bid., p
4. HARTENBERG, Revue hypnotique et psychologique, juillet 1897. Observation reproduite dans la Thèse de Fauver, 1897.
sant prendre les attitudes de l'énergie, de la force, etc. Dans son ouvrage sur la timidité, le même auteur donne encore les indications de cette méthode employée en thérapeutique psychique”.
Retenons donc pour en faire usage plus loin, que le physique s'il agit involontairement sur /e moral peut aussi avoir sur lui une action voulue par nous.
À la lueur de ces notions les rapports de l'esprit et du corps apparaissent même aux philosophes spiritualistes de notre époque, singulièrement plus complexes que ne le pensaient leurs devanciers et Dubois (de Berne) cite à ce sujet ce passage d'un théologien moderne bien connu: « Même dans l'acte le plus pur de l'intelligence, 1l y a un concours nécessaire, un concours important des organes. Le cerveau travaille dans le crâne du penseur. Il y a des vibrations de cellules dans la couche corticale du cerveau; il y à, pour les rendre possibles, un afflux sanguin d'autant plus abondant que l'effort intellectuel est plus intense ; 11 y a une élévation de température qui en résulte, il y à enfin une combustion de matière organique. Plus l'âme pense, plus le cerveau brûle sa propre substance. Et c’est ainsi que le travail de tête engendre, autant et plus que le travail des muscles, la sensation de la faim*. »
De cette étude des rapports réciproques du physique et du moral que nous venons d'envisager, une notion précise du champ d'action de la psychothérapie doit se dégager pour nous.
Deux cas peuvent se présenter: ou ce sont les fonctions psychiques qui sont altérées ou ce sont les fonctions du reste du corps, soit que ces dernières se fassent anormalement par suite d'une altération des fonctions psychiques, soit pour une cause indépendante d'elles ; dans tous ces cas la psychothérapie peut intervenir utilement.
Si l'esprit est seul malade, on le traitera soiten s'adressant directement à lui, soit en agissant sur lui par l’intermédiaire des mouvements du corps. |
Si le corps est légitimement malade pour son propre compte, souvent une direction sage de l’esprit pourra encore
1. HARTENBERG, Les limides el la limidité. Paris, F. Alcan, 1901, p. 234.
2. M£ p’HuLsT, Mélanges philosophiques, cité par Dugois (de Berne) in /n/fluenc de l'esprit sur le corps,
avoir une influence favorable sur l’évolution de la maladie «et cela aussi sera de la psychothérapie.
Et en résumé /a psychothérapie est le traitement de l'esprit et le traitement par l'esprit, nous n'avons qu'un seul mot pour rendre ces deux idées.
Schématiquement :
1° Fonctions psychiques primitivement atteintes : a) traitement direct de l'esprit ; 4) traitement indirect de l'esprit par le Corps. |
2° Fonctions physiques seules anormales : traitement possible par l'esprit.
Nous ne nous occuperons, au point de vue pratique, que des maladies que nous considérons avant tout comme la conséquence d’une altération des fonctions psychiques, et spécialement de l’hystérie et de la neurasthénie.
Ve Re. 2 NT Ja