Palatin
loin à dr., les ruines des thermes de Caracalla et derrière, à g., les deux tours de la porte St-Sébastien et le tombeau de Cæcilia Metella; puis Ste-Balbine, avec sa haute tour; plus loin, St-Sabas, avec un péristyle à deux étages; plus loin encore, la pyramide de Cestius; dans la campagne, St-Paul-hors-les-Murs ; ensuite l’Aventin, avec ses trois églises. Le cimetière juif , en avant, reconnaissable à ses nombreuses pierres blanches, se trouve dans la zone du Cirque Maxime , qui s’étendait au fond de la dépression comprise entre l’Aventin et le Palatin. Les murs ont disparu jusqu’à quelques restes peu importants, cependant on en reconnaît encore la forme. Le cirque, créé déjà à l’époque des rois, fut agrandi par César et garni de sièges de pierre ; les empereurs l’embellirent avec une magnificence encore plus grande. Du temps de Pline, il pouvait contenir plus de 100 000 spectateurs, et 200000 après les agrandissements, mais non 385000, ou même 485000, comme on l’a prétendu avec exagération. Une clôture au milieu de l’arène (v. p. 422) la séparait en deux parties dans le sens de la longueur. C’est sous Totila, le roi des Goths, que fut célébrée en 549 la dernière course dans la ville déjà en grande partie déserte. Les obélisques des places du Peuple et du Latran proviennent de là.
En repassant le pont et en appuyant à dr., devant des débris de pavements en mosaïque noire et blanche, on descend au bout d’une centaine de pas par un escalier moderne au bas de la colline, au S., pour arriver par un corridor à une petite place où le chemin se bifurque: à dr., il monte au temple de Jupiter Victor (p. 300) en passant sous la grande exèdre de la façade S. du palais d’Auguste ; à g., il descend le long du versant S. au
Pædagogium, nom probablement donné par euphémie par les occupants à une série de cellules de pénitence, disposées dans un bâtiment faisant partie du vestiaire impérial. Un portique à colonnes de granit, dont l’une est encore debout et dont l’entablement de marbre est maintenant supporté par des piliers en maçonnerie, s’élève devant les portes. Aux murs des pièces, et surtout sur ceux des deux petites chambres (la dernière seule est ouverte) à dr. et à g. de la niche ronde, on a trouvé beaucoup de griffonnages (graffiti) , entre autres la caricature du Crucifix mentionnée p. 223, faits avec le style dont les anciens se servaient pour écrire; on y lit les mots plusieurs fois répétés «exit de pædagogio» qui ont fait donner son nom au bâtiment. Le pædagogium proprement dit, établissement d’instruction pour les esclaves du palais, était près de l’église Sts-Jean-et-Paul (p. 318).
3 min. plus loin, se trouve une maison moderne sur la façade de laquelle a été placé un buste de l’archéologue Fr. Bianchini (m. 1729). Il y a là un autel {« ara») en travertin, consacré «à une divinité inconnue», dit son inscription archaïsante: «sei deo sei deivæ sacrum», restauré par un préteur du nom de Sextius Calvinus, probablement l’an 100 av. J.-C. Ensuite, à dr. sur le bord occid. de la colline, des restes de murs en tuf, donnés ordinairement comme une partie de l’anc. mur d’enceinte de la Borna quadrata (p. 298), mais probablement plutôt une substruction de la fin de la République. Les blocs de tuf sont placés alternativement, sans mortier, en long et en large. Derrière ce pan de muraille se trouve une