‹ Italie centrale et RomeChapitre 31 sur 105 · CORNETO · texte numérisé non relu

CORNETO

De Livourne

ont fortement pâli; elles représentent un festin avec des danses et de la musique , et une chasse au sanglier. — Vis-à-vis de celle-ci,

*::2° La frotta del Convito funèbre ou del Triclinio , représentant également un festin. Les hommes sont, comme d'habitude, peints en rouge foncé, les femmes, blanches et seulement dessinées en contours, sur le fond clair du mur.

3° La grotta del Morto , petite; Lamentations et Danses funèbres. *4° La grotta del Tifone, très-étendue, soutenue au milieu par un pilier, sur lequel sont représentés des Typhons, ou génies de la mort, se terminant en serpents. Les sarcophages ont des inscriptions étrusques et latines , ce qui prouve que cette sépulture appartient à une époque moins ancienne. Sur le mur à droite, on voit des âmes emmenées par des génies et au-dessous , Charon avec le marteau.

5° La grotta del Cardinale, la plus grande sépulture de Tarquinies, reposant sur quatre piliers , découverte au xvine siècle. Les couleurs sont presque entièrement effacées.

A 1/2 de Corneto, est la grotta délie Bighe, découverte en 1827. Des copies de ses peintures sont au Vatican (p. 313). — Près de là, la grotta del Mare , petite, avec des Chevaux marins. — La *grotta del Barone, ainsi nommée du baron de Kestner, ambassadeur du Hanovre, renferme des Jeux guerriers , des Cavaliers , etc. , en partie d'un style très-ancien , les couleurs bien conservées. — La grotta Francesca ou Giustiniani, avec des Danses et des Courses, très-effacées. Des copies s'en trouvent au musée Grégorien. — La grotta délie Iscrizioni, avec des Luttes, ainsi nommée d'après ses nombreuses inscriptions étrusques. — A tous ces tombeaux s'en ajoutent encore quelques-uns nouvellement découverts: la grotta delV Orco , où sont représentés, dans la chambre sur le devant, un banquet; dans celle du fond, les enfers, avec Pluton, Proserpine, Geryoneus , Tiresias , Agamemnon , Memnon et Thésée (dans une niche, Ulysse crevant l'œil de Polyphème) ; — la grotta degli Scudi , contenant aussi des scènes de banquet, et la grotta del Citareda) où l'on voit des hommes et des femmes qui dansent.

Corneto est maintenant le meilleur point de départ pour une visite à Toscanella, située à environ 26 kil. de là et pour laquelle il y a une diligence, 3 fois par semaine.

Toscanella (auberge près de la porte de Viterbe), l'ancienne Tuscania, est une petite ville située à 20 kil. à l'ouest de Viterbe (p. 66). Ses murs et ses tours rappellent le moyen âge. On y voit aussi de cette époque deux beaux édifices du style roman: *S.-Pietro, sur la hauteur, avec une crypte, des colonnes antiques et des sculptures remarquables, en dehors ; *S.-Maria\ plus petite, mais encore plus intéressante. Ces deux églises ne servent plus au culte. Sur la hauteur de S.-Pietro , se trouvait l'ancienne citadelle.

On ne négligera surtout point de voir le petit * jardin Campanari, qui se trouve au milieu de la ville. Il est orné de sarcophages et d'autres objets trouvés dans les tombeaux, ainsi que du modèle d'une sépulture étrusque. Les sarcophages , surmontés des images des défunts de grandeur naturelle, et encadrés d'une fraîche verdure, réunis sur un tout petit espace , font une impression profonde sur le visiteur, et on ne se fera nulle part ailleurs une idée plus juste du contenu des tombeaux étrusques. Le signor Carlo Campanari, aussi aimable qu'instruit, a dirigé, à l'imitation de son père, ces vastes fouilles qui ont rempli tous les musées de l'Europe de vases étrusques, de coupes, de miroirs, etc.

Il y a des tombeaux étrusques aux environs.

Le chemin de fer traverse des jardins au pied de la colline de Corneto , qui reste longtemps visible. Plus loin , on voit à dr. l'insignifiant Porto- Clementino , entièrement abandonnné en été à cause de la malaria. L'horizon est borné, du côté des terres, par les montagnes de Tolfa, surtout riches en alun et

à Borne.

CIVITA-YECCHIA.

Route 1. 7

en soufre. La voie traverse le Mignone, à l'embouchure duquel s'élève la torre Bertaldo, où un ange réfuta, selon la légende, les doutes que St-Augustin avait au sujet de la Trinité.

253 kil. Civita-Vecehia. — 10 min. d'arrêt. Buffet fort bon à la gare. — Omnibus pour la ville, éloignée de quelques min., 25 c; voit à 1 chev., 50 c, à 2 chev., 1 1. Commissionaire pour une malle, 40 c.

Arrivée par mer. Tarif: pour débarquer, 50 c. par pers. ; transport d'une malle à la gare, 1 1. ; d'un sac de nuit ou d'un étui à chapeau, 50 c. La visite de la douane a lieu à la gare, qui est dans le voisinage, en dehors de la ville. Mêmes prix pour s'embarquer. Voitures, v. ci-dessus.

Hôtels: Orlandi, à dr. en entrant dans la ville, grand hôtel, bon mais assez cher ; de l'Europe, plus simple et moins cher.

Civita-Vecchia, le port de Rome, est une ville de 11,600 hab., le Centum cellœ des Romains, fondé par Trajan, et aussi appelé pour ce motif Portus Trajani. Cette ville fut détruite en 828 par les Sarrasins, mais ses habitants revinrent en 854 à la «vieille cité". L'entrée du port est défendue par deux fortes tours restaurées par les Français ; devant l'entrée se trouve une petite île fortifiée, avec un phare. On peut visiter le bagne, où travaillent les forçats. La ville offre peu d'intérêt; on pourra consacrer le temps disponible à une promenade sur le port.

Bonne route de Civita-Vecchia aux montagnes volcaniques de la Tolfa (622 m.), avec le village du même nom , près duquel se trouvent d'importantes mines et des carrières d'alun. Joli paysage, excursion intéressante pour les géologues. A 1 h. de Civita-Vecchia, on rencontre des sources minérales et des ruines de bains antiques (Aquœ Tauri).

D e Ci vita-Yecchia à Rome, 81 kil., 2 h. par l'express, 3 h. par les trains omnibus; prix: 12 1. 30, 8 1. 25, 5 1. 95, ou 9 1. 20, 6 1. 45, 41. 60 c. On se mettra d'abord à dr., puis à g.

Cette ligne traverse un pays inculte, en suivant une direction parallèle à l'ancienne voie Aurélienne. On reste dans le voisinage de la mer jusqu'à Palo. Lorsque l'horizon est clair, on aperçoit dans le lointain le mont Albain et les monts Yolsques, et plus loin encore, le promontoire Circeo.

262 kil. Santa- Marin ella , avec un château du moyen âge audessus d'une petite baie. On remarque dans le jardin un dattier.

271 kil. Santa- Severa, où se voit un château pittoresque jadis propriété des Galera, ensuite des Orsini, aujourd'hui de l'hôpital Santo -Spirito à Rome. C'est là qu'était située l'antique Pyrgos ou Pyrgi, port de la ville puissante étrusque de Cœre, aujourd'hui Cervetri (p. 380), 2 h. plus loin, à g. sur la hauteur.

276 kil. Furbara. Les tours isolées au bord de la mer datent du moyen âge, elles servaient de défense contre les attaques des dangereux corsaires turcs.

285 kil. Palo {restaurant de la station , très-modeste), avec un château et une villa des Odescalchi. C'est VAlsium des anciens , où Pompée et Antonin le Pieux possédaient des maisons de campagne. On y voit encore des ruines insignifiantes de cette époque.

8 Route 1.

MAGLIANA

291 kil. Palidôro, sur la rivière du même nom, qui prend sa source sur les hauteurs des bords du lac de Bracciano. La ligne tourne maintenant à dr. , vers les "bois de Maccarese (299 kil.), le Fregenœ des anciens (?) , situé sur VArrone, qui sort du lac de Bracciano et va se jeter près d'ici dans la mer. Nous suivons le "bord du lago di Ponente ou stagno di Maccarese. — 311 kil. Ponte-Galera, d'où l'on construit un embranchement sur Fiumicino (p. 383). — 319 kil. Magliana (p. 339). Plus loin , le chemin de fer court dans le voisinage du Tibre.

On découvre distinctement la Campagne de Borne: à dr. dans le fond, les monts Albains, où l'on voit briller les maisons blanches de Frascati (p. 353; v. le panorama, p. 322); à g., les montagnes de la Sabine ; au premier plan , l'imposant couvent de bénédictins de St-Paui-hors-les-Murs, avec sa magnifique basilique moderne. Le regard embrasse ensuite à g. Rome, l'Aventin (p. 252), le Capitole (p. 212) et le Trastevere (p. 325). La ligne franchit le Tibre sur un pont de fer, et s'approche lentement des murs de Rome, que le train longe au S.-E. Le mont Testaccio (p. 254) s'élève au-dessus du mur, à côté de la pyramide de Cestius (p. 253) et des cyprès du cimetière protestant; tout à côté, la porte St-Paul, plus loin l'Aventin et Ste-Sabine (p. 254). Nous traversons ensuite pendant quelque temps des jardins potagers, et rejoignons enfin la ligne de Naples. De là, nous franchissons la voie Appienne (p. 341) , sortant de la porte St-Sebastien , et nous apercevons St- Jean- de-Latran (p. 270), avec sa façade ornée de statues, et l'église Ste- Croix- de- Jérusalem (p. 185) avec sa haute tour romane. La voie passe sous l'aqueduc de l'Acqua Felice, et devant la porte Majeure (p. 185), au-dessus de laquelle s'élèvent deux aqueducs antiques; elle traverse ensuite le mur de la ville. A g., on voit s'élever un édifice décagone à deux étages, en ruine, ordinairement appelé temple de Minerve Medica (p. 184). Ste-Marie-Majeure (p. 179) apparaît avec ses deux imposantes coupoles et sa tour romane. Enfin le train entre dans la gare, au N. -0. de la ville, vis-à-vis des thermes de Dioclétien: on est à Rome! (p. 105).

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