‹ Italie centrale, RomeChapitre 152 sur 321 · Palatin · texte numérisé non relu

Palatin

celle de l’E., à St-Bonaventure, 51 ni. La forme en a été considérablement modifiée par les constructions qu’on y a élevées. C’est ici que la tradition place les demeures de ses premiers héros, Evandre et Faustulus, avant la fondation de la ville; des temples et des sanctuaires antiques en ont conservé le souvenir pendant fort longtemps. Le Palatin a été le noyau de la Rome primitive, la Roma quadrata , et on a découvert à différents endroits des restes de son enceinte. Sous la République, les familles patriciennes étaient fières d’y habiter; d’importants personnages, tels que l’orateur Hortensius, Cicéron et son ennemi acharné, le tribun Clodius, y ont eu leur demeure. Auguste y naquit et transporta après la bataille d’Actium sa résidence dans ce lieu jadis habité par les rois. Ses constructions couvrent une grande partie de la colline de l’E.; elles embrassent, outre le palais proprement dit (domus Augustiana), un grand temple d’Apollon et la riche bibliothèque grecque et latine. Tibère construisit de son côté un palais au sommet de la colline du N., peut-être dans le voisinage de la maison où il était né (p. 299). Caligula agrandit ce palais par une annexe à l’angle N., en faisant du temple de Castor (v. p. 281) comme un vestibule de la demeure impériale ; mais ces constructions-là disparurent de bonne heure après la mort de leur fondateur. Le Palatin ne suffit pas au luxe insensé de Néron; il se créa une résidence dans la Maison Dorée , qui s’étendait du Palatin à l’Esquilin (p. 288). Les Flaviens revinrent au Palatin; ils élargirent et embellirent les constructions d’Auguste. Trajan et Adrien eurent leurs palais particuliers dans les quartiers S. de la ville ; ce dernier résidait de préférence dans sa maison de campagne près de Tibur. Les Antonins habitèrent surtout le palais de Tibère qui semble avoir été agrandi à cette époque. Septime-Sévère agrandit la résidence impériale au S., au delà du pied de la colline. Le Septizoniura , édifice à colonnes et à trois étages, bâti par lui pour faire perspective à la voie Appienne, qui aboutissait à cet endroit, était encore en partie debout au xvie s.; Sixte-Quint le fit démolir. Dans les siècles suivants, le palais impérial partagea le sort de la ville elle-même qui tombait en ruine. Odoacre et Théodoric y résidèrent encore; Narsès y mourut en 571 après l’avoir dépouillé de ses derniers trésors artistiques. Depuis le vne s., l’ensemble des constructions impériales passa entre les mains de l’église ou des représentants des gouverneurs byzantins. On y consacra une église 'importante à St Césaire qui devint ainsi le successeur des Césars. Après l’an 1000, il ne resta plus trace des palais impériaux; les jardins, les couvents et les tours fortifiées recouvrirent les monceaux de ruines.

Les premières fouilles furent faites lors de la création des jardins Farnèse (Orti Farnesiani), sous Paul III, de la famille Earnèse (1534-1550), et le milieu du Palatin fut déblayé de 1721 à

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