III. Rome antique
derrière le casino, descend à l’étage inférieur du palais d’Auguste en traversant d’anc. pièces qui ont servi de caves. On y voit une grande cour carrée et trois salles attenantes, deux d’entre elles avec un plafond octogone, l’autre avec un plafond carré, toutes intéressantes par leur construction. De là, en passant par une ouverture de la paroi (pl. z), on pénètre dans le prétendu
Stade, probablement un ancien jardin («Hippodromus») et non, comme on l’a supposé à tort, une arène qui servait aux courses et aux luttes des athlètes. Ce n’a été d’abord qu’un espace de 160 ni. sur 48 de côtés, entouré de hauts murs, avec une grande niche à demi-coupole au S.-E. et un balcon au N.-E. (à St-Bonaventure, p. 287). Plus tard, probablement sous Septime-Sévère, on éleva devant les murs un portique composé de piliers avec demi-colonnes. La partie la mieux conservée est l’angle N.-E., où l’on remarquera ces demi-colonnes, à noyau en briques, bases revêtues de marbre blanc et cannelures en marbre rouge dit «porta-santa». Aux extrémités de l’espace sont deux fontaines à bassins semi-circulaires; de celle de l’E. on a trouvé beaucoup de restes d’ornements, de corniches etc. Le grand canal de décharge en marbre blanc qui fait le tour du prétendu stade indique qu’il était bien approvisionné d’eau. Aux extrémités des portiques existent des niches semi-circulaires; dans celle de g., la statue d’une des Muses; les autres objets qu’on y a trouvés sont au musée des Thermes (p. 187). — Sous la grande abside du S.-E., se trouvent trois pièces avec des restes de peintures murales bien passées. La grande construction elliptique pratiquée dans la moitié S. -O. est bien moins ancienne; peut-être date- 1- elle du temps de Théodoric, dont on a retrouvé le nom sur des briques marquées d’une empreinte.
Un escalier entre la grande abside et l’angle N.-E. du Stade mène à la galerie du haut. Il y a là d’abord, à g., une plate-forme sur laquelle sont conservées les ruines de plusieurs salles et de grandes citernes. Belle Vue sur le stade et au S.-E. sur le Célius et les monts Albains. En retournant sur ses pas et en passant derrière l’abside du stade, dont on remarque la haute galerie, à voûte caissonnée, on arrive aux ruines du palais de Septime-Sévère. On y reconnaît des pièces avec appareil de chauffage, des bains, etc. sans qu’il soit possible d’en déterminer le plan. En traversant ensuite des ruines de peu d’élévation, on atteint enfin, par un pont pavé, un belvédère au-dessus d’une construction à trois étages, d’où l’on jouit d’un magnifique *panorama s’étendant du Colisée au N.-E. jusqu’à la coupole de St-Pierre au N. -O., à travers tous les quartiers S. de la ville, et la campagne romaine.
Au premier plan, à dr. du Colisée, cinq arcades de VAqua Claudia (p. 203), qui approvisionnait d’eau le Palatin (sous cet aqueduc passe une route de voit, récemment établie); plus loin, vers le S., les églises St-Jean-et-St-Paul et St-Jean-dc-Latran ; sur le devant, St-Grégoirc; audessus, St-Etienne-le-Rond et le casino de la villa Celimontana. Plus
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ROME