‹ Isolement et psychothérapieChapitre 42 sur 198 · CHARCOT, loc. cu · texte numérisé non relu

CHARCOT, loc. cu

pouvant être soumises à ce genre de traitement, j'ai été amené à rechercher si pour la pratique hospitalière on ne pourrait pas employer un procédé analogue et arriver à obtenir, dans un service d'hôpital les conditions de traitement psychothérapique que l’on trouve dans une maison de santé. Or, ces conditions, j'estime les avoir réalisées dans mon service de la Salpêtrière, et Je crois devoir les exposer dans la présente note.

L'hystérie, la neurasthénie, l'hystéro-neurasthénie sont, on le sait, des plus fréquentes dans la population ouvrière de Paris, et le séjour à l'hôpital n'est pas suivi d'ordinaire d’une amélioration dans l’état de ces Dos si même, et la chose n'est point rare, 1l ne l'aggrave pas'.»

Déjà, en 1900, il inspira la thèse de son élève Manto® qui déerivit la manière dont le traitement était institué dans cette salle et rapporlait vingt-trois observations de malades guéries par cette méthode. Nous croyons indispensable pour plus de clarté de revenir ici sur ce sujet.

Le service du P' Dejerine ne lui permet à l'heure actuelle que de traiter des femmes.

Les malades sont examinées d’abord à la consultation où elles se présentent une fois par semaine.

Chaque mercredi, plusieurs femmes ou jeunes filles atteintes de neurasthénie ou d'hystérie devraient être admises si l’on ne tenait compte que de la gravité de leurs symptômes; le petit nombre de lits disponibles oblige de faire un choix parmi les plus atteintes.

Il est rare qu’une malade demande elle-même à ètre traitée par l'isolement, presque toutes commencent par refuser dès

qu'on leur explique à quel règlement elles devront se sou-

mettre. Nous leur exposons en effet qu'elles devront rester

au repos dans un lit entouré de rideaux, qu'elles ne parleront à personne et ne recevront ni n’écriront aucune lettre, qu’elles ne verront enfin aucune personne du dehors jusqu'à ce que leur santé soit améliorée d’une façon notable.

Quand le premier moment d’appréhension est passé, on leur rap-

pelle la durée de leur maladie, les ennuis dont elles ont souffert,

À, DEJERINE, loc. cit.

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