Collines de l'est
IIe salle (salon). Plafond peint par Mario Rossi ; peintures murales par Rotati et Wenzel Peter de Carlsbad; deux bustes du cardinal Borghèse (p. 207), par le Bernin. Sur le sol, mosaïque figurant des combats de gladiateurs et d’animaux. Mur de g.: sous le n° xxxvi, Faune dansant (fortement complété), beau bas-relief bachique. Mur du fond: xl, Méléagre; vil, statue de femme; audessous, pierre tombale d’une femme-poète. Mur de dr. : l, Antonin le Pieux, buste plus grand que nature; sous il, Bacchus colossal, bas-relief à scène bachique, de même provenance que le morceau sous xxxvi et celui au-dessus de la porte du mur du fond. Audessus de ce dernier: cavalier disparaissant dans un abîme, haut-relief; le cheval seul est antique.
IIIe salle (lre à dr.). Au milieu, Canova, Pauline Borghèse (p. 180), en Y énus (1805) .
Du côté de l’entrée, lxxi, basrelief votif à Artémis, protectrice des enfants, dans le genre grec, fait à peu près à l’époque d’Adrien. En face, *lxiv, Ajax arrachant Cassandre du pied du Palladium, bas-relief. — Tableaux : Dosso Dossi , Apollon ; le Caravage , David tenant la tête de Goliath.
IVe salle. Au milieu : David brandissant sa fronde, œuvre de jeunesse du Bernin. Du côté de l’entrée: lxxiii, hermès de Pan; lxxjx, devant de sarcophage, les travaux d’Hercule (derrière en face, mi c); au dessus, lxxx, couvercle d’un autre sarcophage, Penthésilée et ses amazones. Au fond, lxxxv, prétendue Sapho. Audessus du n° iiiic, bas-relief de sarcophage, l’Histoire de Léto (à g., la déesse égarée et les divinités locales de Délos; au milieu, Jupiter, Apollon enfant et Diane; à dr., l’assemblée des dieux), me, bas-relief à scène bachique, qui était avec ceux du salon. — Tableau, au mur du fond, 7, le Padovanino, Minerve se revêtant de sa cuirasse.
Ve salle. Au milieu: Apollon et Daphné , œuvre très admirée du Bernin à 18 ans (1616). Du côté dr. : cxvn, Apollon avec un griffon et le trépied, de style archaïsant; cxvi, base triangulaire, avec Mercure, Vénus et Bacchus. Au mur en face de l’entrée: cxv, cxiii, statuettes , enfant jouant avec un oiseau, enfant enchaîné. Du côté de la sortie, cvn, groupe de genre, pêcheurs et bergers.
VIe salle (galerie). Bustes modernes d’empereurs, en porphyre. Au milieu: baignoire en porphyre, provenant, dit-on, du mausolée d’Adrien (p. 338). A la porte du côté du salon, beau vase antique en ophite, le seul de ce genre à Rome. Magnifiques incrustations de marbre aux murs. L’hermès en bronze de Bacchus, à magnifique pied en albâtre, du côté de la sortie, est moderne.
210 I- Collines de V est.
ROME
Villa Borghèse.
VIIe salle. A dr., clxxxi, buste archaïque de femme. À côte de la fenêtre, à dr., clxxvii, torse de Vénus avec l’Amour; à g., clxxvi, reproduction moderne du Tireur d’épine (p. 266). Du côté de la sortie, clxxii, Hermaphrodite endormi (p. 185).
VIIIe salle. Au milieu, Enée et Anchise, première grande œuvre du Bernin , à 15 ans (1613). A l’entrée, cic, Esculape et Télesphoros. Du côté dr., cviic, Léda. En face de l’entrée, clxxxviii, monument funèbre romain. Du côté de la sortie, clxxxiv, VAlgarde (?), bas-relief représentant des enfants; clxxxiii, Minerve.
IXe salle. Au milieu: cc, Satyre sur un dauphin, décoration de fontaine qui a servi de modèle pour le Jonas à Ste-Marie-du- Peuple (p. 172), ébauché par Raphaël. Du côté de l’entrée: coi, Jeune ménade; cciii, Paris. Du côté delà sortie: ccxv, Vénus; ccxvi, statue de femme archaïque , original grec.
Xe salle. Au milieu: *ccxxv, Satyre dansant , mal restauré, car il jouait de la double flûte. En face de l’entrée, ccxxxvii, Philosophe assis, statue dans le genre du prétendu Ménandre du Vatican. Beau plafond par Conco i.
De retour à la galerie (VI), on monte au 1er étage.
** Galerie de peinture. Les différentes salles sont numérotées en chiffres arabes sur le plan. Malgré des pertes récentes, cette galerie Borghèse tient encore, à côté de celle du Vatican, la première place parmi les plus belles collections de Rome. Le xve siècle, dont la valeur artistique n’était pas encore généralement appréciée à l’époque où elle fut formée, y est faiblement représenté, à part quelques bonnes œuvres de la fin de cette période, entre autres une Vierge avec un vase de fleurs de Lor. di Credi (S. 1, 433). — L’école milanaise de Léon, de Vinci y compte beaucoup d’œuvres d’une authenticité discutable ; les meilleures sont un petit Christ bénissant, de Marco da Oggiono (S. 1, 435) et le Christ portant sa croix, de Solario (S. 1, 461). — Le Francia tient le premier rang au nombre des artistes de I’ancienne école bolonaise, ainsi qu’en fait foi une petite figure agenouillée représentant St Etienne revêtu d’une robe rouge de diacre (S. 5, 65). — Des œuvres de Raphaël, sa Mise au tombeau (S. 4, 369) est seule authentique; elle est mal conservée et semble même h’être pas entièrement de sa main. L’impression qu’elle produit n’est pas celle à laquelle on s’attend ; la composition paraît étudiée et le coloris froid (v. p. lxix). Les prédelles qui l’accompagnaient, sont au Vatican (p. 370). — L’école de Ferrare du XVIe s. est bien représentée; on peut juger du splendide coloris de Mazzolino par son Adoration des Mages (S. 7, 218) ; Dosso Dossi nous introduit dans un monde fantastique avec sa Circé (S. 7, 217), comme l’Arioste avec son Roland furieux; le Garofalo enfin, le Raphaël de Ferrare, a plusieurs œuvres excellentes. — Les coloristes du xvie s. exercent une grande attraction. La galerie possède du Sodoma une Pietà (S. 1 , 462) et une Ste Famille (S. 1 , 459)
Villa Borghèse.
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