'il faut cultiver.

Quant à la suggestibilité qui elle aussi s’atténue au moment de la guérison, elle est également liée aux troubles précédents, on la diminue en exerçant l'attention et le sens crilique. Suivant l'avis d'auteurs compétents, l'hypnotisme et la suggestion augmentent la suggestibilité; nous avons vu

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que la persuasion en s'adressant aux fonctions psychiques supérieures, en développant le contrôle de l'individu, diminue au contraire la suggestibilité.

Un autre signe de guérison c'est la disparition des idées fausses auxquelles le malade relie ses troubles. Ces idées nous savons comment les combattre, mais il faut de plus les faire oublier, et en étudiant les lois de l'oubli nous avons appris à dissocier ces idées fausses, à combiner différemment leurs éléments et ainsi à les faire disparaître.

Les signes dont nous venons de parler sont plus spéciaux aux hystériques ; chez les neurasthéniques nous n'admettrons également la guérison qu'après disparition des symptômes psychiques. Chez eux aussi nous devons constater le retour de l’attention volontaire facile et soutenue ; son affaiblissement n'est au fond qu'une forme de l’aboulie.

Nous avons donné des indications pour la rééducation de la volonté par des exercices physiques et intellectuels, nous n’y reviendrons pas. Nous avons parlé aussi des doutes, des hésitalions, des phobies, dont la disparition est absolument nécessaire à la guérison. L'état mental du neurasthénique doit se modifier, il doit ètre déshabitué de ses interrogations, de ses discussions intérieures, de ses investigations incessantes sur sa santé. Ces dernières constituent un travail cérébral qui se fait d'une façon constante le jour et pendant l’insomnie de la nuit, et d'après ce que nous savons des effets du travail cérébral prolongé, nous sommes convaincus qu'elles entretiennent la sensation de fatigue et sont défavorables à la nutrition.

Il est indispensable encore que les malades se rappellent les préceptes, les conseils du médecin pour y recourir en cas de besoin. Leur souvenir durable peut s'obtenir de deux manières : soit simplement par la répétition fréquente des mêmes idées avec les mêmes termes, soit par un enchaînement logique et raisonné que le malade retrouve avec un peu de réflexion ; les deux procédés d’emmagasinement se complètent d’ailleurs l’un par l’autre.

Il faut que ces conseils, ces manières de se conduire, de détourner à sa naissance tel symptôme qui tend à se pro-

1. Suivant STCHERBACK, cité plus haut, le travail cérébral gène l’assimilation ; et suivant RiB0T, 100, 67. Loc. cil.

OS

duire, reviennent à l'esprit d'une facon réflexe dans toutes les circonstances où le malade aura besoin d’en user.

Le sujet parviendra ainsi à se conduire seul et le but dominant du médecin doit être dans toute la durée du traitement

de tendre à se rendre inutile.

Ajoutons encore un conseil pratique, celui d'éviter, avec grand soin, pendant la convalescence que les malades soignées dans un même hôpital, dans une même maison de santé, ne se trouvent en contact; leurs conversations ne peuvent en général que nuire à la guérison.

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