ANCÔNE
La viUe et
La rue continue (à g.) jusqu'à la préfecture. Passé la "belle arcade de la Renaissance, par où l'on entre dans la cour, on tourne à dr. (contracta délia Catena) pour aller à S.- Maria-della- Piazza (pl. 11; C 3) , église ayant une *singulière façade romano-lombarde du xne s. Le vestibule, dont on voit les pierres d'attente, n'a jamais été construit.
On revient de là sur ses pas et retraverse la préfecture (belles arcades à g. dans la cour) pour se rendre à la Piazza Maggiore ou place St-Dominique (pl. D3), entourée de hautes maisons et où s'élève une statue de Clément XII (Corsini, pape de 1730 à 1740).
La rue du côté opposé à la statue conduit à la *Bourse ou Loggia dei Mercanti (pl. 14; C3), édifice d'un style gothicomauresque, construit par Tibaldi. Il y a une statue équestre au-dessus de la porte.
On arrive ensuite à la place du Théâtre (pl. C3), où se concentre la vie d'Ancône. St-Augustin, vis-à-vis (pl. 4; C4), a un portail de la dernière époque du style gothique, où l'on remarque déjà des motifs de la Renaissance.
Une nouvelle rue, le Corso Victor-Emmanuel (pl. CD 4), part de la place du théâtre pour monter à l'E., à travers les nouveaux quartiers. A l'extrémité est la vaste place Cavour, au milieu de laquelle a été érigée, en 1868, une statue colossale du célèbre homme d'Etat (pl. 21 ; E 4).
Belle vue sur la ville et le port de la hauteur au-dessus de la gare.
Excursions dans les environs d'ancône.
La Marche au S. d'Ancône, l'antique Picenum, sont aussi fertiles et bien cultivés que riches en beaux paysages et surtout en beaux points de vue. Les Apennins s'abaissent vers la mer en une série de ramifications parallèles , avec des vallées peu profondes , à cause du voisinage immédiat de l'Adriatique. Les villes et les villages sont pour la plupart situés sur les hauteurs, et par conséquent visibles de tres-loin. A l'O., le regard s'arrête sur la chaîne centrale des Apennins, qui y atteint sa plus grande élévation dans la Montagna délia Sibilla et le Gran Sasso d'Italia (2,992 m.)- La neige n'y disparaît qu'au mois de juillet. A l'E., brille la vaste nappe de l'Adriatique, avec ses mille voiles.
A 3 h. au S. d'Ancône, au bord de la mer, s'élève l,e *mont Conero (572 m.) , avec un vieux couvent de camaldules, d'où l'on jouit d'un beau panorama. Les piétons suivent une route passable qui conduit sur la hauteur le long de la côte jusqu'en deçà de Sirolo (2 h. xl2), localité de 2,000 hab., d'où Ton monte à g. encore pendant 3/4 d'h. On peut aller en voiture (v. p. 96) jusqu'au pied de la montagne.
Chemin de fer d'Ancône à Porto- Ci vitanova (Foggia). — Jusqu'à Lorette, 24 kil., trajet en 54 min., pour 2 1. 70, 1 1. 90 et 1 1. 45; jusqu'à Porto-Civitanova, 43 kil., en 1 h. 5 à 1 h. 45, pour 4 1. 85, 3 1. 40 et 2 1. 45. — La voie traverse,
ses environs.