CONCLUSIONS
Il résulte de cet exposé, 1l résulte des opinions de neuropathologistes des plus compétents que nous avons cités, que des dangers nombreux et graves sont inhérents à l’hypnotisme.
Il n’est donc pas surprenant qu'en raison de pareils dangers, des circulaires aient interdit l’usage de l’hypnotisme aux médecins de l’armée et de la marine, étant donné surtout l’état de dépendance du soldat et du matelot, situation qui les oblige à se soumettre de bon gré ou non aux séances désirées par le médecin. | |
Les médecins civils à plusieurs reprises ont réclamé haute-
ment que le droit d'hypnotiser soit exclusivement réservé aux
docteurs en médecine. Revendication des plus justes et des plus utiles évidemment dans l’intérèt public. Malheureusement, même appliqué par les médecins, l’hypno-
tisme conserve les dangers qui lui sont inhérents. Et si des accidents existent avec des hommes qui s'occupent spécialement de cette question, combien plus sont-ils à redouter entre les mains des autres médecins ; surtout si l’on réfléchit que l'hypnotisme n'entre pas dans le bagage scientifique exigé par les Facultés, et que la plupart reçoivent leur diplôme de doctorat sans en avoir aucune notion.
Sans doute on peut répéter le même reproche pour bien des spécialités et pour presque toutes les opérations chirurgicales délicates. Mais pour ces dernières, le médecin qui ne les a pas pratiquées, reconnaît son incompétence et il se gardera bien de tenter, par le seul fait qu'il en a le droit, une gastroentérostomie ou d'opérer une cataracte. Son incompétence lui apparaît moins nelttemént en matière d'hypnotisme, surtout s'il en ignore les dangers.
Le médecin séduit par la chirurgie qui se hasarde à risquer une opéralion difficile, ne récidivera pas le plus souvent, parce que l'issue de l’opération, sa conscience inquiète et à son défaut l'opinion, le dégoûteront d’un métier qui n’est pas le sien.
Ce qui fait le danger de l'hypnotisme, c’est précisément que les accidents sont moins immédiatement évidents, et qu'un médecin pourra, pendant des années, provoquer des crises ou des altérations psychiques graves, en les attribuant avec la meilleure bonne foi du monde à l’hystérie. C’est ce qui résulte logiquement des opinions des auteurs que nous avons cités plus haut.
D'ailleurs l’hypnotisme, en lui-même, paraît dénué de toute action curative, et les médecins qui l'utilisent ne s’en servent guère qu’en tant que moyen, soit pour pratiquer des investigations psychiques, soit pour faire des suggestions. |
Bernheim‘ lui-même abandonne l’hypnotisme à l'heure actuelle et parlant des critiques faites à cette méthode, il écrit en note dans la toute récente édition de son livre : « Ces objections d'ailleurs ne peuvent plus viser ma pratique suggestive actuelle, dégagée comme on l’a vu, de toute manœuvre
dite hypnotique. »
1. BERNHEIM, Hypnotisme, Suggestion, Psychothérapie. Doin, 1903, p. 673 (note).
à HYPNOTISUE : LRESES HEC 165
me. n L'hypnotisme AE maintenant en thérapeutique comme un moyen d'augmenter l’action exercée par le médecin sur le malade, un Haoese pour restreindre les sensations et les idées de ce dernier, de façon à faire St celles qui sont
voulues par le médecin.
48 Nous obtenons ces conditions par l'isolement, Aou ne présente EE les dangers Het hypnotisme. |
APE Ca