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rencontrer une qui puisse se soustraire à l'influence de son
entourage de facon à rendre le traitement chez elle facile à suivre. Il est nécessaire de rompre les vieilles habitudes et d’éloigner les patientes de ceux qui se sont faits Les esclaves volontaires de leurs caprices... Séparez la malade de l’entourage moral et matériel qui est devenu partie intégrante de sa vie de valétudinaire et vous aurez amené un changement non
seulement excellent par lui-même, mais encore extrêmement
avantageux. au succès à venir du traitement que vous vous
proposez d'appliquer. » Pour les malades chez qui la maladie
est devenue une habitude « il n’est souvent point de succès
possible que l’on n'ait arrêté ce drame quotidien qui se Joue dans la chambre de la valétudinaire, que l’on n’en ait fini avec
cet égoïsme et ce besoin impérieux de sympathie et de tolé- .
rance ». | Weir Mitchell n’était d'ailleurs ni exclusif, nisystématique :
il modifiait et adaptait sur ces bases son traitement aux diffé-
rents cas”. | Entre les mains de Weir Mitchell et entre celles de beaucoup de praticiens anglais ou américains ce traitement donna des
résultats merveilleux. Lors d'une discussion à ce sujet dans la.
section médicale de l’association britannique médicale à Worcester (9 août 1882)°, Playfair ouvrant la discussion vante les avantages de la méthode et déclare, « j'ose le dire sans exagéra-
LOC 1p 160:
2° En appendice dans Pédition française de l’ouvrage de Weir Mitchell.
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Fe APERÇU HISTORIQUE SUR L'ISOLEMENT 19
tion : j'en ai obtenu les résultats les plus satisfaisants et les plus surprenants que j'aie Jamais vus dans une branche quelconque de toute mon expérience professionnelle. Je soigne DEnS volonliers aujourd’ hui un cas de ce genre bien choisi qu'aucune
autre affection ». |
Playfair insiste beaucoup plus que Weir-Mitchell sur l'isolement et met en évidence l'importance primordiale de cette partie de la cure.
« Les soins constants et peu judicieux qu'on accorde à la malade, le besoin de sympathie, le fait que la chambre de la malade devient un centre d'intérêt pour elle-même et pour
ses amies, les discussions éternelles à propos des sensations et des symptômes, tout a son effet actif, nuisible; tant que cet état de choses continue, aucun traitement si rationnel qu'il soit, aucune médication n’a de chance probable de succès. L’isolement complet et absolu de la malade, l'éloignement de toutes les conditions malsaines qui l’entourent sont la base, l'essence pour ainsi dire du traitement systématique dans ces cas. Si vous avez fait ce premier pas, vous avez d'une façon eflicace préparé le terrain pour le développement d'autres mesures curatives... Je ne saurais appuyer d'une façon trop emphatique sur ce premier pas, car c’est [à une exigence - cruelle tant pour la malade que pour ses amis. Des réclamations constantes vous seront faites pour que vous modifiiez ce point que je considère quant à moi comme une condition sine qua non... Dans la plupart des échecs dont j'ai entendu parler aux mains d'autrui, on avait fait quelques modifications à ce sujet pour complaire aux amis de la malade, par exemple on avait entrepris chez elle le traitement dans une chambre séparée, ou bien on avait admis les visites occasionnelles de quelques parents ou amis! ». A l'appui deson opinion Playfair cite plusieurs observations remarquables de guérison de cas de grande hystérie, de paralysie, de contracture, de neuras- Hénie: graveselcs.t
Dans le cours de la discussion où Clifford Albutt, Ross,
Myrtll, elc., viennent témoigner en faveur de la néthode.
Playfair émet l’idée que l'isolement joint à la persuasion