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Oélius

les armoires, ex-voto, bas-reliefs et statuettes en terre cuite. Au petit mur de dr., divers fragments, entre autres: à dr., statuette de jeune fille (v® s. av. J.-C.); au milieu, relief fragmentaire représentant l’Acquittement d’Oreste (v. le vase Corsini, p. 396); devant ce relief, au milieu, autel laraire d’Auguste. A g., sculptures tombales et inscriptions en péperin et en travertin (p. lxxviii) du temps de la République. — V® salle. Au nombre des têtes exposées à dr., on remarquera, au milieu de la tablette inférieure à g.. Apollon; au milieu de la tablette du milieu, au petit mur, tête hellénistique de jeune fille ceinte d’une couronne; au-dessus, tête de jeune tille à l’expression pathétique. A g., dans le coin, un Satyre et une Nymphe, groupe avec des restes de polychromie; en face, restes d’un basrelief de fronton , représentant un sacrifice , de l’Esquilin (le plâtre «à dr. d’après un original des Offices à Florence). Au milieu, à g., deux Muses. Aux parois, magnifiques ornements. — - VIe salle: Aux parois, grands fragments de mosaïque romaine (du Bas Empire) figurant des scènes de chasse, de l’Esquilin. Statue de Minerve; charmant groupe de deux jeunes filles qui jouent.

En continuant dans la rue St-Gfrégoire, on passe 1a. grille pour arriver à

St-Grégoire-le- Grand (S. Gregorio Magno ; pl. III 22), construit par St Grégoire, en 575, sur l’emplacement de sa maison paternelle, en l’honneur de St André et consacré plus tard par St Grégoire II sous le vocable actuel. En 1633, le cardinal Borghèsc fit construire par Giov. Boit. Soria le perron, le portique, le parvis et la façade. L’intérieur a été refait de 1725 à 1734.

Le parvis renferme, près de l’entrée, à g., le tombeau des Guidiccioni, de 1643, avec des sculptures du xv« s.; à dr., le beau monument des deux frères Bonsi, par L. Oapponi (vers 1498).

L’intérieur compte seize colonnes antiques. Au bout du bas côté de dr., autel de St Grégoire avec petits bas-reliefs de marbre de Luigi Capponi; tableau d’autel de S. Badaiocchi (?)-, la prédelle au-dessous, l’Archange St Michel avec les apôtres et d’autres saints, est probablement d’un élève du Pinturicchio. A dr., une petite chambre, reste de la maison de St Grégoire, avec un beau siège en marbre antique et des reliques du saint. — Vis-à-vis, dans le bas côté de g., la chap. Salviati: devant l’autel, à dr., une Vierge miraculeuse, qui parla, dit-on, à St Grégoire; à g., un autel de l’atelier d 'Andrea Bregno (1469), avec dorures mal restaurées.

On se fait conduire par le sacristain (50 c.) aux trois *chapelles isolées, à g. de l’entrée, reliées par un portique où se voit un pan de mur du temps de l’Empire (et non de l’époque antérieure à Servius Tullius), en partie recouvert par des restes de mur moins anciens. A dr., la chapelle Ste-Sylvie, consacrée à la mère de St Grégoire, avec sa statue par Cordieri. Dans la niche, un Concert d’anges, fresque du Guide très endommagée. — Au milieu, la chapelle St-André ornée de tableaux qui ont joui dans le temps d’une grande célébrité: à dr., le Dominiquin , Martyre de St André; à g., le Guide. St André marchant au supplice et apercevant la croix; sur chacun des deux, à g. dans le bas, le portrait du peintre. — A g., la chapelle Ste-Barbe, avec une statue assise de St Grégoire, commencée, dit-on, par Michel-Ange et achevée par Cordieri. Au milieu, une table de marbre à pieds antiques, sur laquelle St Grégoire donnait tous les jours à manger à douze pauvres. La légende dit qu’un ange y vint un jour et fut le treizième convive.

La via di SS. Giovanni e Paolo, qui passe à peu de distance au N. de St-Grégoire et sous des arcades en briques, monte à l’église de ce nom en longeant à g. une façade antique en briques qui fait maintenant partie de l’église basse.

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