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SPOLÈTE

De Perouse

Ensuite, on peut rester dans la strada Umberto, qui monte en faisant une grande courbe, ou bien prendre les rues latérales étroites et escarpées, qui sont plus courtes; on appuie à la fin à g. pour arriver à

La * cathédrale, Maria- Assunta. Ce monument, situé trèshaut, a été construit en 617 par le duc Théodélapius, mais souvent restauré. Il y a sur sa façade, du xnie s., un portique du style de la Renaissance, à 5 arcades portées par des colonnes antiques, une frise de griffons et d'arabesques, à chaque bout une chaire en pierre, et au-dessus de l'entrée une grande mosaïque de Solsernus (1207) : le Christ, la Yierge et St Jean.

A l'entrée, à dr., la chapelle des fonts, ornée de fresques dans le style de Jules Romain. Les fonts sont en travertin, avec des sculptures dont les sujets sont tirés de la vie de J.-C, du xvie s.

L'intérieur de l'église a été ^restauré en 1644 et est maintenant blanchi. — Le chœur est orné de *fresques de Fra Filippo Lippi, achevées après sa mort par Fra Diamante, en 1470: l'Annonciation, la Nativité de J.-C. et la Mort de la Vierge; dans la demi-coupole, le Couronnement et l'Assomption de la Vierge, malheureusement détériorés. — A l'entrée de la chapelle à g. du chœur, à g., le tombeau de Fra Filippo Lippi, qui était moine et fut empoisonné à Spolète, en 1469, par la famille d'une noble Florentine appelée Spinetta Buti, dont il était aimé et qu'il avait enlevée du couvent où elle demeurait. Ce monument lui fut érigé par Laurent de Médicis ; l'épitaphe est de Politien. Vis-à-vis, le monument d'un Orsini. — Le chœur d'hiver, dans le bas côté de g., contient de belles sculptures du xve s. et une Vierge du Spagna. — Dans la chapelle à dr. de l'entrée, des restes de fresques par le Pinturicchio.

C'est sur la place devant la cathédrale que se trouvait, diton, la résidence des ducs lombards; mais il n'en reste plus trace. — En sortant de l'église, aller tout droit, puis monter un peu pour arriver au Palais Public, qui contient quelques inscriptions et une petite galerie de peintures, entre autres une Vierge avec des saints par lo Spagna.

Les autres églises sont de peu d'importance. S.- Domenico possède une copie de la Transfiguration de Raphaël, attribuée à Jules Romain. S.-Pietro, devant la porte de Rome, du style lombard, a la façade ornée de sculptures.

Il ne sera pas non plus bien nécessaire de s'arrêter aux restes de temples antiques que renferment quelques églises, par exemple, celle del Crocefisso, hors de la ville, près du cimetière (restaurée), où se trouvent des débris d'un temple de la Concorde (?) ; S.-Andrea et S.-Giuliano , qui ont des colonnes antiques, etc. Les restes d'un théâtre et les ruines appelées palais de Théodoric sont également d'un intérêt secondaire.

Mais personne ne devra négliger de faire la promenade suivante en partant de la cathédrale ou du Palais Public: monter pendant quelques minutes , puis traverser de biais la place Brignone, où une plaque commémorative rappelle la prise de la citadelle en 1860; passer dans le haut de la place devant une fontaine, prendre un chemin à dr., qui passe près de la porte inférieure de la citadelle, la Rocca, aujourd'hui transformée en

à Foligno.

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prison. Un peu plus loin , près de la porte qui ferme la ville de ce côté, on remarque, à g., des fondements polygones, restes du mur de l'acropole antique. En sortant de l'enceinte, on arrive à une gorge profonde, que traverse le grandiose aqueduc dit * Ponte délie Torri. Cette construction, qui sert en même temps de viaduc reliant la ville au mont Luco, compte 10 arches et a 81 mètres de haut sur 206 m. de long. Elle est en briques et on l'attribue à Théodélapius , 3e duc de Spolète (604). Au milieu se trouve une fenêtre d'où l'on a une belle vue. On voit à g., sur la hauteur, le couvent de S.-Giuliano; en bas, S.-Pietro (v. ci-dessus); au-dessus, un couvent de capucins avec de beaux arbres. Au delà du pont, on tourne à g., où l'on suit généralement l'aqueduc. Au bout de 10 à 15 min., on a une *vue dégagée sur la forteresse située plus bas , sur la ville , et sur l'immense vallée.

L'ascension du mont Luco demande 1 h. 1/2 e^ est assez fatigante. En haut, à g., se trouve une haute croix, du pied de laquelle on découvre un vaste panorama au N. et à l'E.: la valle'e du Clitumne avec Trevi, Foligno, Spello, Assise; puis Pérouse et l'Apennin central, près de Città-di-Castello et Gubbio. La vue est interceptée des autres côtés par des montagnes. Celles-ci sont dominées à l'E. par les cimes rocheuses de la Sibilla, couvertes de neige jusqu'au cœur de l'été. — En revenanC, on se dirige, à dr., sur l'ancien couvent de capucins de S.-Maria-delle- Grazie , ancien pèlerinage.

Le chemin de fer monte au delà de Spolète pendant près de 1 h. jusqu'à la hauteur du mont Somma (1231 m.; le passage est à près de 680 m.) , et franchit un long tunnel.

95 kil. Terni. — La gare est à 15 min. e la ville. — VoituYe à 1 chev., 1 1., à 2 chev. 1 1. 50; une place jusqu'à l'hôtel , 40 c, plus 20 c. pour une malle. — Hôtels: "In ghilter r a, non loin de la place (ch., 3 1.); ":Europa, sur la place; Italia, bon.

Terni, située dans la vallée fertile de la Ne'ra, est une ville assez industrielle de 15,000 hab., VInteramna des anciens, où naquirent, dit-on, l'historien Tacite et les empereurs Tacite et Florien. Il y a des restes d'un amphithéâtre, faussement appelés temple du Soleil, dans les jardins de l'évêché; des inscriptions rom. au Palais Public; des palais de la noblesse d'Ombrie, etc. Promenade agréable sur les remparts; on y découvre la belle vallée de laNéra: à g., Collescipoli ; à dr., Cesi; en face, Narni.

Excursion aux cascades de Terni: à pied, en 1 h. i/2, 4 h. environ aller et retour. — Voitures: pour 1 pers., 5 1.; 2 pers., 71.; 3 pers., 91., etc., conformément au tarif. Dans les hôtels, on demande 7, 10, 15 1., etc. Pourb., 50 e. à 1 1. — Gui d e , tout à fait superflu, 31.— Il faut avoir soin d'emporter beaucoup de menue monnaie; on est mis à contribution aux différents points de vue (jamais plus de 3 à 4 sous). On vous offre des fleurs et des pétrifications du Velino (aussi 3 à 4 sous}, et il y a de plus une foule de mendiants et de guides, de sorte qu'il faut avoir une bonne provision de patience.

Deux chemins, tous deux carrossables, conduisent de Terni aux cascades. L'un, le nouveau chemin (7 kil.), qui reste

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De Pe'rouse

toujours sur la rive dr. de la Néra, sort de la ville à la porte de Spolète et traverse la plaine en ligne droite, entre deux rangées de peupliers. A dr., une nouvelle manufacture royale d'armes, sur la Néra. On se rapproche ensuite de la rivière, dont la vallée se rétrécit. De chaque côté se dressent de hauts rochers, qui forment un magnifique contraste avec la végétation luxuriante qui les entoure. — L'ancien chemin, qui part de la place de Terni et descend en passant devant l'hôtel de l'Europe, puis par la rue Garibaldi, suit d'abord la route de Rieti et d'Aquila (v. l'Italie méridionale), qui traverse la Néra en sortant de la ville. Puis elle passe entre des jardins et des plantations d'oliviers. Au bout de 3/4 d'h., près d'une chapelle insignifiante à dr., se détache à g. un large chemin de voitures qui descend dans la vallée de la Néra, tandis que la route continue de monter lentement à dr. On suit ce chemin de voitures qui contourne le rocher isolé sur lequel Papigno s'élève dans un site pittoresque, et l'on traverse la Néra au bout de V4 d'h. Puis on atteint, sur la rive dr., près d'une propriété du comte Castelli-Graziani, le nouveau chemin dont il est question ci-dessus, et il faut encore 20 à 25 min. pour arriver aux cascades.

Les **cascate délie Marmore, les célèbres cascades du Velino qui se jette à cet endroit dans la Néra , ont une hauteur totale d'environ 200 m. Elles ont peu de rivales en Europe pour les dimensions et la beauté. La rivière se précipite perpendiculairement ou en écumant par dessus des rochers , en faisant trois chutes de 20, de 100 et de 60 m. environ. On les reconnaît déjà de loin à la poussière d'eau répandue dans l'atmosphère.

à Foligno.

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Le Velino, qui se jette ici dans la Néra, charrie une grande quantité de ehaux décompose'e , dont les de'pôts exhaussent continuellement son lit , de sorte que la plaine de Rieti (426 m. au-dessus du niv. de la mer) est sans cesse exposée à être inondée. Dans l'antiquité, ce fut d'abord Marcus Curius Dentatus qui obvia au mal en creusant (271 av. J.-C.) le canal encore aujourd'hui en usage, bien que modifié depuis. Mais l'exhaussement du lit de la rivière nécessita de temps en temps de nouveaux travaux. Plus tard, deux autres canaux furent établis, en 1417, la Cava Beatina ou Gregoriana, et en 1546, la Cava Paolina, ouverte par Paul III. Enfin Clément VIII rétablit en 15Ô8 l'ancien canal de Dentatus, après que l'insuffisance des deux autres eut été constatée. En 1787, un nouveau percement devint nécessaire, et actuellement on en est encore une fois au même point. Le règlement du niveau du canal du Velino et de la chute qui le termine, a formé de tout temps l'objet des plus vives contestations entre Rieti et Terni , parce que l'écoulement rapide et libre du Velino menace en cas de fortes pluies d'inonder la vallée de Terni.

On a les plus belles vues des cascades du nouveau chemin et des endroits que nous allons indiquer. Avant d'y arriver, monter à g. un sentier qui conduit en 10 min. à un petit berceau; c'est de là qu'on voit le mieux la première et la deuxième chute, en face desquelles on se trouve. — Revenir ensuite au grand chemin et retourner sur celui-ci pendant 80 à 90 pas, pour prendre à g. un sentier qui traverse la Néra sur un pont naturel au-dessous duquel cette rivière s'est creusé son lit — (des sentiers qui en descendent les rives et passent devant deux petites cascades, conduisent en 4/2 h. à Papigno; v. p. 78). — A la bifurcation de ce sentier, on monte à g. Les rochers des environs, où se trouve une carrière, se sont formés des incrustations du Velino. Le canal à dr. (Cava Paolina) n'est plein qu'en hiver. En 12 à 15 min., on est à un endroit où l'on aperçoit la bifurcation de la chute. On peut approcher tout près de la chute du milieu; selon la position du soleil, on y voit de beaux arcs-en-ciel. Encore 15 à 20 min. plus haut, sur une saillie, il y a un petit pavillon en pierre, d'où l'on a une belle vue de la chute principale et de la vallée de la Néra. Puis on monte par un escalier, pendant 4 min., et on entre en haut à g. dans le jardin de la première maisonnette que l'en rencontre, pour jouir d'un coup d'œil d'ensemble, surtout de la première chute (20 c). — Si l'on suit encore ce sentier pendant quelques minutes, tourne plus loin à dr. dans la direction d'une petite maison, en traverse le jardin (10 à 15 c.) et passe entre plusieurs maisons, on arrive en 10 min. à la route de Rieti et d'Aquila mentionnée p. 78, non loin d'une auberge (n° 153) où l'on peut avoir de bon vin. Il faut 1 h. 1/2 pour retourner de là à Terni par la route, qui offre de belles vues.

Si l'on a du temps de reste, on peut aller encore, de la hauteur des cascades, 1 h. plus loin, jusqu'au beau *lac de Piedilugo. On suit le sentier mentionné ci-dessus, on traverse le Velino et l'on arrive au lac en 1/2 h. environ; mais les nombreuses anses de ce lac ne permettent d'atteindre le village de Piedilugo, avec

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