ST-MARIN
De Bologne
la cour, des inscriptions et des sculptures romaines; entre autres un bas-relief représentant une femme avec un vêtement mince et collant, une bonne tête de femme, etc.
A l'extrémité du Corso se trouve le *pont d'Auguste, le plus en amont de trois ponts qui relient, à Rimini, les deux rives de la Marecchia, VAriminus des anciens. Il a cinq arches et c'est une des plus belles constructions antiques de ce genre. De l'autre côté est le faubourg S. Giuliano, où la voie Emilienne débouchait dans la voie Flaminienne. C'est dans ce faubourg que se trouve l'église
St- Julien (S. Giuliano), avec des tableaux de Paul Veronhe, représentant le Martyre de St Julien , et de Lattanzio délia Marca (1357), des scènes de la vie de ce saint.
C'est au château de JSt-Léon, 6 h. à l'O. de Rimini, qu'est mort en 1794 le fameux Cagliostro, qui y était détenu. Il était né en 1743 à Palerme, et s'appelait, en réalité, Joseph Balsamo. — Un chemin de mulets conduit de St-Léon à Florence par les Camaldules et Vallombreuse .
La vieille république de St-Marin (San Marino) est à 4 h. environ de Rimini. Cette république, la plus petite du monde (80 kil. car. 5 8,000 hab.), a été, dit-on, fondée dans un désert inabordable par St Marin, du temps de la persécution des chrétiens sous Dioclétien. Elle a résisté à tous les orages du moyen âge et des temps modernes. Son ancienne constitution se maintint jusqu'en 1847, où le grand conseil fut converti en chambre des députés. Un seul chemin conduit de Rimini au rocher escarpé et aride que couronne la petite ville (hôt. : Alb. Bigi). Ses citoyens les plus influents demeurent au village de Borgo, au pied du rocher. Bartolommeo Borghesi, le célèbre épigraphiste et numismate, né à Savignano en 1781, habita St-Marin de 1821 au 16 avril 1860, jour de sa mort, y classant et décrivant sa précieuse collection.
Au delà de Rimini, le chemin de fer suit la côte, en franchissant le Marano et la Conca, la Crustumia rapax de Lucain. — 121 kil. JUccione. — 130 kil. La Cattolica, qui donna l'hospitalité aux évêques catholiques pendant le concile de Rimini (359), de là son nom. Une chaîne de collines s'avançant ici jusqu'à la mer, le chemin de fer monte pendant quelque temps et traverse un long tunnel. On passe ensuite le Tavollo, puis la Foglia, Ylsaurus ou Pisaurus des Romains.
145 kil. Pesaro. — Hôtels: Alb. Zongo, dans une rue étroite, médiocre, point de départ de la diligence pour Urbin (9 h. du mat.-, v. p. 88). — Café: délia Piazza, sur la place (à côté se vendent les billets pour Urbin, 4 1.). — Voitures: de la gare pour la ville, à 1 chev., 80 c. ; à 2 chev., 1 1. ; à 1 chev. pour Urbin, environ 12 1.
Pesaro, ville de 10,500 hab. ou 19,700 avec ses dépendances, le Pisaurum des anciens, est le chef-lieu de la Marche ou province de Pesaro-et-Urbin. Elle faisait autrefois partie de la Pentapole maritime.
Les quatre provinces méridionales des anciens Etats de l'Eglise sur le bord de l'Adriatique portent le nom de Marches. Ce sont celles de Pesaro-et-Urbin , Ancône , Macerata et Ascoli , qui forment une superficie totale de 9,704 kil. car. et comptent 915,500 hab. La moitié méridionale de de cette contrée était connue dans l'antiquité sous le nom de Picenum et l'autre moitié faisait partie de 1' Ombrie. — Pesaro fut une colonie romaine dès l'an 184 av. J.-C. Elle fut détruite par Totila, reconstruite par Bé-
à Ancône.