‹ Isolement et psychothérapieChapitre 130 sur 198 · LT USE TA MSS · texte numérisé non relu

LT USE TA MSS

28 ee Mr 1309 »

SLA PARU) »

Cette malade d’une nature très droite, très bonne et confiante a subi rapidement l'influence de la persuasion. Elle était convaincue de la réalité de sa paralysie, de l'impossibilité de la vaincre el même était résignée à cette impotence. Elle fut très étonnée de nos affirmations, elle comprit cependant nos arguments et les accepta, et sa guérison fut très rapide.

OBsERvATION XX VII

Guérison

Hémiplégie hystérique. — Hémi-hypoesthésie.

presque complète en quinze jours. .

28 ans, entrée le 19 novembre, sortie le 3 décembre.

Antécédents héréditaires et famitiauc. — Père bien portant. Mère bien portante.

1 frère et 3 sœurs tous bien portants.

Antécédents personnels. — La malade a eu une bonne santé pendant sa jeunesse : elle a eu ses premières règles à 17 ans et depuis a toujours été bien réglée.

Début des accidents actuels — Il yatrois semaines, la malade éprouve le matin au réveil des vertiges et des étourdissements. Elle ressent de la . faiblesse et des fourmillements dans les membres du côté gauche. Elle se lève cependant et essaye de travailler comme d'habitude, mais les troubles augmentent de plus en plus, et dans la soirée elle ne peut plus se tenir debout, sa jambe gauche est incapable de la porter et son bras gauche est complètement paralysé.

Elle entre à l'hôpital Tenon, où elle est traitée par l’aimant et par des pilules de bleu de méthylène.

Au bout de 9 jours, il lui est possible de marcher et elle quitte l'hôpital,

Elle n’est cependant pas guérie, elle reste chez elle pendant 15 jours, pouvant à peine se servir de son bras et trainant la jambe.

Voyant que son état ne s'améliore pas elle vient consulter à la Salpètrière.

Elle est reçue à la salle Pinel, le 19 décembre.

Examen. — La malade présente une parésie manifeste de la main gauche.

Elle traîne la jambe gauche en marchant.

Elle a de l’hypoesthésie de tout le côté gauche, mais plus accentuée au niveau des extrémités.

Le réflexe rotulien gauche est un peu plus fort que le droit.

Le réflexe plantaire fait défaut du côté gauche. Il se fait en flexion du côté droit.

Le réflexe pharyngien est absent.

Les urines sont normales.

La malade présente en outre une légère dépression osseuse de la région temporale gauche. Elle a reçu il y a deux mois un traumatisme violent dans cette région.

Elle est soumise à l’isolement, au traitement psychothérapique et à des exercices de rééducation. —On la fait marcher en surveillant et rectifiant avec soin les mouvements du membre malade.

Les progrès du membre supérieur sont enregistrés au dynamomètre.

Dynamomètre : 20 novembre. . . . . Main droite — 37 Main gauche — 25 28 — DEC NI TOI 00 Main gauche — 35 4er décembre... . . . Main droite — 50 Main gauche — 40 3 Ai nu reMamurone=120 Main gauche — 40 Poids : 44 novembre... . . . 82 kilogrammes.

25 — AUOT MEN 7 —

THECOMDES 0 Ton Eur 60 ee

NE Lie % Nr ner LRU Ex PCT qe re FRET 0e PAP PES AE e 5 ÿ 4 HS Fi LR Gas 44 TN ’ nr Na d 4 Le # TERRE Te. L'iaPs c N, x ? AS DE TN AA «+ AT | | !

ISOLEMENT ET PSYCHOTHÉRAPIE | ANCERERSES Cette malade étant obèse, nous ne l’avons pas suralimentée. Lh = Les progrès de son bras furent sensibles comme on le voit LE par les chiffres du dynamomètre, ceux des membresinférieurs The - furent peut-être plus nets encore.

mn Elle voulut nous quitter trop tôtà notre avis, le 3 décembre, ï elle était capable de reprendre RENE An ses occupa- Eu. tions, mais conservait encore un peu d’ DA à la ": main et au pied.

Ne DEA 2 7 | 01 AP M: % | à f MON! »

ET | ; Re Pr" | s. j SN

CRU NE LOI M RO Us Dei à Pa AT A tr Da A Ce, MERS NE EN » 2 ù « * = pe

GASTROPATHIES — VOMISSEMENTS

O8BseRvaTION XX VIII

Gastropathie nerveuse grave datant de huit ans, traitée d’une façon continuelle pendant cette période. — Hystéro-neurasthénie. — Rétrécissement du champ visuel. — Hémi-hyperesthésie gauche. — Guérison. L

31 ans, entrée le 18 février 1903, sortie en mai.

Antécédents héréditaires et familiaux. — Père mort subitement à 65 ans. Mère morte de congestion cérébrale à 60 ans.

Elle a deux sœurs et un frère bien portants.

Antécédents personnels. — La malade a eu dans son enfance la rougeole et une fluxion de poitrine.

Elle fut réglée à 11 ans et a toujours été bien réglée depuis.

Elle se maria à 19 ans, eut l’année suivante un enfant qui mourut à 3 ans de gastro-entérite.

À 22 ans et demi elle eut un deuxième enfant, né après 7 mois de grossesse el qui mourut au bout de 8 jours. :

À 27 ans elle eut un autre garçon, ses couches furent très difficiles, elle perdit une grande quantité de sang et resta longtemps affaiblie. L'enfant a quatre ans maintenant et se porte bien.

Début des accidents actuels. — Alâge de 23 ans, à la suite de la mort de son premier enfant, la malade profondément triste perdit l'appétit et commença à souffrir de l’estomac.

Pendant un séjour à la campagne les douleurs s’accentuent et durent régulièrement deux et trois heures après chaque repas. Elle avait en outre de l’insomnie, mais elle ne présenta à aucun moment des crises de nerfs.

Revenue chez elle en août 1895, les douleurs ne diminuèrent pas et la malade commença à suivre une série de traitements. Elle était obèse avant le début de la maladie et elle devint peu à peu très maigre.

Un premier médecin consulté lui ordonna du valérianate d’ammoniaque et des cachets digestifs.

Un deuxième médecin ordonna du bromure et des potions calmantes.

En 1898, avant sa troisième grossesse, son état s’améloria quelque peu, puis s’aggrava au début de cette grossesse. Elle eut alors des vomissements très acides renfermant parfois du sang, elle souffrait au niveau du creux

épigastrique et dans le dos, et le médecin qui l’examina à ce moment pensa qu’elle avait un ulcère d'estomac.

Après l’accouchement en février 1899, les douleurs augmentèrent encore et elle fut atteinte en même temps de fièvre puerpérale pendant un mois.

En 1900, malgré un grand nombre de EAP apéritives, la malade refuse one alimentation.

Elle a des étouffements, des palpitations, des tendances à la syncope. Les vomissements acides reparaissent, ils ne contiennent pas de sang. Un médecin pratique des piqûres de cocaïne deux fois par jour et des injections de sérum tous les 2 jours.

Un volumineux abeès qui demande 2 ou 3 mois pour guérir apparaît à la fesse.

Néanmoins les douleurs ne disparaissent pas et elle vomit 5 ou 6 fois par jour.

En janvier 1901, elle éprouve une certaine amélioration pendant six semaines par des injections de cacodylate de soude, puis bientôt les douleurs d'estomac, les étouffements reparaissent. A cette époque elle ne vomit plus. $

La malade continua à souffrir pendant 2 ou 3 heures après les repas, elle était toujours triste, se plaignait de céphalée continuelle, de douleurs de rein et d’insomnie. L’urine examinée contenait à ce moment de l’albumine. Elle fut traitée par des lavements de chloral et des lavements nutritifs, on lui ordonna également de la digitale et de la digitaline contre ses palpitations.

Pendant les huit années que durèrent ces troubles, la malade absorba une quantité considérable de médicaments et fut soignée par plusieurs médecins. Elle estime qu’elle dépensa environ 1500 francs par an en frais de médecin et de pharmacien ; toutes les économies du ménage furent dépensées.

Depuis ces trois dernières années elle est incapable d'accomplir aucun travail.

Elle est reçue à la salle Pinel Le 18 février.

Examen. — Elle se plaint de fortes douleurs d'estomac, ne peut s’alimenter etest amaigrie. Elle a des céphalées fréquentes, des renvois acides, de l’insomnie.

Nous constatons en outre

De l’hémi-hypoesthésie gauche.

Du rétrécissement du champ visuel.

De la douleur à la pression dans les régions temporales.

De l’hyperesthésie du creux épigastrique.

Les réflexes rotuliens sont normaux.

Les réflexes plantaires sont faibles.

Le réflexe pharyngien fait défaut.

Les urines sont normales.

Le moral de cette malade est très mauvais. Elle a une dépression neurasthénique voisine de la mélancolie. Elle est persuadée qu’elle est incurable, que sa santé est perdue. Depuis des années elle ne pense qu’à une

SE ne den a en End de st

à ht

nait À és ile ré ©

thé

Page 1