I. Coüi)ies de lest
au forum de Trajan (p. 296). Ensuite, à g., une tour construite par les Colonna au moyen âge, et dans laquelle sont encastrés des fragments d’architecture provenant du forum de Trajan. Au coin suivant, à. g., le temple vaudois; à dr., le théâtre Dramatique National (1884). La rue à dr. (au N.) est la via Pilotta mentionnée p. 176, qui passe derrière le palais Colonna , à l’entrée de la galerie Colonna (p. 228), puis à la petite place Pilotta, où est le palais Muti- Papazzurri , construction pittoresque sans symétrie par Mattia de’Rossi (1644), et qui mène dans la direction de la fontaine de Trevi.
La via Nazionale passe enfin au S. du palais Colonna et de la place des Sts-Apôtres (p. 228) et mène à la place de Venise (p. 219).
La via dkl Quirinale (pl. II 24-21) conduit au S.- O. des Quattro Fontane (p. 179) à la place du Quirinal. A dr., dans la via del Quirinale, se trouvent des dépendances du palais du Quirinal appelées ordinairement Manica Lunga; à g., l’église St-André-au- Quirinal (pl. 1124), de forme elliptique, construite par le Berniu en 1678 et richement décorée, puis un petit jardin public, orné d’une statue équestre en bronze de Charles- Albert, père de Victor- Emmanuel II, par Ralf. Ilomanelli (1900).
La place du Quirinal (pl. II 21), au tournant de la rue, est dominée à dr. par la façade du palais du Quirinal, tandis qu’en face on aperçoit de loin son principal ornement, les **Dompteurs de chevaux antiques, de proportions colossales, en marbre, avec un obélisque de 15 m. de haut, érigé en 1787, autrefois devant le mausolée d’Auguste (p. 215). La vasque de granit, adaptée en 1818 à la fontaine alimentée par l’Acqua Felice, est également antique. Les Dompteurs, hauts de 5 m. 60, sont des ouvrages excellents du temps des empereurs romains; ils étaient jadis devant les thermes de Constantin , sur les ruines desquels on a élevé entre autres le palais Rospigliosi (p. 194). Ils n’ont jamais été ensevelis sous des décombres, et ont fait donner pendant des siècles à la place le nom de «Monte Cavallo». C’est probablement vers 450, dans une restauration des thermes, qu’on y a ajouté les inscriptions des piédestaux, opus Fidiæ et opus Praxitelis , refaites sous Sixte- Quint. Le moyen âge fit de Phidias et de Praxitèle deux philosophes dont Tibère aurait honoré la sagesse en leur élevant ces statues, parce qu'ils devinaient ses pensées.
Vers l’O., la vue embrasse le dôme de St-Pierre par-dessus les maisons de la ville. Un escalier, à l’angle N.- O. de la place, descend à la via délia Dataria où se trouve (n° 94) la Dataria , palais des prébendes papales (p. 245). Dans le voisinage, S. Oroce de' Lucchesi (pl. II 21), église où l’on a l’occasion d’entendre le beau chant des religieuses de 4 h. 1/a à 5 h. de l’après-midi. En ponrsui vaut plus loin à dr. par la via S. Vincenzo, on arrive à la fontaine
194 L Collines de V est.
ROME
Place du Quirinal.
de Trevi (p. 176); en prenant an contraire à g. la via dell’ Umiltà, on arrive au Corso, non loin dn palais Sciarra (p. 218).
Le palais du Quirinal (pl. II 21), commencé en 1574 sous Grégoire XIII, par Flaminio Ponzio et Mascherino , continué et plusieurs fois agrandi sous les papes suivants, par Dom. Fontana, le Bernin, Ferd. Fuga, etc., a servi souvent de résidence d’été aux papes, parce que l’air y est meilleur qu’au Vatican. Ce palais est habité depuis 1870 par le roi d’Italie, et n’est ordinairement ouvert qu’en son absence.
Jours et heures de visite, v. p. 163. La permission se délivre de 10 h. à 11 h. ‘/a au ministère de la Maison Royale, via del Quirinale, 30, au l«r (pl. II 24). — De l’entrée principale, on passe entre les sentinelles et l’on monte à g. le large escalier au fond de la galerie. Dans la cage de l’escalier, encastrée dans le mur, belle fresque de Mélozzo da Forlï (p. 115), autrefois aux Sts-Apôtres (p. 228), Jésus en gloire entouré d’anges. On s’inscrit dans le haut et l’on est conduit par un domestique (pas de pourb.). — La sala regia est décorée de fresques par Lanfranco et Saraceni. A côté, la chapelle Pauline, construite par Carlo Maderna , est ornée de stucs dorés, de copies en grisaille des Apôtres de Raphaël à St-Vinccnt-et-St-Anastase-aux-trois-Fontaines (p. 427) et de tapisseries du xvm« s. Cette chapelle est pleine de couronnes et d’adresses ae reconnaissance envoyées de toutes les parties du monde par des Italiens à la mort de Victor-Emmanuel. A dr., salles de réception et autres, dont la plupart ont des tableaux et des tapisseries modernes. 10® pièce, pavé en mosaïque de la villa d’Adrien, complètement caché par le tapis. 14® pièce, beau plafond d 'Overbeck (1859), en mémoire de la fuite de Pie IX en 1848: le Christ échappant aux Juifs qui veulent le précipiter dans l’abîme (St -Luc, IV, 28, 29). 15® pièce, Vues du Vatican. — Du côté du jardin, les appartements des princes étrangers. Dans l’anc. salle d’audience , un moulage du Triomphe d’Alexandre par Thoricaldsen, que l’artiste exécuta, pour cette pièce, dans l’attente de Napoléon Ier et qui est depuis 1815 dans la Villa Carlotta, au lac de Côme. Dans la petite chapelle de l’Annunziata , une Annonciation, tableau d’autel du Guide.
Le jardin du palais, dessiné par Carlo Maderna , est fermé aux visiteurs. — Les écuries royales (Scuderie Reali) occupent en majeure partie l’aile S.- O. du palais; on entre par la grande porte au bas de l’escalier qui conduit à la via délia Dataria. Visibles les dim. et jeud. de 1 h. à 3 h. sur le vu d’un permis qu’on peut se procurer sur les lieux mêmes de 10 h. à 11 h. »/«•
A l’E. de la place du Quirinal est le ministère des affaires étrangères , construit en 1739 par Fuga comme palais de la «Consulta» ou cour judiciaire et administrative des papes. — Le bâtiment en face, Scuderie Reali , à façade de 1722, est occupé par une partie des écuries royales (v. ci-dessus).
Dans le prolongement de la via del Quirinale, se trouve à dr. le jardin du palais Colonna (p. 230).
Le palais Rospigliosi ( Palazzo Rospigliosi - Pallavicini ; pl. II 21), à g., commencé en 1603 par le cardinal Scipion Borghèse (p. 207), sur les ruines des thermes de Constantin (p. 193), n’est visible que sur une recommandation particulière. Il renferme au 1er étage un beau Claude Lorrain, le Temple de Vénus, et d’autres œuvres d’art; toutefois, les principales (Galleria Palla-
Rue du QuirincU. ROME. /. Collines de l'est. 195
vicini) sont dans une dépendance, le casino, où le public est admis (v. p. 163; 25-50 c.).
Casino Rospigliosi - Palla vicini. — De la cour où l’on entre par la porte cochère, on passe à g. par la porte désignée par l'inscription «Galleria» et on monte les degrés. Quelques bons basreliefs de sarcophages antiques: Chasse impériale, Cortège de Bacchus, Enlèvement de Proserpine, sont encastrés dans les murs extérieurs du casino.
Grande salle, où l’on entre par la porte à droite. Au plafond, **l’Aurore semant des fleurs devant le char du Soleil, entouré des Heures, fresque par le Guide remarquable surtout par son coloris. La partie la plus éclairée de ce chef-d’œuvre du Guide est Apollon, dont la chevelnre et les chairs paraissent dorées et s’harmonisent agréablement avec les vêtements jaune rouge de la nymphe la plus rapprochée du dieu. Les couleurs passent alors insensiblement aux tons froids bleu et vert-clair pâles, et les chevaux couleur isabelle correspondent aux nuages (v. p. lxxv). On jfeut contempler tout à son aise cette peinture dans une glace placée sur la table au milieu de la paroi du fond. — A la frise: paysages de Paul Bril; sur les côtés: Triomphe de la Renommée et de l’Amour d’après Pétrarque, par Tempesla. Mur de g.: 4, Simone da Pesaro, Ste Famille; 6, école de Léon, de Vinci, St Jean. Mur du fond: 14, trois peintures murales antiques; 21, le Titien (?), la Vanité. Mur de dr. : 27, van Dyck} portr. d’homme; statue de Minerve Tritogène.
Salle de dr., en face de l’entrée: 43, le Dominiquin , le Péché originel; du côté g., *36, Lor. Lotto , Triomphe de la chasteté; du côté dr., 51, Ribera (f)t St Barthélemy; 52, Luca Signorelli , Ste Famille; du côté de l’entrée, 55, Louis Carrache (t)9 Samson.
Salle de g., du côté de l’entrée: à dr., 100, le Guide, Andromède; 98, Nie. Poussin, Enfant; 99, portr. de Ponssin (original au Louvre); *101, trois petites peintures murales antiques (enfants; 2 s. noi) et partie d’une décoration antique en stuc , une Victoire (s. n°); du même côté (94-96, 102-104) ainsi qu’aux deux autres parois (à g., 60, en face 67-69, 73-75), Rubens , le Christ et les Apôtres, reproductions d’atelier de peintures faites par lui en 1603 pour Madrid; en face de l’entrée, 70, le Dominiquin , Triomphe de David; du côté dr., 82, Palma le J ., Adam et Eve.
Plus loin dans la rue du Quirinal, à dr., l’église St-Sylvestre-au- Quikinal (S. Süvestro al Quir inale; pl. 1121), construite en 1524.
Dans la coupole, quatre fresques ovales du Dominiquin: David dansant devant l’arche d’alliance, Salomon et la reine de Saba, Judith, Esther et Assuérus. Dans la 2« chapelle à g., deux paysages de rolidore Oaravage et de son élève Maturino, les Fiançailles de Ste Catherine et le Christ apparaissant à la Madeleine (antérieurs a 1527, les plus anciennes peintures dréglise où le paysage intervient comme facteur principal).
La rue aboutit à la via Nazionale comme il est dit p. 192.
196 U CoUines de V est.
ROME
Ste-Pudentienne.
4. De la via Nazionale à Ste-Marie-Majeure et St-Laurent-hors-les-Murs ou à la porte Majeure.
La via Agostino Depretis (pl. II 24), qui part du carrefour mentionné p. 190, se dirige en ligne droite de la rue Nationale vers le chœur de Ste-Marie-Majeure. En tournant à dr. en deçà de la place qui y monte, dans la via Urbana, on arrive bientôt à l’église
Ste-Pudentienne (S. Pudenziana ; pl. II 27). La légende en fait la plus ancienne de Roïne; elle aurait été construite sur l’emplacement de la maison que St Pudent habitait avec ses filles Praxède et Pudentienne, et où il donna l’hospitalité à St Pierre. Déjà restaurée sous le pape Sirice (384-398), elle l’a été souvent depuis, surtout en 1588 et dans ces derniers temps. La façade est ornée de mosaïques modernes représentant St Pierre, St Pudent et Ste Pudentienne, avec Pie Ier à g. et Grégoire VII à dr. L’anc. portail à colonnes a été aussi restauré. Joli campanile du ixe s.
Cette église (ouv. le mat. jusqu’à 9 h., le dim. jusqu’à 10 h., plus tard, s’adresser au sacristain, de 1 h. à 4 h., via Urbana, 161) est à trois nefs, de longueurs inégales; on voit encore dans les piliers les colonnes de marbre antiques qui soutenaient primitivement l’étage des fenêtres. Les * mosaïques de l’abside (390 apr. J.-C.), le Christ et les apôtres, Ste Praxède et Ste Pudentienne dans un riche fond d’architecture et, au-dessus, les symboles des évangélistes à côté de la croix, comptent parmi les plus belles de Rome (v. p. lxi), mais elles ont été fortement restaurées dans la partie de dr. La coupole au-dessus du maître-autel a été peinte par Pomarancio. Au bas côté de g., la magnifique chapelle de la famille Caetani. L’autel, à l’extrémité de ce bas côté, est orné d’un groupe en marbre, le Christ remettant les clefs à St Pierre, par G. B. délia Porta, et renferme les restes d’une table sur laquelle St Pierre aurait dit la messe.
Non loin de Ste-Pudenticnne, sur le Viminal, se trouve St-Laurent in Panisperna (pl. II 24), église ancienne, mais souvent restaurée, érigée à l’endroit où St Laurent aurait souffert le martyre. L’anc. couvent qui en dépend est transformé en Institut chimique. De là à la via Nazionale, v. p. 192.
Sur la place de l’Esquilin (pl. II 27) qui précède le chœur de Ste-Marie-Majeure, se trouve un obélisque , l’un des deux qui s’élevaient jadis auprès du mausolée d’Auguste (p. 215); l’autre est sur la place du Quirinal (p. 193). Il a 14 m. 80 de haut et a été érigé ici par Sixte-Quint, en 1587. La place est coupée par la large via Cavour (p. 206).
La façade de l’église est tournée du côté de la place Ste-Marie- Majeure, où il y a une belle colonne de la basilique de Constantin (p. 285), de 14 m. 30 de haut et 5 m. 40 de circonférence. C’est Paul Y qui l’y a fait élever, avec une statue en bronze de la Vierge.
Ste- Marie- Majeure.