‹ Italie centrale, RomeChapitre 165 sur 321 · Aventin · texte numérisé non relu

Aventin

La *pyramide de Cestius (pl. III 18), primitivement située hors de la ville, sur la route d’Ostie, fut comprise par Aurélien dans l’enceinte de la ville ; elle sert de tombeau à Caius Cestius Epulo , dont la mort est antérieure à l’an 12 av. J.-C. Elle présente la forme des pyramides d’Egypte que les Romains donnaient souvent à leurs monuments funéraires, est construite en briques et revêtue de marbre et mesure 37 m. de hauteur et 30 de côté à la base. La porte actuelle n’a été percée qu’en 1660; auparavant on ne pénétrait à l’intérieur (peu remarquable) qu’à l’aide d’échelles.

L’inscription principale, sur les faces E. et O. du monument («C. Cestius L. f. Pob. Epulo. pr. tr. pl. VII. vir epulonum»), rapporte que le défunt C. Cestius, fils de Lucius, de la tribu Poblilia, fut préteur, tribun du peuple et membre du collège pontifical des Septemviri epulones, qui avaient à organiser les grands festins sacrificatoires. L’autre inscription, qu’on voit plus bas à l’E., dit que ce monument fut érigé en 330 jours, sous la surveillance de L. Pontius Mêla et de l’affranchi Pothus.

La porte St-Paul (pl. III 18), à l’E. de la pyramide de Cestius, est l’anc. porte d’Ostie. — De là à St-Paul-hors-les-Murs , v. p. 424 (tramw., v. n° 5 de l’app.).

En suivant, de la porte St-Paul au N.-E., la via di Porta S. Paolo, on arrive en 5 min., à g., à un pan de l’ancien mur d’enceinte de Servius (pl. III 20 ; p. xxix), d’env. 30 m. de long et 10 m. de haut. Ce mur se compose de gros blocs de tuf, placés sans mortier par couches longitudinales et transversales; l’arcade qu’on y remarque est de date beaucoup plus récente. Les ruines qui subsistent actuellement font reconnaître que, dans les derniers temps de la République, le mur était hors d’usage et déjà complètement recouvert de constructions.

Un peu plus loin, le chemin se bifurque: à g., la via diS. Prisca; à dr., la via di S. Saba, qui conduisent aux églises du même nom.

Ste-Prisca (pl. III 20; le plus souvent fermée), église de fondation très ancienne, fut modernisée au xviiie s. A côté, la trattoria «Castcllo dei Cesari» (p. 148), d’où l’on a une *vue magnifique sur les parties désertes du sud de la ville, surtout le Palatin. — 5 min. plus loin, le chemin rejoint la via di S. Sabina (p. 309).

St-Sabas (S. Saba ; pl. III 20-21), église dédiée à l’abbé Sabas (m. vers Pan 531 apr. J.-C.) de Cappadoce, est aussi très ancienne, mais reconstruite presque en entier en 1465. Elle appartient an Collegium Germanicum (p. 179). Sous le portique, à g., un sarcophage antique, où sont représentés un mariage et Junon Pronuba. A l’intérieur, dix-sept colonnes en granit et en marbre, à chapiteaux mutilés. Les travaux de restauration, commencés en 1900, réclameront encore bien des années; ils ont mis au jour, à env. 4 m. au-dessous du sol, une ancienne église décorée de peintures des vu* et xne s. et de nombreux fragments antiques, ainsi que des sarcophages. Dans le bas côté de g., cinq sarcophages antiques. Dans le jardin du cloître, autres restes de l’époque romaine. Belle vue depuis la loggia au-dessus de l’entrée.

ROME

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