‹ Italie centrale, RomeChapitre 115 sur 321 · font suite à ce corridor. Dans le 1er, cab · texte numérisé non relu

font suite à ce corridor. Dans le 1er, cab

50: inscriptions chrétiennes et lampes provenant des catacombes; petits tableaux; représentation du Christ en émail; objets en bronze;, lampe à suspension ; petites mosaïques. Dans la vitrine, au milieu, sculptures du moyen âge et' de la Renaissance en ivoire, ambre et bois. — j Cab. 51: Fragments de sarcophages chrétiens.*

Au milieu, un grand vase de marbre gris, très! détérioré, orné de reliefs représentant l’Adoration des Bergers et le Christ trônant au milieu des apôtres. Devant la fenêtre , le crucifix- caricature , caricature à la pointe, provenant du «Pædagogium» du Palatin (p. 304) et représentant un homme à tête

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Musée Kircher.

d’âne, en croix, et à côté nn personnage dans l’adoration avec une inscription grecque qui signifie: «Alexamène adore son Dieu».

D’après l’hypothèse ordinaire, cette figure aurait été gravée au m« s. apr. J.-C. par un page impérial pour se moquer d’un de ses camarades chrétiens, ce qui serait une preuve de plus ajoutée à d’autres qu’on imputait aux juifs et aux chrétiens de tenir l’àne en adoration. On a donné récemment une autre explication: l’auteur du dessin aurait appartenu à la secte gnostique des Séthiens, originaire d’Egypte, qui enseignait que J.-C. n’était autre que Seth, fils d’Adam, et que celui-ci et le dieu égyptien Seth, à tête d’àne, étaient identiques. La figure serait donc une espèce de confession de foi.

Cab. 52: Terres cuites, au nombre desquelles des reliefs d’un très beau fini pour décoration architectonique. Dans la vitrine du milieu, trois beaux vases, ivoires sculptés, verres. — Salle 53: Collection de vieilles monnaies en bronze, romaines et italiques (æs grave). Près de la fenêtre, gemmes et autres pierres taillées. En face, grande plaque de bronze avec dédicace à Minerve, en dialecte falisque ; cercle de fer auquel est attachée une petite plaque de bronze avec l’inscription: «je me suis enfui, arrête-moi; si tu me reconduis à mon maître, tu recevras un solidus». On suppose qu’il était destiné à un esclave ou plutôt que c’était un collier de chien. Plaques de plomb avec sentences de malédiction (invocations des dieux infernaux, les conjurant de blesser ou d’anéantir une personne haïe; ces plaques étaient enfouies ou mises dans les tombeaux). Bas-relief en marbre polychrome (cavalier). Aux parois, en haut, statuettes. — Salle 54 : Bronzes. Entre les portes d’entrée, couche à armature de bronze incrustée d’argent, faussement reconstituée en fauteuil d’apparat (v. le lit mentionné p. 266).

Devant la fenêtre de g. : la *ciste de Ficoroni, ainsi nommée d’après son premier propriétaire, un antiquaire romain. C’est un vase cylindrique en bronze laminé (nécessaire de toilette), trouvé à Palestrina (p. 460) en 1738 et orné tout autour de gravures exquises à sujets tirés de l’expédition des Argonautes qui en font un des plus beaux ouvrages de l’antiquité.

Débarqués dans le pays des Bébryces, les Argonautes ont à lutter contre le roi Amycus, qui les empêche de puiser de l’eau à une source, jusqu’à ce que Pollux l’ait vaincu dans un pugilat. Au centre, le roi vaincu, que Pollux attache à un arbre pour sa punition (voir aussi les copies à dr. et à g. de la fenêtre). A dr., Minerve, au-dessus de laquelle plane une Victoire qui se dirige vers Pollux pour lui offrir une couronne. En avant, Jason et Hercule. Plus loin, le vaisseau Argo, les Grecs se désaltérant à la source, un Argonaute qui s’exerce au pugilat et un Silène ventru qui le parodie. Les pieds et les figures du couvercle sont d’un travail plus grossier. Ces dernières sont accompagnées des inscriptions: «Novios Plautios med Romai (me Romæ) fecia», et «Dindia Macolnia fileai dédit», du m« s. av. J.-C.

Devant la fenêtre: plusieurs gobelets d’argent de Vicarello (p. 112) dont quatre ont la forme de pierres milliaires portant la liste des stations du voyage de Gradés (Cadix) à Rome. Dans l’armoire, tuyaux de plomb, armes, vases, cuillers, balance et poids, fourchettes de sacrifices; tête d’Apollon d’après une œuvre du iv* s.

Galerie Doria-Pamphili. ROME. II. Près du Tibre, r. g . 225

av. J.-C., à yeux incrustés; bustes, têtes, statuettes, miroirs, cistes, petits reliefs, candélabres.

L’ observatoire royal, qui se trouve au Collège Romain, a acquis une célébrité européenne sous la direction du savant père Secchi (m. 1878). Le directeur actuel est le prof. Millosevich. Les visiteurs y sont reçus dans la matinée, sur une recommandation.

La via di Piè di Marmo , à l’O. de la petite place du Collège- Romain (pl. II 18), mène en quelques pas à Ste-Marie-de-la-Minerve (p. 236). — En face du Collège, à côté du chœur de Ste-Marie in Via Lata (p. 218), est

le *palais Doria (pl. II 18), dont la façade E., tournée sur le Corso, a été exécutée dans le style baroque vers 1690 par Gabr. Valvasori , successeur de Borromini. Il a une belle cour intérieure à colonnade. Sa façade du S. (p. 242) est de Paolo Amati, celle du N. de Pietro da Cortona. Là se trouve (n° la) l’entrée de la galerie de peinture, qui est au premier.

La *galerie Doria-Pamphili est visible comme il est dit p. 162. Pourb., 50 c. Catalogue de 1901, 1 fr. Les salles sont très froides en hiver. C’est à midi qu’on a le meilleur jour.

Comme les autres galeries de Rome, celle du palais Doria n’a pas de spécialité, mais contient des ouvrages de tout genre; tout au plus pourrait-on y remarquer une certaine préférence pour les œuvres du xvne s. à l’époque de sa fondation. On verra avec plaisir, parmi les tableaux plus anciens, les Vierges de Niccolo Rondinelli (n08 159, 163), successeur peu connu de Giov. Bellini. Des maîtres du xvie s., Raphaël est représenté par le double portrait de deux Vénitiens. La Salomé (n° 388) du Titien est une excellente toile vénitienne. Le portrait d’innocent X par Velâzquez (n° 118), la perle de la collection, se distingue par un coloris puissant et est remarquable par le talent avec lequel l’artiste a su harmoniser les trois sortes de rouge. Les paysagistes du XVIIe s. sont aussi bien représentés. Chez Ann. Carrache, on constate une hésitation entre le genre historique et le paysage proprement dit, et la première tendance l’emporte au détriment de l’effet d’ensemble. Les toiles de Claude Lorrain jouissent d’une célébrité bien méritée ; le Moulin (n° 88), aussi bien que le paysage avec un temple d’Apollon (n° 76) peuvent être regardés comme des modèles du paysage idéal, où les contours et l’agencement des plans déterminent l’effet d’ensemble. — Les écoles flamande et hollandaise sont largement représentées, cependant elles comptent peu de toiles de grande valeur.

Une fois au haut de l’escalier, on sonne au 1er étage et l’on pénètre dans l’antichambre, d’où l’on passe à g. dans les salles principales (Galleria Grande), qui donnent toutes sur la colonnade de la cour. D’abord, droit devant soi, la

Ire galerie (Primo Braccio): 70, le Guerchin, Jeune homme

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écrivant; 71, 72, Claude Lorrain , paysages avec figures mythologiques; 74, Annïb. Carrache , Nativité du Christ; *76, Claude Lorrain , paysage avec un temple d’Apollon; 78, 80, 82, 84, 86, Annïb. Carrache , Assomption, Fuite en Egypte, Pietà, Adoration des Mages, Mise au tombeau ; *88, 92, Claude Lorrain , le Moulin (œuvre capitale du maître, v. p. 225), la Fuite en Egypte (paysage).

Au bout de la galerie se trouve à g. un cabinet contenant: **118, Velâzquez, Innocent X (1650).

«Des yeux couleur d’acier de ce visage hideux jaillit un regard plus pénétrant que l’éclat de la pourpre et le rayonnement de l’or; c’est ainsi que regarde l’homme qui veut incruster dans sa mémoire, les traits de celui qui l’approche, parce qu’on attend de lui des décisions infaillibles.» Justi.

Dans ce même cabinet se trouve aussi un buste du pape, du xvne s.

La IIe galerie (Secondo Braccio ) qui fait suite à ce cabinet renferme quelques sculptures antiques et conduit tout droit à cinq pièces plus petites dont la première est la IIIe salle: 120, Mazzolino, Massacre des Innocents à Bethléem; 125, Boccaccino, Vierge et saints; 128, école de Ferrare (Mazzolino), Jésus chasse les changeurs; 137, Mazzolino , Mise au tombeau; 140, Parentino, Tentation de St Antoine. — IVe salle: 143, copie d’après Raphaël, la Vierge du Passeggio (original à Londres) ; 144, le Garofalo , la Ste Famille et deux franciscains; 153, d’après Raphaël (et non Léonard de Vinci), Jeanne d’Aragon (copie hollandaise, original au Louvre) ; 156,

Fra Paolino da Pistoia, Ste Famille; 158 , école

Quarto Braccio

Corso Umberto I

de Michel -Ange (Séb. del Piombo?), Ste Famille; *159, Nie. Rondinelli, Vierge; 161, le Garofalo, Visitation (1518); 163, Nie. Rondinelli , Vierge; 164, Andrea SoJario, Jésus portant sa croix; 165, Ortolano, Nativité du Christ; 170, Dosso Dossi (?),

Galerie Doria- Pamphili. ROME. II. Près du Tibre, r. g. 227

portrait d’homme; 171, école florentine, portrait de Machiavel. — Ve salle: 173, Quinten Massys, Dispute de changeurs (tableau d’école); 175, Breughel, Ste Famille; 180, d’après Durer , St Eustache (copie d’après une gravure du maître); 189, A. van Dyck (?), portrait de femme; 192, Jan Scorel, Agathe de Schoenhoven; 196, école allemande , portrait d’homme (1545); 197, 200, 206, 209, Breughel , les Quatre éléments; 208, école allemande, portrait de femme (1545). — VIe salle: 215, 218, Dav. Teniers le Jeune, Fête champêtre, A l’auberge; 231, Rubens (?), Moine franciscain; 236, 241, 253, 258, Weenix , nature morte, avec figures. — Cabinet à g., petits paysages hollandais et trois bustes modernes de la famille Doria.

IIIe galerie (Terzo Braccio), à laquelle on parvient en retraversant les cinq pièces précédentes et en prenant à g.: 277, Paris Bordone, Vénus, Mars et l’Amour; 288, Sassoferrato, Ste Famille; 290, Lor. Lotto, St Jérôme; 291, Jan Livens (non pas Andrea Comodi), Sacrifice d’Abraham; 295, le Guide, Vierge; 299, Nie. Poussin, copie des Noces Aldobrandines (p. 392) ; 307, Luca Giordano, une Cuisinière; 315, Bern. Licinio, portrait d’homme.

Le Salon Aldobrandini, quelques marches plus bas, à g., où se font les copies, contient souvent pour cette raison des chefs-d’œuvre de la collection: aux parois, paysages de Poussin et de ses imitateurs. Antiques: sur les degrés correspondant à l’entrée de dr., une réplique de la Diane de Gabies du Louvre; au milieu du mur en face de l’entrée, une statue archaïsante de Bacchus barbu; au milieu, Ulysse sous le bélier de Polyphème; un Jeune Centaure, dont tout le devant a été refait, et un autel rond, enrichi de beaux ornements. En sortant du salon, on a droit devant soi la

IVe galerie (Quarto Braccio): 373, Sofonisba d’Anguisciola, portrait d’homme et de femme; 376, Sassoferrato , Vierge; 384, le Caravage (non pas Saraceni), Halte pendant la fuite en Egypte; 386, le Titien , portrait d’homme, le prétendu Jansenius; 387, le Corrège, Triomphe de la Vertu (peinture en détrempe restée inachevée, copie française d’une époque plus récente) ; *388, le Titien , Salomé avec la tête' de St Jean-Baptiste (œuvre de jeunesse, vers 1514 ou 1515); 390, Jac. Bassano, portrait d’homme; *403, Raphaël (copie?), les savants vénitiens Navagero et Beazzano (non pas Bartolo et Baldo), du temps de son séjour à Rome (1516); 406, Louis Carrache, St Sébastien; 411, Dosso Dossi, Didon en pleurs.

La via délia Gatta, à l’O. du palais Doria, débouche au S. dans la via del Plebiscito, en face du palais de Venise (p. 219).

Prenant à l’E. de la place du Collège-Romain et passant à Ste- Marie in Via Lata (p. 218), on retourne au Corso, qu’on traverse pour suivre tout droit la via SS. Apostoli, jusqu’à la longue place des Sts-Apôtres (pl. II 21), bornée à l’E. par l’église de ce nom

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et le palais Colonna, et au S. de laquelle passe la rue Nationale (p. 193).

L’église des Sts-Apôtres (SS. Apostoli), fondée par le pape Jules Ier (337-352) en l’honneur de St Philippe et de St Jacques, reconstruite par Pélage Ier (555-560) et renouvelée à l’intérieur en 1702 sous Clément XI, par Franc. Fontana, dans le style baroque le plus luxueux, a été incendiée en 1871 et restaurée depuis. Il n’y a plus d’ancien que le portique, que Jules II, encore cardinal, fit construire vers 1475.

Sous le portique, à g., le monument du graveur Giov. Volpato, par Canota (1807); à dr. du portail principal, restes du tombeau de Lor. Colonna, décapité en 1484, par Luigi Oapponi; encore plus à dr., un bel aigle antique dans une couronne de chêne, provenant du forum de Trajan.

Dans l’intérieur de l’église, au bout du bas côté de g., au-dessus de l’entrée de la sacristie: le tombeau de Clément XIV, par Canota ; sur le soubassement, la Douceur et la Modération. Dans l’abside: à g., le monument du cardinal Pietro Riario (m. 1474), élevé par Sixte IV à son neveu, par Mino da Fiesole et Andrea Bregno ; en face, celui de Giraud (m. 1505), mari de la nièce de Jules II. Le tableau d’autel, le Martyre de St Philippe et St Jacques, par Muratori, passe pour le plus grand de ce genre à Rome. Au plafond de l’abside: la Chute des anges, fresque de G. Odassi, peinture baroque, mais d’un effet saisissant. L’église ancienne avait été décorée par Mélozzo da Forli; un beau débris de ses fresques est conservé au Quirinal (p. 194) et d’autres dans la sacristie de St-Pierre (p. 352). Dans la crypte: le beau tombeau de Raffaello délia Rovere, père de Jules II (1477), dans le style de la première Renaissance.

Dans le cloître: dans une niche du corridor attenant à l’église, le tombeau du cardinal Bessarion (m. 1472); plus loin, vers la sortie, un cénotaphe en l’honneur de Michel-Ange, qui vécut et mourut (en 1564) dans la paroisse des Sts-Apôtres; son tombeau est à S. Croce à Florence.

Le palais Colonna (pl. II 21), vaste édifice entre la place des Sts-Apôtres et la via Pilotta, borné au S. par la rue Nationale (p. 193), a été construit vers 1417 par Martin V (Colonna), mais agrandi et transformé au xvne et au xvme s.

La *galerie Colonna, qui se trouve au 1er étage de la partie postérieure, a son entrée au n° 17 via Pilotta (p. 176), que traversent trois arcades reliant le haut du palais au jardin qui en dépend (p. 230). Visite, v. p. 162. Catalogue non raisonné de 1900, 1 fr.

Ire salle. De dr. à g.: 17, le Tintoret, Narcisse, dans un beau paysage; au-dessous, sur une table de marbre, une figure antique: Jeune fille jouant aux osselets; 22, Pietro Novelli, Marc-Antoine Colonna; 23, Girol. Muziano, Victoria Colonna (1490-1547), amie de Michel -Ange; 24, Lor. Lotto , portr. du cardinal Pompeo Colonna, fort endommagé; 1, école de Fer rare du xvi* s. (non pas le Griorgione), portr. de Ciacomo Sciarra-Colonna; 6, le Tintoret , Adoration du St -Esprit, avec quatre portraits en buste; 4, Aug. Carrache , Pompeo Colonna; 9, Bronzino, Vénus et l’Amour; 8, imitateur de Jérôme Bosch (et non Cranach), Tentation de St Antoine; 10, van Dyck (?), Lucrezia Tomacelli, épouse de Filippo Colonna; 11, Bart. di Giovanni , Réconciliation des Romains et des Sabins; *12, Bonifazio Ier (et non le Titien), Vierge et saints,

Galerie Colonna. ROME. H- Près du Tibre, r. g. 229

œuvre de jeunesse; 13, Pietro Novelli, Isabelle Colonna et son fils Lorenzo Onofrio; 14, Bart. di Giovanni , Enlèvement des Sabines; *15, Palma le Vieux , la Vierge avec St Pierre et le donateur. — Au milieu, une colonne en marbre rouge, avec bas-reliefs représentant des scènes guerrières («columna bellica»; xvie s.), emblème des «Colonna».

Un escalier, où l’on voit un boulet qui y est tombé lors du bombardement de 1849, descend à la

IIe salle (Gran Sala). Magnifique décoration par Ant. del Grande et Girol. Fontana et plafond par Coli et Gherardi, la Bataille de Lépante, le 8 oct. 1571, à laquelle la flotte pontificale prit part sous la conduite de Marc-Antoine Colonna. Les glaces de la paroi sont ornées de fleurs de Mario de ’ Fiori et de Génies de Carlo Maratta. Les statues antiques et les bas-reliefs sont en majeure partie d’une valeur secondaire et fortement restaurées. Peintures: mur de dr., 38, Scip. Gaetano , portrait de la famille Colonna (1581); 35, école de van Dyck , Don Carlo Colonna, portrait équestre; 32, l'Albane , Pietà; 49, Sustermans, Federigo Colonna. Mur de g.: 30, le Tintoret, deux têtes d’hommes; 31, Nie. Foussin j Ci mon et Iphigénie (Boccace, Décaméron, v, 1); sous la 4e fen., beau bas-relief grec, représentant le transport d’un adolescent qui est tombé ; 39, Niccolô Alunno, la Vierge délivrant un enfant d’un démon.

IIIe salle. * Douze paysages en détrempe par Gasp. Poussin forment la partie la plus intéressante de toute la galerie; quoique quelques-uns, soient mal placés, tous méritent un examen: 54, 55, 8-7-89, du côté de l’entrée; 69, en face ; 56, 68, du côté g., au-dessus des fenêtres; 84, 85, 76 et 77, du côté droit. Les sujets sont très variés: Route sur le bord d’un ravin, Plaine déserte balayée par un ouragan, Lac tranquille entouré d’arbres majestueux, Rochers crevassés avec une cascade, etc. Les procédés de l’artiste sont simples et uniformes; ce n’est que par la composition et le dessin qu’il produit de l’effet, et c’est assez. — En outre, du côté des fenêtres: 62, N. Poussin , Métamorphose de Daphné. Plus un grande armoire incrustée d’ivoires par François et Dominique Steinhai'd: au milieu, le Jugement dernier, d’après Michel-Ange.

IVe salle: plafond de Batoni et de Luti, Apothéose de Martin V. Au-dessus de la porte: 92, Pâris Bordone (et non Bonifazio), Vierge et saints; *90, Paul Véronèse , portr. d’homme; 118, Holbein (?), Lor. Colonna. Côté dr. : 116, P. Bordone , la Vierge et des saints, bon tableau, qui a beaucoup noirci; 115, Ann. Carrache, Mangeur de fèves; 112, lo Spagna, St Jérôme; 111, VAlbane , Enlèvement d’Europe. Au mur de la sortie: 109, Girol. da Treviso , portr. donné sans motif pour celui de Poggio Bracciolini ; 106, Bronzino, Ste Famille; 107, le Titien , Moine franciscain, faussement nommé Onufrius Panvnius; 104, Giov. Bellini , St

230 H- ^rès du Tibre , r. gr. ROME. Galerie Colonna.

Bernard. Du côté des fenêtres: 96, le Guide , Ste Agnès; 94, 95, le Tintoret, deux portraits.

Ve salle, salle du trône, avec un beau tapis ancien: au-dessus de la table de dr., une carte marine dont Marc-Antoine Colonna se serait servi à la bataille de Lépante (v. p. 229) ; au-dessus de celle de g., le diplôme d’honneur que le sénat romain lui délivra après la bataille. Le trône qui s’y trouve est à l’usage exclusif du pape, c’est pourquoi il est tourné du côté de la paroi.

VIe salle. Côté de l’entrée: 122, le Parmesan, Ste Famille; 121, Innocenzo da Imola , même sujet; 120, 123, Màbuse (f, non pas van Evck), deux madones entourées de petits tableaux ronds, les Sept joies et les Sept douleurs de la Vierge, exécutées avec la finesse de la miniature. Mur de dr. : 130, Stefano da Zevio (non pas Gentile da Fabriano), Vierge; 132, Jules Romain , id. (v. p. lxxiii); 134, Jacopo degli Avanzi , de Bologne, Crucifîment: 135, Giov. Santi (v. p. 138), portrait de garçon; 136, Bugiardini , Vierge. Près de la sortie: 140, Sandro Botticelli, Vierge (œuvre d’atelier); 141, Longhi, idem.

La Villa Colonna (entrée par le n° 15 de la rue du Quirinal, v. p. 194 ; pourboire au jardinier), beau jardin dépendant du palais (p. 228), est ouverte aux visiteurs le mercr. de 11 h. à 3 h. sur le vu d’un permis qu’on se procure au palais, piazza Apostoli. Elle renferme des fragments en marbre d’un magnifique temple de Sérapis érigé par Caracalla et dont un mur est resté debout ici jusqu’en 1620, sous le nom de tour de Mécène; c’est à ce mur que se rattachait la tradition reportée depuis à la Torre delle Milizie (p. 192). Les murs en brique considérables et les escaliers descendant a la piazza délia Pilotta appartenaient aux annexes de ce temple. De la terrasse, jolie vue sur la ville.

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