‹ Isolement et psychothérapieChapitre 5 sur 198 · Id., p · texte numérisé non relu

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morale est insuflisant, et que c’est à l'ensemble des moyens

mis en usage qu'on doit attribuer les merveilleux résultats de

la méthode de Weir-Mitchell. « Quant à moi, dit-il, je suis absolument convaincu que l’on ne peut par les sermons rappeler aucune hystérique à la santé”. » Nous aurons à revenir plus tard sur cette affirmation et nous montrerons qu'elle est inexacte.

Dans la préface de l'édition française de l'ouvrage de Weir- Mitchell, G. Ball insiste sur l'importance de l'isolement, de la séparation de la malade d'avec son entourage : « 11 faut rompre, dit-il, le cercle magique où se maintient la victime; ül faut l’arracher violemment aux sympathies exagérées et nuisibles de son entourage et lui ôter l'envie de jouer une comédie perpétuelle, en SHDPÉUE les spectateurs dont la complaisance l’encourage à persévérer dans son rôle. »

R. Burkart*, en 1886, publie les résultats qu'il ho par l'emploi de la méthode de Weir Mitchell chez 21 malades (dont 4 hommes) atteints de neurasthénie ou d'’hystérie. Il a obtenu 12 guérisons et considérant qu'il n’a eu à trailer que des formes graves, trouve le résultat obtenu très bon. Cependant, il ne semble pas avoir compris toute la valeur de la méthode, car 1l dit partager l'avis de Leyden qui trouve que l'isolement du milieu familial ne saurait se réaliser chez beaucoup de femmes et de mères, parce que les malades surprises en éprouvent un trop grand choc; émotif (ReaHone

Charcot fut en France le premier à employer et recommander l'isolement dans les formes graves d'hystérie et de neurasthénie. [1 réclame même la priorité de cette idée dans une lecon où il dit: « l'influence curatrice de l'isolement est un sujet sur lequel j'aurai l’occasion de revenir bien des fois sans doute dans le cours de cet enseignement; j'en parle chaque

année depuis tantôt quinze ans et plusieurs des leçons que je lui

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