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ANCÔNE

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dernes. En 1796, elle fut rendue aux Français, en 1799 aux Autrichiens, en 1805 encore une fois aux Français et en 1815 au pape, qui la garda jusqu'en 1860. De 1832 à 1838, la citadelle fut occupée par les Français (sous le ministère Périer) , pour observer les Autrichiens qui tenaient Bologne et les Marches. La ville se souleva en 1849, fut reprise par les Autrichiens le 18 juin et enfin occupée par les Italiens, le 29 sept. 1860, après la défaite des troupes papales à Castelfidardo.

Arrivé sur le quai, on se dirigera au N. vers le mont G-uasco. On voit à l'extrémité de ce magnifique quai, l'arc de triomphe (pl. 2; Bl), érigé en 112 apr. J.-C, par le Sénat, à l'empereur Trajan, pour le remercier de la fondation du nouveau môle, comme le rapporte l'inscription. C'est l'un des arcs romains les mieux conservés. Il porte encore les traces des ornements de bronze dont il était décoré.

Le nouveau môle, prolongement de l'ancien, construit par le pape Clément XII, a également son arc de triomphe (pl. 1 ; B 1), d'après les dessins de Yanvitelli] il n'a pas d'inscription et sa façade est tournée vers la mer. Le port est défendu par plusieurs forts.

La ^cathédrale , St-Cyriaque (pl. 6; Cl), dédiée au premier évêque d'Ancône, s'élève sur une éminence au-dessus du port, d'où l'on a une vue immense sur la ville et sur la mer , et où se trouvait jadis un temple de Vénus mentionné par Catulle et Juvénal. Elle renferme encore 10 superbes colonnes de l'édifice antique. Le style de cette église, comme celui de St-Marc à Venise, est un mélange de styles lombard et oriental. Sa forme est celle d'une croix grecque avec trois nefs dans tous le sens et une coupole octogone au centre, une des plus anciennes de l'Italie. La façade, qui est, 'dit-on, d'après les plans de Margheritone d'Arezzo, date du xmes.; elle a un beau vestibule gothique, dont les colonnes antérieures reposent sur des lions rouges.

Dans la crypte du transept de dr. est le "-sarcophage de Titus Gorgonius, préteur d'Ancône, dont les bas-reliefs représentent des scènes de la vie de J.-C: Nativité, Adoration, Baptême, Entrée à Jérusalem. Jésus devant Pilate, Jésus juge, Jésus ayant à ses pieds Gorgonius et sa femme, puis au milieu de ses apôtres. Il y a encore d'autres antiquités chrétiennes , entre autres la Vierge avec deux saints , une Tête de Christ de 1213 et une Mise au tombeau, en terre cuite, etc. Dans la crypte modernisée de l'autre transept, les tombeaux de St Cyriaque, de St Marcellin et de St Libérius.

Il y a dans une maison au pied de la cathédrale, des restes insignifiants d'un amphithéâtre romain.

Le Palais Communal (pl. 15; C2), renferme quelques antiquités romaines sans importance et quelques tableaux anciens et modernes.

On descend de là par la strada délie Scuole. A g., St-François (pl. 9; D3), ancienne église servant aujourd'hui de caserne, construite sur un puissant soubassement et ayant un *portail gothique fort riche.

Bsedeker. Italie, II. 5e édition. 7

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