Villas Borghèse et du Pape Jules
Depuis que les magnifiques jardins de la Villa Borghèse ont été transformés en parc public (p. 208), ils sont quelque peu négligés et ont perdu une partie de leur ancienne beauté; cependant les trésors artistiques que renferme le casino n’en constituent pas moins une des collections les plus précieuses de Rome. Le parc est ouvert gratuitement au public tous les jours de 9 h. du m. au coucher du soleil. L’entrée principale est à la porte du Peuple (pl. 1 16); les autres entrées sont: sur le Pincio (pl. 1 16; v. p. 172), à la Porta Pinciana (pl. 121-23; v. p. 178) et au viale dei Parioli (p. 409). Visite du Casino, v. p. 162. — Les antiquités de la villa du Pape Jules (p. 213) sont aussi dignes d’intérêt.
La * Villa Borghèse, maintenant Villa Umberto I (pl. 116- 19-20-22), qui touche au N. à l’enceinte de la ville, a été fondée par le cardinal Scipion Borghèse , neveu de Paul V, dans la première moitié du xvne s., agrandie plus tard des jardins Giustiniani, vendue à l’Etat en 1902 pour la somme de 3 millions de fr. et cédée par lui à la ville de Rome. Le roi Victor-Emmanuel III va y faire ériger par Calandra une statue équestre de son père, Humbert Ier. Le parc renferme des constructions d’agrément et des
208 I' OoUine8 de l'est.
ROME
Villa Borghèse.
curiosités, telles que temples, ruines artificielles, fontaines jaillissantes, statues et inscriptions antiques, dont les principales sont indiquées sur notre plan. L 'entrée principale (pl. 116, Ingresso) est décorée d’une porte luxueuse érigée en 1835 dans les formes classiques par Canina. A proximité , à g., quelques restes insignifiants de la prétendue villa de Raphaël, détruite dans la guerre de 1849. Derrière, V Institut agricole (Istituto Internazionale di Agricultura) inauguré en 1908. Plus loin, en passant devant une fontaine ornée de statues antiques, on rencontre une grande porte monumentale de style égyptien (Portico Egizio), à dr. de laquelle se trouve une statue de Victor Hugo par Lucien Pallez (1905), offerte à la ville de Rome par la ligue franco-italienne; à g., les anciens jardins particuliers du prince (Giardino delLago) ornés de quelques antiques et d’un temple d’Esculape au bord d’un joli étang. A peu de distance au S.-E., au delà du carrefour d’où part la nouvelle route carrossable reliant, au moyen d’un viaduc, le parc au Pincio (p. 173), le monument de Goethe par G. Eberlein, don de l’empereur Guillaume II à la ville de Rome. — Non loin de là, à l’entrée du côté de la Porta Pinciana, une laiterie (vaccheria).
Du carrefour déjà cité et entre le Giardino del Lago à g. et la place de Sienne (piazza diSiena) à dr., place de jeux et de courses bordée de gradins en pierre, une allée de chênes verts conduit au N.-E. à une reproduction du temple de Faustine (p. 284), d’où un large chemin carrossable mène à dr. à la Fontana dei Cavalli Marini, la plus belle des fontaines de la villa. A la bifurcation suivante, on trouve à g. le Casino.
Le casino (pl. I 22), construit en 1615 par Jean van Santen (Giov. Vasanzio) d’Utrecht, renouvelé en 1782 par Marcantonio Borghèse (vue de celui du xvnfc s., v. p. 211), contient au rez-dechaussée une collection de sculptures et au 1er étage une importante galerie de peintures, toutes deux achetées par l’Etat en 1901 pour la somme de 3 600000 fr. Catalogue illustré des tableaux par Yenturi (1893), 1 fr. 50, relié 2 fr. ; directeur, M. Giulio Cantalamessa. Les chiffres romains du plan (p. 209) indiquent les salles des sculptures, et les autres celles des peintures (autrefois au palais Borghèse, v. p. 230). Visite, v. p. 162. Salles 1, 2, 7, 8, 9 au 1er, fermées le dimanche.
G-alerie de sculpture. — Cette galerie, qui remplace depuis 1820 celle que Napoléon Ier acheta pour le Louvre, se compose surtout d’antiques trouvées dans les propriétés de la famille Borghèse.
Ire salle (vestibule). A g., à dr. et en face de l’entrée, vu, xxv et x, bas-reliefs d’un arc de triomphe de Claude qui était sur le Corso près du palais Sciarra (p. 218) et qui, selon l’inscription, fut érigé en 51-52 apr. J.-C., par le Sénat et le peuple en souvenir des victoires remportées en Bretagne; — à g., vin, torse de Minerve, d’après la Minerve de Phidias (p. xlvi).
ViUa Borghèse.
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