LÀ
ilowètres 1.100.000
la Sabine.
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quelques minutes de là, près de Yosteria délie Capannacce , la route atteint son point culminant (75 m.). entre le pont Mammolo et le pont Lucano (v. plus bas). Plus loin, à g., Castel-Arcione, ancien château de barons pillards, derrière lequel s'étend le lac de' Tartari, aujourd'hui à sec. Un peu plus loin, une odeur de soufre révèle le voisinage d'Aquœ Albulœ, bains très-fréquentés dans l'antiquité, aujourd'hui moins en vogue, mais où il y a un nouvel établissement depuis 1862. Non loin de là 'sont les carrières de travertin (lapis tiburtinus), qui ont fourni les matériaux de construction de la Rome ancienne et de la Rome moderne, du Colisée comme de l'église St- Pierre. A 30 min. de là, on franchit l'Anio sur le pont Lucano, près duquel se trouve le tombeau de la famille Plautia, très-bien conservé, remontant aux premiers empereurs, et dans le genre de celui de Csecilia Metella (p. 343).
Immédiatement au delà de l'Anio, le chemin se bifurque de nouveau: à g. , il monte à Tivoli; à dr. , il conduit en 20 min. à la villa d'Adrien (entrée 1 1.).
La * villa d'Adrien est située sur le versant des hauteurs de Tivoli (V2 h- de marche de la ville); elle a une circonférence de plusieurs lieues. L'empereur Adrien y avait réuni tout ce que la magnificence impériale pouvait imaginer: des palais, des théâtres, un cirque, des académies, etc., afin de s'y reposer des soucis de l'administration. Il devait y avoir des reproductions de tous les édifices et de toutes les contrées célèbres que l'empereur avait visités, en particulier des choses remarquables de la Grèce et de l'Egypte. Cette magnifique résidence ne fut ravagée qu'au VIe s., par Totila roi des Goths. On a retiré des décombres d'innombrables œuvres d'art, qui décorent maintenant bien des églises et des musées, et il reste encore des débris considérables des bâtiments. Le gouvernement italien y fait faire des fouilles sous la direction du comm. Rosa.
L'édifice le plus ancien, le palais d'Adrien, e'tait situé, à ce qu'il paraît, à l'endroit le plus élevé, derrière l'hippodrome et l'académie. Un théâtre avec des salles et des portiques en dépendait. On traverse ensuite le Canope et l'on arrive aux thermes. Le Canope était construit en style égyptien ; des statues égyptiennes, etc., actuellement au Vatican , y ont été trouvées. A l'E. coule le fleuve Alphée. Un grand espace au-dessus du Canope s'appelle l'hippodrome-^ mais on y voit des traces de conduits d'eau. Au K. du palais, Y Elysée et le Tartare. Un passage souterrain mène à l'E. au fleuve Pénée , et au delà à la vallée de Tempé. Dans la partie occidentale de la villa , on remarque des constructions étendues prises pour le prytanée. A côté, un édifice rond avec des niches pour des statues , dit Vécole, puis la Stoa-Pœcile , stade avec un portique, et des débris d'autres constructions. A côté de l'entrée actuelle, on remarque encore deux théâtres et deux constructions ordinairement appelées le nymphée et la palestre. Néanmoins, la destination et les dénominations de tous ces édifices sont encore douteuses , et il sera sans doute difficile de les préciser, vu que tout cela était le résultat du caprice.
La route monte assez rapidement à partir du tombeau des Plautii , et les piétons peuvent prendre un chemin plus court.
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Montagnes de
Elle passe encore au temple de la Toux (p. 366), et elle aboutit dans le bas de la villa d'Esté, à la porte de Tivoli.
Tivoli. — Hôtels: -Regina, sur la place (ch., 2 1. ; dîn., 3 1. 50 à 4 1.); Pace, également dans la ville ; Sibylla, dans un site délicieux près des temples (ch. , 1 1. 50 à 2 1. ; pens. , environ 5 1. ; nourriture convenable) : il est bon de convenir des prix d'avance.
Anes ou guides pour les cascades , y compris le retour sur l'autre rive, 11. 50} ils sont superflus; on vous demande d'abord 3 à 4 1.
Tivoli, le Tibur des anciens, existait déjà longtemps avant la fondation de Rome comme colonie des Sicules , si l'on veut en croire la légende. Camille la soumit en 380 av. J.-C, en même temps que Préneste, et elle appartint depuis à la confédération des villes latines alliées de Rome. Hercule et Vesta y étaient honorés d'une manière spéciale. Du temps d'Auguste, l'aristocratie romaine, à l'imitation de l'empereur, de Mécène, etc., y construisit de charmantes villas. La ville atteignit son plus haut degré de splendeur sous Adrien; elle partagea au moyen âge le sort de Rome. Pie II y fonda la citadelle en 1460, sur les ruines de l'amphithéâtre. Le Tivoli actuel, ville de 7,000 hab. , avec des rues étroites , n'a rien de bien attrayant, sauf sa magnifique situation. Le climat passe d'ailleurs pour humide et il y règne un vent violent, surtout au printemps.
De la grande place, où se trouve le bureau de la diligence, on va tout droit à une petite place près du pont sur lequel la route de Yicovaro, de Subiaco, etc. (p. 367) traverse l'Anio, audessus de cascades. De là, le vicolo délia Sibilla, à g., conduit à l'hôtel du même nom (à dr.), dans la cour duquel est le beau *temple de la Sibylle, édifice rond du style corinthien, entouré d'une galerie qui avait 18 colonnes et dont il subsiste encore 10. Ce temple, dit aussi temple de Vesta^ ou (¥ Hercule Saxanus, servit d'église au moyen âge, et c'est de ce temps que date la niche ronde de l'intérieur. La porte et les fenêtres vont en se rétrécissant vers le haut. Il est bâti sur le rocher audessus des cascades, sur lesquelles on a une excellente *vue. — En passant devant l'hôtel de la Sibylle, on arrive sur une petite place où s'élève l'église St-Oeorges , qui a été bâtie dans un autre temple antique, construction oblongue avec 4 colonnes ioniques sur la façade. Il est regardé comme le temple de Tiburce ou de la Sibylle.
Les ruines que l'on voit du temple de la Sibylle, devant soi sur les rochers en saillie à dr., sont le résultat d'une inondation qui eut lieu en 1826 et détruisit une partie de la ville. Il a fallu alors donner un nouveau lit à l'Anio, afin d'éviter de plus grands désastres. On l'a fait passer par deux tunnels de 270 et de 300 m. de longueur, creusés dans la roche calcaire du mont Catillo. En 1834, l'Anio fut dirigé dans cet émissaire par l'architecte Folchi, en présence de Grégoire XYI, et on eut une * nouvelle cascade d'environ 100 m. de hauteur et d'un effet im-
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posant, celle de g., vue du temple de la Sibylle. On découvrit à cette occasion deux anciens ponts et de vieux tombeaux.
Près de l'église St-Georges se trouve une porte en fer (20 c. au portier) qui donne sur les jolies promenades établies près des cascades par le général français Mollis. On suit le sentier commode à dr. et l'on arrive au bout de quelques minutes, en traversant un pont de bois, à la grotte de Neptune, par laquelle passait autrefois le bras principal de l'Anio. Elle a perdu une grande partie de ses eaux par le percement du nouveau lit ; cependant la cascade actuelle n'en est pas moins intéressante à voir. — On revient sur ses pas au sortir de cette grotte, jusqu'à la galerie creusée dans le roc, que l'on traverse. On descend ensuite aussi bas que possible, en dernier lieu par un escalier dont les pierres sont toujours humides, et l'on arrive dans la fantastique * grotte des Sirènes. — De là, on retourne au chemin, qui a d'abord des degrés, puis monte en zigzag. A mi-hauteur, là où le chemin se redresse, près de quelques cyprès, il y a à g. un autre chemin qui monte quelques degrés et ensuite descend en peu de minutes à un parapetrond , immédiatement au-dessus de la nouvelle cascade. — On revient de là sur ses pas et l'on continue de monter. Dans le haut, on se dirige à g. vers une terrasse plantée de quelques oliviers, qui offre le plus beau *coup d'œil sur le temple de la Sibylle et sur la nouvelle cascade. On peut aller, par une grille qu'on se fait ouvrir pour quelques sous, jusqu'à la cascade et jusqu'aux deux tunnels qui sont percés dans le mont Catillo (v. p. 364; 372 pas; on marche le long de la rivière, qui fait un grand fracas, ce qui n'est point agréable si l'on est sujet au vertige). — De la terrasse , on suit le chemin principal à la même hauteur, d'où l'on voit toujours le temple à dr. Puis on passe sous la route et l'on tourne à dr. pour arriver à la sortie (2 ou 3 sous).
On ira ensuite à dr., par la porte de la ville, la porte S.-Angelo, et l'on suivra en dehors le chemin de voitures à g., qui reste à la même hauteur et qui a aussi de beaux points de vue sur les cascades. Magnifiques oliviers. En 15 min., on est au premier point de vue, une terrasse en hémicycle pourvue d'un parapet. 10 min. plus loin, une seconde Herrasse, d'où l'on a un coup d'œil magnifique sur la nouvelle cascade, sur Tivoli et les petites cascades dans le bas de la ville, les *Cascatelles, formées par une partie de l'Anio.
Arrivés à cet endroit , les guides ont l'habitude de s'en retourner. Celui qui ne voudra pas revenir sur ses pas , pourra aller plus loin dans la même direction ; il apercevra encore, au bout de 5 min., diverses ruines antiques près de la petite église de S.-Maria-di-QiUntiliolo, probablement les restes d'une villa de Quintilius Varus. Les guides vous font aussi voir une prétendue villa d'Horace* qui n'en a jamais eu à Tibur. A partir de S.-Mariaf,
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