NARNI
son château en ruines, qu'en 1/2 h. de plus. L'auberge est bonne. On y trouve des barques pour des promenades sur le lac, surtout pour aller à la rive opposée, où il y a un bel écho.
Cesi, à 8 kil. au N. de Terni, sur la route de S. -Géminé et Todi (p. 56), a des restes de murailles polygones et de vastes grottes souterraines très-intéressantes.
Le chemin de fer court à travers la fertile vallée de la Néra. Sur la hauteur à dr., on voit Cesi (v. ci-dessus), à g. Collescipoli.
108 kil. Narni (hôt. : Angelo, passable), l'ancienne Narnia des Ombriens (jadis Nequinum), patrie de l'empereur Nerva, du pape Jean XIII (965-972) et d'Erasme de Narni, surnommé Gattamelata, célèbre condottiere du xve s. Elle est pittoresquement située à 1/4 d'h. de la gare, sur un rocher élevé (363 m.), au bord du Nar, aujourd'hui 'appelé Néra (d'où le nom de la ville), à l'endroit où cette rivière se fraie un passage vers le Tibre à travers une gorge étroite. Le vieux château sert de prison. — La cathédrale , St-Juvénal, consacrée au premier évêque (369) de Narni, du xme s., avec un porche de 1497, est remarquable pour son architecture. L'hôtel de ville renferme un Couronnement de la Vierge du Stagna, un des chefs-d'œuvre de ce maître, longtemps attribué à Raphaël, mais presque complètement gâté de nos jours par une restauration maladroite.
De Narni à Pérouse par Todi, v. p. 56, 55.
De Narni en 2 h. à l'antique Amelia des Ombriens , en lat. Ameria (auberge à l'entrée), connue par le discours de Cicéron pro Roscio. Elle a des *murs cyclopéens parfaitement conservés et d'autres antiquités : très -beau site (423 m. d'altit).
Le chemin de fer se dirige ensuite vers la vallée de la Néra et passe à côté (à g.) du *pont d'Auguste, pont à trois grandes arches qui traverse la rivière immédiatement en aval de Narni. C'est ici que passait la voie Flaminienne (p. 92), qui conduisait à Bevagna (p. 74). Il n'y a que l'arche de la rive g., haute de 19 m., qui subsiste; les autres sont détruites, il n'en existe plus que les piles.
Le train suit la superbe vallée de la Néra, dont les forêts de chênes verts sont d'une rare beauté, il traverse deux tunnels et franchit le Tibre sur un pont à treillis. La Néra a son embouchure près de là. Le Tibre a formé sur ce point, de 1860 à 1870, la frontière du royaume d'Italie et des Etats de l'Eglise.
124 kil. Orte, où aboutit la principale ligne de Rome, venant de Chiusi (v. p. 61).