III. Rome antique
du mur d’enccinte subsiste un espace octogone à coupole et à côté un grand bassin de natation. On peut encore reconnaître a l’O., en face du caldarium, un stade pour les courses. D’autres restes des thermes sont éparpillés dans les vignes environnantes. — De là on rebrousse chemin pour rentrer dans le frigidarium où se trouve la sortie à dr.
De retour à la via di Porta S. Sebastiano, qu’on 'suit quelques instants, on trouve à dr., St-Nérée-et-St-Achillée (SS. Nereo ed Achilleo ; pl. III 23-26), église de fondation ancienne, reconstruite vers l’an 800 par St Léon III, et de nouveau presque en entier à la fin du xvie s. par le cardinal Baronius (p. 437).
L’intérieur (s’adresser dans la rue, à g., n° 8a) a la forme des anciennes basiliques. Au bout de la grande nef, à g., un ambon que l’on dit très vieux, apporté ici de St-Sylvestre in Capite (p. 216). A dr. et à g. de l’autel, un candélabre de marbre du commencement du xvi® s. Au-dessus de l’arcade de l’abside, fragments d’une mosaïque du temps de St Léon III: la Transfiguration, le Christ entre Moïse et Elie, et des Apôtres agenouillés sur le devant; à dr., l’Annonciation; à g., la Vierge trônant (v. p. LXl).
En face, l’église St-Sixte (S. Sisto), restaurée par Benoît XIII. Le couvent fut donné à St Dominique par Honorius III. — A g., la via délia Ferratella, qui mène à la place St-Jean-de-Latran (p. 325).
Puis, à dr., St-Césaire (S. Cesareo ; pl. III 27), église déjà mentionnée par St Grégoire le Gr. et rebâtie* en dernier lieu par * Clément VIII. (Ouverte les dim. et fêtes dans la matinée.) Au milieu de la partie antérieure se trouvent deux autels de la lin du xvie s.; à l’extrémité, à g., l’ancienne chaire ornée de sculptures: ^le Christ sous la forme de l’Agneau, les symboles des apôtres et des sphinx; vis-à-vis, un candélabre moderne à base antique. La balustrade incrustée du chœur et les ornements du maître-autel sont du moyen âge. Dans l’abside, un vieux trône épiscopal.
[, La place devant l’église est décorée d’une colonne antique.
D’ici part à g. l’antique voie Latine, qui sortait de l’enceinte d’Aurélicn 5 min. plus loin, par l’anc. porte Latine (pl. III 30; p. 418), fermée depuis 1808. Avant d’y arriver, on voit à g., derrière l’ancien couvent, l’église St-Jean-devant-la-Porte-Latine {S. Giovanni a Torta Latina ; pl. III 30), fondée au vin® s., reconstruite en 1190 par Célestin III, restaurée plusieurs fois aux xvi® et xvii® s., et qui n’a rien de curieux, sauf quatorze colonnes antiques, quatre au portail et dix à l’intérieur. Plus près de la porte, à dr., S. Giovanni in Oleo, chapelle octogone, construite en 1509, peut-être d’après Bramante, à la place où St Jean l’Evangéliste, jeté dans l’huile bouillante, n’en ressentit aucun mal. (Fête, le 6 mai.)
Plus loin, via di Porta S. Sebastiano, près d’un cyprès à g., au n° 12, se trouve le tombeau des Scipions (pl. III 27), retrouvé en 1780; il ne contient plus que des imitations des anciens sarcophages et des inscriptions (p. 382). On peut le visiter de 10 h. à 5 h. (25 c.; il faut de la lumière); fermé de juill. à septembre.
Dans les trois derniers siècles qui précédèrent l’ère chrétienne, la famille des Scipions inhuma ses morts dans des galeries irrégulières, taillées dans le tuf, provenant peut-être d’une ancienne carrière. La chambre souterraine était désignée par une construction carrée en tuf, élevée au-dessus du sol; la façade E., tournée vers une rue latérale entre
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ROME