‹ Isolement et psychothérapieChapitre 93 sur 198 · Cité par Bixer, La suggestibilité, p · texte numérisé non relu

Cité par Bixer, La suggestibilité, p

3. FEUCHTERSLEBEN, Hygiène de l’âme. Baillière, 1853, p. 137. 4. LASÈGUE, loc. cût., t. I, p: 59.

Le médecin, d'autre part, nous l'avons dit, n'a pas besoin de convaincre la malade par l'évidence, le voudrait-il qu'il n'y arriverail souvent pas, à cause de l'absence de connais- .sances médicales de la part du sujet. L’évidence n'est pas nécessaire à la persuasion. La persuasion est faite d’une conviclion relative et d’un élément émotif. Et il est heureusement plus facile de persuader un sujet de la nature exacte de sa maladie et de la possibilité de la guérison, que de les lui démontrer scientifiquement.

D'ailleurs la démonstration scientifique pure et simple ne répondrait au même but que si elle était accompagnée des sentiments d'espoir, de désir, etc., qui entrent dans la persuasion.

Il ne suffit pas que le malade convienne de ses erreurs en présence du médecin, il faut qu'il se rappelle les vérités qu'il vient d'accepter et que ces dernières deviennent une acquisition définitive. Les vérités établies par le médecin seront gravées dans l'esprit du malade suivant les lois

admises de la mémoire : c’est-à-dire en augmentant l’atten-

tion, en donnant aux idées une force suffisante, en les répétant autant qu'il sera nécessaire, en les associant avec des sentiments, des émotions, etc., etc.

Lois de l’oubli. — Ta CAR Die doit encore être poussée plus loin, il importe que le malade oublie les causes de ses troubles. L’oubli peut se faire en évitant de penser et de se répéter une idée, ou en supprimant une représentation au moyen d’une autre que l’on se sera attaché à rendre plus puissante ; ou bien encore en dissociant la représentation que l'on veut supprimer et en reconstituant les éléments ensemble de manière à construire une représentation différente de la première :

« Une représentation peut donc être supplantée soit par une

représentation tout à fait étrangère, éveillée tout exprès dans d’autres régions de la conscience (a < x), soit par une représentation qu'elle produit elle-même (a << b), ou bien elle peut agir à titre d'élément secondaire dans la représentation qui l'emporte {a + b — b,). Mais il y a encore une quatrième éventualité possible. La représentation peutgarder son indépendance en face de celle qui y est jointe, et cependant se rattacher à elle si étroitement qu'il en résulte une représentation nou-

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velle que toutes deux déterminent, sans cependant s'y faire remarquer chacun séparément. Le schéma est alors celui-ci : a+ b=c. Il y a donc ici une sorte de chimie mentale; or, dans une composition chimique, le produit a évidemment d’autres propriétés que les corps composants". » Tels sont d’après Hôffding les différents mécanismes de l'oubli.

Nous ne reviendrons pas sur ce que nous avons exposé de l'influence de la volonté sur l’oubli et sur la mémoire. |

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