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Voie Appienne

la voie Appienne et la via Latina, subsiste encore en partie et a conservé une porte voûtée et une corniche faisant fortement saillie.

L. Cornélius Scipio Barbatus fut le premier de la famille qu’on y enterra ; le Vénitien Quirini, en 1780, a transféré les ossements du héros dans sa villa Altichiero à Padoue. Le fils de Scipion, plusieurs membres plus jeunes de la famille et le poète Ennius y furent également inhumés. Au r°r s. de notre ère, une construction en briques fut ajoutée pour les affranchis de la famille. Dans les derniers temps de l’Empire, on a consolidé les parois au moyen de murs construits en tuf et en brique; encore de nos jours, on leur a fait subir plusieurs restaurations.

Plus loin à l’E., dans la même vigne, est le colombaire de Pomponius Hylas ou des affranchis d’Octavie, femme de Néron. (Entrée 25 c., fermé de juill. à sept.) On descend par un escalier dans une chambre souterraine où il y a de nombreuses niches, destinées à recevoir des urnes cinéraires. Ces sortes de tombeaux, très en usage à l’époque impériale, étaient construits par plusieurs personnes en commun ou bien par spéculation, les niches se légant, se vendant ou se transférant par donation. Leur nom vient de la ressemblance de leurs niches avec celles d’un colombier («columbarium»). Au-dessus et au-dessous des niches («loculi») qui se continuent en rangées ininterrompues jusque sous les bancs de pierre qui en font le tour («podia»), les noms des morts étaient inscrits sur des cartouches en stuc ou sur des tablettes de marbre, qui contenaient souvent, en outre, quelque notice concernant l’achat de la place. Sous chaque niche il y avait deux, plus rarement un, trois ou quatre vases («ollæ»). L’ornementation des niches était différente suivant les moyens du défunt. Le colombaire de Pomponius Hylas est intéressant par sa décoration, stuc et peintures. En face de l’escalier, une niche ornée de stuc, et au-dessous une ciste cinéraire avec des coquillages et une mosaïque; à dr., une abside où sont peints des pampres et des Victoires.

Il y a trois autres colombaires dans la vigne voisine (vigna Codini), n° 13 (sonner; 50 c. de pourb.).

Deux de ces colombaires sont à peu près carrés. Le plus grand, avec un pilier supportant la voûte au milieu, peut contenir près de 600 urnes. Le plus petit était destiné, d’après les inscriptions, aux esclaves et aux affranchis de Marcëlla la Jeune , fille de la sœur d’Auguste ; il a été construit l’an 10 de notre ère. Le troisième se compose de trois galeries voûtées contiguës et en fer à cheval. Les niches, de différentes grandeurs, sont carrées et en partie décorées de stuc et de marbres précieux.

Quelques min. plus loin, à la porte St-Sébastien, à 25 min. de l’arc de Constantin, s’élève le prétendu arc de Drusus (pl. III 30). Il se compose de blocs de travertin en partie revêtus de marbre, et est orné de colonnes de marbre. Il était primitivement à trois baies. Le nom qu’on lui donne d’ordinaire et la date qu’on assigne à sa construction (l’an 8 av. J.-C.) ne sont pas exacts; il date peutêtre de l’époque de Trajan. Caracalla y fit passer l’aqueduc qui alimentait ses thermes et dont les débris ne contribuent pas à relever l’aspect du monument.

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