‹ Italie centrale et RomeChapitre 30 sur 105 · CORNETO · texte numérisé non relu

CORNETO

Route 1. 5

posto, 1 1. ; hôtel passable établi dans le splendide *palais des Vitelleschi, dit le Palazzaccio, qui date de 1437; convenir des prix d'avance). 4 à 5 h, suffisent pour visiter cette ville intéressante à cause des tombeaux étrusques découverts dans le voisinage. Les églises, du style roman à l'extérieur, sont entièrement modernisées à l'intérieur. La ville commença à se former dès les premiers temps du moyen âge, après la chute de Tarquinies. Un arbre généalogique peint à fresque dans le palais communal, et faisant remonter son origine aux temps les plus anciens de la mythologie, est une preuve éclatante de la manière dont on s'entend à défigurer l'histoire dans ces petites villes. Belles vues sur le mer, sur le mont Argentario et sur les îles. Au bout de la rue principale, le Corso, près d'une partie du mur d'enceinte de la ville, appelée il Belvédère, on jouit d'une vue intéressante de ses environs arides.

Sur la colline pierreuse d'en face (Turchîna), séparée par une gorge de la colline de Montarozzi, où se trouvent les sépultures, s'élevait Tarquinies, qui avait un mur d'enceinte de 8 kil., jadis une des douze villes principales des Etrusques , importante surtout au point de vue du développement du culte de ce peuple. Elle prit part aux guerres de la ligue étrusque contre Rome, mais fut obligée de se soumettre après les guerres contre les Samnites, et de recevoir une colonie. Encore florissante sous l'empire, elle tomba plus tard en décadence et fut dévastée par les Sarrasins; mais elle resta cependant habitée jusqu'en 1307, où ses derniers restes furent anéantis par les habitants de Corneto. Sauf des vestiges de murs et de soubassements, on n'y trouve plus de ruines. La ville du port, appelée Graviscœ, est encore représentée par quelques débris sur la rive dr. de la Maria, à 1/2 h. de son embouchure. Le palais de la comtesse Braschi-Falgari contient un petit musée d'antiquités de Corneto, riche surtout en objets d'or; mais l'entrée n'en est permise que sur une recommandation spéciale. Il y a également au jardin Braschi, en dehors de la ville, quelques antiquités étrusques et romaines. Plusieurs collections particulières de vases, etc., à vendre. Les étrangers sont très-bien reçus chez Monsignor Sensiy archéologue de Corneto, qui leur donne volontiers toute sorte de renseignements.

Ce qu'il y a de plus intéressant à Corneto, ce sont ses tombeaux, la "nécropole de l'antique Tarquinies, qui s'étend très-loin sur la colline où se trouve la ville. Les clefs des tombeaux sont entre les mains du gardien Francesco , qu'on demandera à l'hôtel. Une personne lui paie 11. 50 c. ; 2 pers., 2 1., etc. Cette nécropole fut découverte par hasard , en 1823, par Carlo Avvolta de Corneto. En fouillant la terre, il creva une cellule funéraire, et découvrit à travers une ouverture un guerrier couché, en armure complète. Mais l'air qui pénétra dans la cavité décomposa le cadavre en peu de minutes sous ses yeux. La plupart des tombeaux ont déjà été pillés dans l'antiquité, pour en retirer les objets précieux, et les fouilles modernes en ont enlevé tous les vases, peints ou non, de sorte qu'il ne reste plus que les simples sépultures. Néanmoins la visite en est encore des plus intéressantes, et l'on y trouve l'occasion d'étudier la civilisation, la religion et les arts des Etrusques. Les sépultures de Corneto sont surtout curieuses sous ce rapport, leurs peintures étant les mieux conservées. La peinture des cellules sépulcrales est surtout une particularité, des villes de l'Etrurie méridionale, et nous prouve leurs relations avec l'art grec. Les tertres (tumuli) , qui désignent la place de chaque tombeau, ont tous été détruits dans le cours des siècles; il ne reste plus que les cellules souterraines, dont les plus intéressantes sont:

1° La grotta délia Caccia del cignale (chasse au sanglier) , ou grotta Querciola. Les peintures, dont on voit des copies au musée Grégorien (p. 313)

6 Route 1.

Page 1