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Musées Kircher, ethnographique et préhistorique

Galeries Doria et Colonna.

A dr. et à g. de l’extrémité S. du Corso, à 5 ou 6 min. de la place de Venise, se trouvent plusieurs galeries remarquables: le musée Kircher, ouvert tous les jours; la galerie Doria, qui ne l’est que le mardi et le vendredi, et la galerie Colonna, qui l’est le mardi, le jeudi et le samedi. Heures, v. p. 162 et 163.

La via del Caravita, qui prend à côté de la caisse d’épargne (p. 218) à l’O. du Corso, aboutit à la place St-Ignace (pl. 1118); au-delà, son prolongement, la via del Seminario, conduit directe-

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ment au Panthéon (p. 233). — St-Ignace (S. Ignazio; pl. 1118), l’église des jésuites, sur la place du même nom, a été commencé en 1626, après la canonisation du saint, aux frais du cardinal Ludovisi, mais achevé seulement en 1685. Cet édifice grandiose, dont la construction rappelle celle du Gesù (p. 242), fut bâti d’après les plans du Dominiquin par le père jésuite Orazio Grassi ; la façade est de l’Algarde.

L’intérieur est décoré dans le style baroque le plus éblouissant. Les peintures de la voûte, de la coupole et de l’abside et le tableau du grand autel sont du père Pozzo, un maître de la perspective, à qui on doit aussi l’idée des décorations de la chapelle St-Louis-de-Gonzague, dans le bas côté de droite. Le point de vue pour la perspective est marqué par une dalle ronde en marbre au milieu de la grande nef. Aux extrémités du transept, deux grands bas-reliefs en marbre: à dr., la Gloire de St Louis de Gonzague; à g., l’Annonciation.

Sur la façade de l’église St-Ignace se trouve un globe solaire réglé par l’observatoire (p. 225) et dont la chute, qui a lieu à midi, est annoncée par un coup de canon tiré du Janicule (p. 399).

Il y a eu dans l’antiquité, à l’endroit où se trouve St-Ignace et jusqu’au palais Grazioli, un double temple d'Isis (N.) et de Sérapis (S.) dont le dernier a fourni les matériaux de la colline sur laquelle s’élève la petite église S. Stefano del Oacco (pl. C 18). La statue du babouin au Vatican (p. 385), les lions, les sphinx et les canopes du musée du Capitole (p. 259), les obélisques placés devant le Panthéon (p. 233), devant S. Maria sopra Minerva (p. 236) et devant la gare (p. 181) ont tous servi jadis à la décoration de ces temples.

L 'Université Grégorienne, la haute école des jésuites, depuis 1873 dans le palais Borr ornée , via del Seminario, à l’O. de la place St-Ignace et au delà de la petite église S. Macuto, a pris la place du Collège Romain (v. ci-dessous); les jésuites y enseignent la philosophie, la théologie et le droit canon. En face, le ministère des Postes et Télégraphes (pl. 1118).

Le Collège Romain ( Collegio Romano ; pl. II 18; v. cidessus), à côté de St-Ignace, au S., est un vaste corps de bâtiment construit par Bart. Ammanati à la fin du xvie s., sous Grégoire XIII et Sixte-Quint. Sa grande façade donne au S. sur la place qui porte le nom du collège, où est l’entrée du lycée Ennio Quirino Visconti, qui en occupe l’aile. — A l’E., dans la via del Collegio Romano qui court parallèlement au Corso, une autre entrée mène à la bibliothèque Victor-Emmanuel (p. 160) et au musée Kircher.

Le *musée Kircher (Museo Kircheriano), au 3e, augmenté depuis 1876 d’un * musée ethnographique et préhistorique, encore plus important, a été fondé par le père jésuite Athanase Kircher , né à Fulda en 1601, plus tard professeur de mathématiques au Collège Romain et mort en 1680. Entrée, v. p. 163. Directeur, le comm. Pigorini. Voir Helbig, les Musées de Rome, II, p. 373-420.

Le musée ethnographique (Museo etnografico) est à g. de l’entrée. Au bout du corridor (pl. 1), dont le sol est recouvert de mosaïques antiques, se trouve une image de Bouddha; les armoires

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vitrées renferment des objets de Siam , de la Birmanie et des Indes. Le long corridor qui fait suite à dr. (pl. 2) contient des objets des régions polaires et des deux Amériques , tandis que la pièce attenante à dr. (pl. 2 a) est consacrée à la Syrie , à la Chine et au Japon.

Dans les six salles suiv. (pl. 3-8): objets des îles des mers du Sud ( Mélanésie , Polynésie et Micronésie). — Le 3e corridor (pl. 9) est consacré à divers pays et contient surtout des canots. Dans le cabinet voisin (pl. 10): un manteau mexicain avec broderies, du temps de Fernando Cortez. — Dans d’autres salles: objets de V Australie et de V Océanie (pl. 11-13), du sud de l’Afrique, du Soudan et des pays du Haut Nil (pl. 14-15), de V Abyssinie et du Choa (pl. 16-17 ; *cadeaux de princes africains au roi et à la reine d’Italie), et d’autres pays de l’Afrique (pl. 18-26).

Le musée préhistorique (Museo preistorico) est composé en majeure partie d’objets provenant d’Italie: âge de la pierre (pl. 29- 32); âge du bronze (pl. 33-35); armes des âges du bronze et du fer; statuette primitive de guerrier avec casque à deux cornes, provenant de Sardaigne (pl. 35); objets du l’âge de fer (pl. 36-39).

La dernière salle de ce côté (pl. 40) contient le * trésor de Préneste, composé d’objets ayant probablement appartenu à un souverain du pays du commencement du vii« s. av. J.-C. et trouvés en 1876 à Palestrina (p. 460), dans un tombeau.

Les objets les plus importants sont au milieu de la vitrine. 1, parure en or, plaque sur laquelle sont soudés 131 lions, chevaux et autres animaux fabuleux, disposés en rangées et décorés de points d’or très fins. 4, 5, 6, cylindres d'or en lame à ornementation finement granulée. 2, fibule en or. 26, fragments d’une coupe en argent , à bas-reliefs dorés, genre égyptien, avec un roi vainqueur et Amon-Ra, l’histoire d’Osiris et, au-dessus de l’aile d’épervier (à l’intérieur), un nom en caractères phéniciens, «Esmunjai ben Asto», celui de l’artiste ou de l’ancien possesseur. 22, coupe à deux anses, en or pâle. 25, coupe plate en argent à basreliefs dorés, chasses royales, oiseaux et chevaux. 23, cratère en argent doré, ayant dans le haut, en guise de poignée, six serpents qui se dressent, et à la panse des bandes d’ornements représentant des homïnes armés, des animaux sauvages et des oiseaux. 24, coupe profonde en argent doré, ornée à l’intérieur de deux bandes représentant des chevaux, des taureaux, des oiseaux et des arbres. — A remarquer aussi dans le compartiment du milieu les poignards n08 27 et 28, une coupe en verre bleu, des bas-reliefs en ivoire, pour incrustation sur bois, etc.

Dans le haut de la vitrine: 72, trépied d’une haute antiquité, en bronze et en fer, avec une coupe sur le bord de laquelle sont trois hommes et trois animaux regardant a l’intérieur. 81, grand support de bronze en forme de cône tronqué. — Dans le bas, 75, chaudière en bronze martelé, fortement endommagée, ayant comme anses des têtes de griffons; fragments de boucliers en bronze qui étaient suspendus aux parois du tombeau.

Le corridor (pl. 41) contient des objets trouvés dans des tombeaux à Yéies (p. 464), Capena, Montarono et autres localités, ainsi que des reproductions de monuments mégalithiques (menhir et dolmen) de la province d’Otrante, et celle d’un nuraghe de Sardaigne, c.-à-d. d’une de ces tours coniques, tronquées dans le haut.

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qui servaient surtout de refuges en temps de guerre et remontent sans doute aux premiers temps de l’âge du bronze (env. 1000 ans av. .T.-C.). — Il y a encore trois cabinets (pl. 42-44) contenant des objets préhistoriques, de Suisse, de France, de Scandinavie, de Hongrie, etc. et de plus dans le dernier (44, armoires du milieu et près de la fenêtre) des spécimens des objets trouvés au cours des fouilles italiennes dans l’île de Crète, produits de la culture «minoenne», sœur ainée de la culture mycénienne du continent grec (ne millénaire av. J.-C.). Le corridor (pl. 45) et les trois cabinets suivants (pl.

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