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X. Églises. Musées. Théâtres. Magasins

Les églises sont ouvertes jusqu'à midi ou midi et demi et d'ordinaire aussi de 4 à 7 h. du soir; les principales le sont même toute la journée. On peut, sans être inquiété, mais en observant les convenances, examiner les objets d'art, même pendant les offices, à l'exception de l'autel où se célèbre l'office. Bien des œuvres d'art se trouvent cachés par les ornements les jours de fête. Le sacristain (sagrestano) reçoit 50 c. d'une seule personne et moins, en proportion, s'il y a plusieurs visiteurs.

Les musées, les galeries de peinture et les autres collections sont ordinairement visibles de 10 h. à 3. En vertu d'une loi de 1875, on paie dans la semaine 1 1. pour visiter les galeries appartenant à l'Etat. Il y a entrée libre le dimanche et quelquefois le jeudi.

Les mêmes galeries sont fermées les jours de fête reconnus par VElat, qui sont: le jour du nouvel an, le jour de l'Epiphanie (6 janv.), le jeudi avant le carnaval (giovedi grasso), le lundi et le mardi gras, le dimanche des Rameaux, les jours de Pâques, de l'Ascension, de la Pentecôte, du St-Sacrement, la fête du Statut, le lre dimanche de juin, à l'Assomption (15 août) et le jour de Noël. A ces fêtes s'en ajoutent encore plusieurs selon les localités, en particulier celle du patron.

Théâtres. Les représentations des grands théâtres commencent à 8 h., 8 h. V2 ou 9 h., P0lir finir après minuit. On n'y donne que des opéras et des ballets. Après le 1er acte de l'opéra, il y a ordinairement un ballet en 3 actes ou plus. La musique de Verdi prédomine. Le parterre (platea) est la place ordinaire des hommes. Il faut louer les loges (palco) d'avance. — Nous recommandons d'aller aussi aux petits théâtres, où l'on joue des tragédies et des comédies, surtout pour se perfectionner dans Ja langue. En été, on y joue à ciel ouvert, et le public y fume. Les jolies comédies de Goldoni sont toujours au répertoire. —

Poste. Télégraphe. INTRODUCTION.

Le théâtre est le passe-temps ordinaire des Italiens pour le soir. Le public y écoute la musique avec assez peu d'attention.

Les magasins ont rarement des prix fixes , même lorsqu'ils l'affichent. En règle générale, on doit rabattre, sur le prix demandé, un tiers ou un quart. Les petits marchands surfont même de moitié et encore davantage. Il faut aussi beaucoup marchander avec les cochers, les ouvriers, etc. On termine ordinairement avec succès le marché par un non voleté? (vous ne voulez pas?) bien accentué. Se garder de faire ses achats en compagnie d'un domestique de place. Ces gens réclament toujours du vendeur au moins 10% du prix, ce qui naturellement tombe à la charge de l'acheteur.

Cigares. Il existe une régie en Italie comme en France. Le tabac y est mauvais. Les espèces ordinaires sont: les scelti Romani , 10 c. ; les Virginia, longs et forts, avec un brin de paille, 10 c. ; les petits Virginia, moins bons, 5c; les Vevey ou pressati, plus légers, 7 c-, les Toscani et les sigari Cavour, 7 c. ; les mêmes, plus petits, à 5 e. ; les Napoletani, forts, 7 c, et de meilleures sortes à 15, 20, 25 c, etc.

A Rome, on a les scelti, à 7 c. ; les forti et les dolci, à 5 c, plus que médiocres. Les principaux débits vendent aussi des cigares de la Havane de 25 à 60 c. ; ils sont bons, mais forts.

On peut allumer son cigare dans un débit de tabac sans y acheter.

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