Aventin. Mont Testaccio. Pyramide de Cestius
Tramw. électr. de la place de Venise au quartier Testaccio par la via Arenula et le long du Tibre, et à St-Paul-hors-les-Murs par la porte St-Paul, v. l’app. n» 19 et 5.
L 'Aventin (46 m.), quartier principal du bas peuple (plebs) dans les premiers temps de Rome et encore très habité dans la suite, est maintenant occupé par des vignes et des couvents ; les constructions modernes y sont encore rares.
Au pied de l’Aventin passent la via dklla Salara (pl. III 16), qui part de la place Bocca délia Yerità (p. 306), et son prolongement la via della Marmorata (p. 311). De la première se détachent, près de Ste-Marie in Cosmedin (p. 306) et 2 min. plus loin, à g., des chemins qui montent à l’Aventin. Le second, le vicolo di S.
Sabina, mène en 5 min. au sommet. Les restes de murs en tuf
qui bornent la vigne au coin de dr. sont ceux d’un château d’ou
les Savclli commandaient au xme s. le Tibre et la route de la rive
gauche. Dans le haut, via di S. Sabina , se trouvent, l’une près de l’autre, trois vieilles églises dont suit la description:
*Ste-Sabine (pl. III 16), construite en 425, probablement «à la place d’un temple de Junon Regina, sous StCélestin Ier, par un prêtre illyrien du nom de Pierre, a été restaurée aux xiii®, xve et xvie s. Honorius III remit cette église, avec le palais voisin, à St Dominique, qui y fonda son ordre. On y entre d’ordinaire par la porte latérale; si elle est fermée, sonner à la porte de g.; on passera par le couvent et l’on arrivera à l’ancien porche, auj. muré, puis au portail principal. Il a de belles portes en bois de cyprès, dont les panneaux, représentant des scènes bibliques, datent pour la plupart du v« s. ; le relief supérieur à g. est peut-être la plus ancienne représentation du Crucifîment. Voir p. lxi.
L'intérieur, qui a 24 colonnes corinthiennes antiques en marbre de l’Hymette et un faîtage apparent, a bien conservé le caractère des vieilles basiliques chrétiennes. A Ventrée , au-dessus de la porte, excellente mosaique de l’année 430 portant une inscription avec le nom du constructeur; à g., la figure de l’Eglise des circoncis ou des juifs convertis; à dr., celle de l’Eglise des gentils ou des païens convertis. Au milieu de la grande nef, du côté de l’autel, se trouve sous le pavement le tombeau de Munoz de Zamora, général des dominicains (m. 1300), avec une mosaïque. Au-dessus du maître-autel, un baldaquin dans le stylo du xi® s., par Poccetti (1905). — Au bout du bas côté de ds\, dans la chapelle St-Dominique, la *Vierge au rosaire, St Dominique et Ste Catherine, de Sassoferrato, cnef-d’oeuvre de ce peintre. A dr., le tombeau, style renaissance, du cardinal Auxias de Podio (m. 1483). — Dans le bas côté de g., restes de la vieille clôture du chœur, avec ornements du ix® s.
Dans le petit jardin de l’ancien couvent des dominicains , à côté de l’église, un vieil oranger, planté, dit-on, par St Dominique; on peut le voir par la petite fenêtre en face de la porte de bois. Le beau cloître (1216-1225, 103 eolonnettes; p. lxii) et le grand jardin du couvent font aujourd’hui partie d’un établissement de désinfection et sont fermés au public.
312 iTL Borne antique.
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