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assez bien, quoiqu’elle rêve tout haut et ait des cauchemars. Elle est un peu constipée, souffre assez souvent de céphalée. |
Elle n’a jamais eu de crises de nerfs ni de sensation de boule.
Elle est émotive et se met facilement en colère. Elle n’a pas de palpitations.
Elle pr ésente de l’hyperesthésie nette à la piqûre de tout le côté gauche.
On note de l’hyperesthésie du cuir chevelu au niveau de la protubérance occipitale externe.
Les ovaires sont très sensibles à la pression.
Le réflexe pharyngien fait défaut.
Le réflexe visuel n’est pas rétréei.
Le traitement habituel est institué.
Le soir de l’entrée de la malade, nous mobilisons l articulation, en cherchant à persuader à l’enfant que te mouvements sont possibles et nous l’obligeons à faire elle-même plusieurs mouvements.
Puis matin et soir, nous lui ordonnons de se lever et nous lui montrons à faire des exercices de marche et d’assouplissement, fléchir, s'asseoir sur les talons, se mettre à genoux, se relever au commandement, etc.
Cette enfant est très docile, très intelligente et se montre confiante. Nous obtenons d'elle ce que nous voulons en faisant appel à son amourpropre.
Au bout de 24 heures l’amélioration est déjà considérable ; la claudication est très diminuée, les mouvements de l’articulation coxo-fémorale deviennent possibles ; en quelques jours elle est complètement guérie. Nous la gardons cependant jusqu’au 26 février pour affermir sa guérison.
Nous avons revu cette jeune malade le 27 mars, elle a continué à marcher très bien. Elle venait à ce moment pour des troubles d’un autre ordre, elle était atteinte d’albuminurie orthostatique. Nous l'avons revue également plusieurs fois dans le courant de l'été, et sa guérison ne s’est pas démentie.
Coxalgie déterminée par une frayeur précédée d’une période de préoccupations multiples. Quelques troubles sensitifs. — Guérison rapide.
29 ans, entrée le 27 avril, sortie à la fin de mai.
Antécédents héréditaires et familiaux. — Père mort à 50 ans de maladie de cœur. Mère bien portante.
La malade a cinq frères bien portants; elle a une sœur atteinte d’hémiplégie consécutive à des convulsions, survenues à l’âge de 5 ou 6 ans.
Antécédents personnels. — Elle eut ses premières règles à 13 ans et n’a jamais été bien réglée depuis.
Elle se maria à 18 ans ; elle eut un premier enfant à 19 ans et demi, qui se porte bien.
Elle eut un deuxième garçon à 22 ans, également bien portant,
À 26 ans, après une grossesse difficile, elle eut un enfant qui mourut d'accidents méningés à l’âge de 7 mois.
À 29 ans, elle perdit son mari, ce dernier était alcoolique et mourut probablement au cours de convulsions absinthiques.
Elle n’eut jamais de crises de nerfs, ni de sensations d’étouffement : elle a été incommodée seulement par quelques palpitations.
Venue à Paris pour entreprendre un commerce, elle fit de mauvaises affaires et commença il y a quelques mois à devenir nerveuse.
Début des accidents actuels. — Le 6 avril 1903, étant montée sur une chaise pour atteindre des caisses situées sur un meuble élevé, elle s’aperçoit en lès tirant que ces caisses, qu’elle croyait vides, sont pleines ; elle a peur d’être écrasée sous leur poids et dans l’effort qu'elle fait pour les maintenir, elle sent une douleur dans l’aine.
À la suite, elle traîne un peu la jambe pendant la fin de la journée et souffre dans l'aine pendant la nuit. |
Le 7 avril, elle a une perte de connaissance et il lui a été impossible depuis de se servir de sa jambe.
Le 13 avril elle entre à l'hôpital Broussais, elle y reste 10 jours sans être améliorée et elle est envoyée à la Salpêtrière.
Elle est reçue à la salle Pinel le 27 avril.
Examen. — Femme d'apparence assez robuste, intelligente, éveillée,
ne présentant rien de particulier comme état mental si ce n’est un degré
assez marqué d’émotivité. La malade est incapable de se tenir debout : quand elle est couchée elle ne peut allonger complètement le membre inférieur droit. |
Ce membre paraît raccourci, les mouvements de rotation de la cuisse en dedans sont possibles ainsi que les mouvements d’adduction, mais les mouvements d’abduction et de rotation en dehors sont très douloureux et limités ; dans ces mouvements le bassin et le membre inférieur se suivent comme. un seul bloc.
Nous constatons encore une légère hypoesthésie des membres du côté
gauche et une légère hypoesthésie de la moitié droite de la face.
Il existe une légère plaque d’hyperesthésie sous le sein gauche.
Le réflexe rotulien est fort à gauche.
Le réflexe rotulien est faible à droite. id
Les réflexes plantaires sont très faibles.
Il n’y a pas de clou hystérique, pas d’hyperesthésie dorsale.
Le réflexe pharyngien est normal.
Les urines ne contiennent ni sucre, ni albumine.
La malade est soumise au traitement habituel.
Nous lui affirmons, après examen attentif, que son articulation de la hanche est saine, que la contracture et son impotence sont la conséquence
de sa frayeur et de ses préoccupations antérieures. Si elle veut nous croire et exécuter les exercices que nous prescrirons, elle marchera seule dans # jours.
Elle est incrédule, n’ayant obtenu aucune amélioration pendant son séjour à l'hôpital Broussais, mais elle est intelligente et paraît assez confiante.
Nous pratiquons aussitôt des mouvements du membre impotent dans la position horizontale, en accompagnant ces exercices de paroles persuasives.
Le soir de son entrée, nous faisons exécuter de nouveaux mouvements du membre et nous obligeons la malade à faire quelques pas autour deson lit, en prenant un point d’appui sur les objets environnants.
Le 28 avril, nous continuons les exercices et la psychothérapie.
Le 29 avril au soir, la malade peut marcher seule et sans appui, mais en boitant.
Le 30 avril, nous lui faisons faire des exercices d’assouplissement, elle marche beaucoup mieux.
Les exercices ont été continués par notre collègue Chiray et la malade est sortie en mai complètement guérie.
À sa sortie de l'hôpital, elle eut une courte période d’énervement occasionné par la préoccupation d’un procès. Elle a supporté ces ennuis sans rechute et a continué à marcher très bien.
Nous avons recu de bonnes nouvelles d’elle, un mois et demi après son départ de l’hôpital.
Monoplégie brachiale survenue à la suite d’un accès de colère. Arthrite sèche légère de l’épaule. — Hémi-hypoesthésie sensitivo-sensorielle. — Guérison en 15 jours. |
42 ans. Entrée le 15 avril, sortie le 30 avril.
Antécédents héréditaires et familiaux. — Mère est morte à 59 ans d’hémorragie cérébrale qui aurait été déterminée par une émotion. Père a 73 ans, de bonne santé, mais atteint de cataracte double.
La malade a perdu un frère de 26 ans, de tuberculose PRIOR
Antécédents personnels. — Elle fut bien portante jusqu’à 11 ans.
À 11 ans et demi, ayant ses règles, elle reçoit un seau d’eau froide sur
le dos, les règles s'arrêtent brusquement et ont toujours été irrégulières
depuis cette époque. Une de ses petites amies, qui avait en même temps qu’elle subi la même plaisanterie, meurt 3 mois plus tard, ce qui impres-
sionne fortement la malade.
Elle se maria à 18 ans et eut une petite fille 2 ans après, qui mourut de
méningite.
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Elle a à 22 ans une autre fille âgée de 20 ans maintenant et qui a toujours été très nerveuse.
Début des accidents nerveux. — À l’âge de 19 ans, la malade a eu une première crise de nerfs suivie de plusieurs autres. Ces crises survenaient à la suite d'émotions ; elle avait une sensation de vapeur à la face, de constriction à la gorge ou dans la région du cœur, parfois une sensation de boule, puis elle tombait et restait étendue, conservant une demiconscience.
Elle eut des crises semblables tous les 3 ou 4 mois pendant 2 ans, puis les crises disparurent et se montrèrent de nouveau à 30 ans, à la suite d’une perte d'argent.
Les accès revenaient chaque mois, la HÈRES suffoquait, tombait à terre sans perdre complètement connaissance, elle n’urinait pas, ne se mordait pas la langue et restait étendue 3 ou 4 heures.
Jusqu'à ces derniers temps, son caractère était très irascible, son appétit irrégulier, il lui arrivait de rester quelques jours sans s’alimenter, elle
avait parfois au contraire une faim dévorante et mangeait sans pouvoir
se rassasier. Elle se plaignait de digestions difficiles et de palpitations.
Elle fit abus du café, dont elle prenait jusqu’à deux litres par jour, elle abusa également d’éther et d’eau de mélisse pendant plusieurs années.
Elle a, à son entrée à l'hôpital, quelques signes d'intoxication éthylique, des crampes, des cauchemars, du pyrosis, des pituites.
Depuis 3 ans elle a remarqué qu’elle avait des craquements et des douleurs vagues dans l’épaule droite. Il y a 5 mois, les douleurs augmentèrent ; elle éprouva une certaine pesanteur dans le bras et un peu d'impotence.
Un médecin lui conseilla du massage, mais elle prétend que le massage exagéra ses douleurs.
En mars 1903, à la suite d’une STE et d’une violente colère, elle s'aperçoit que son bras droil a perdu toute HUE et qu'il lui est impossible de Le soulever.
Elle est reçue le 15 avril 1902 à la salle Pinel.
Examen. — Le bras droit pend inerte Le [long du corps, la malade ne peut plus s’en servir depuis 28 jours.
11 existe de l’anesthésie presque totale du poignet et de la main et de Panesthésie de l’épaule jusqu’à la partie moyenne du bras. Dans la région du coude, la sensibilité est mieux conservée, mais cependant est très altérée.
Tout le côté droit du corps présente de l’hypoesthésie.
Les réflexes plantaires et rotuliens sont normaux.
La malade présente de l’hyperesthésie du cuir chevelu.
De l’hyperesthésie très marquée des régions sous-mammaires.
De la douleur à la pression au creux épigastrique.
La vue est, dit-elle, moins bonne de l’œil droit.
Elle a du rétrécissement du champ visuel, surtout à droite.
On constate de l’hémi-anesthésie droite de la langue.
Les urines sont normales.
Camus ET PAGNIEZ. | 19
La malade est soumise à l'isolement et au régime lacté.
Nous lui expliquons ce que nous considérons comme la vérité : elle a de l’arthrite sèche de l'épaule depuis plusieurs années, mais cette arthrite est légère et ne l'empêche pas de se servir de son bras. Sa paralysie n’est pas due à cette arthrite, mais consécutive à son accès de colère et entretenue par la conviction qu’elle a de l’impotence de son bras. Si elle veut faire des efforts de volonté et exécuter les exercices que nous lui conseillerons, elle guérira de sa paralysie et conservera cependant sa légère arthrite.
Matin et soir nous varions ces données et nous lui faisons exercer son bras.
Dynamomètre : 15 avril... . . Main droite — 12 Main gauche — 40
16e 20 1Maimdroite == 20
LIRE ET Man ee fr 22