III. Rome antique
Aless. Galilei enfin est le créateur de l’imposante façade principale qui date de 1734. Léon XIII agrandit le chœur en faisant reculer l’abside. — St-Jean-de-Latran a vu la réunion de cinq conciles importants, en 1123, 1139, 1179, 1215, 1512.
La façade principale, tournée sur la piazza di Porta S. Giovanni (p. 336), est ornée an milieu de colonnes accouplées reposant sur de hauts piédestaux et, de part et d’autre, de pilastres, dont les intervalles sont occupés par une loggia. Elle a une attique surmontée de statues et présente un caractère de majestueuse simplicité. Les statues, hautes de six mètres et représentant le Christ entre des apôtres et des saints, sont visibles de loin et donnent à l’église sa physionomie particulière. C’est du balcon qui orne le milieu de la loggia que le pape donnait autrefois sa bénédiction aux fidèles rassemblés sur la place le jour de l’Ascension. Il y a cinq entrées, dont celle de dr., la porte sainte, est murée et ne s’ouvre qu’aux années de jubilé (p. 347). Celle du milieu a deux portes antiques en bronze, qui ont appartenu jadis à la Curie (S. Adriano, p. 279). A g., statue antique, de Constantin, provenant de ses Thermes (p. 193).
La façade de dr., sur la place St-Jean-de-Latran (p. 325), à côté du palais, a, à côté du portique, deux petits campaniles, à chaperons pointus ajoutés lors d’une transformation exécutée du temps de Pie IV. Dans le portique, en bas à g., une statue en bronze de Henri IV de France, par Nie. Cordier (pl. 12).
L’intérieur de l’église (en restauration) a 130 ni. de long, cinq nefs et un transept. Le vaisseau a reçu sa forme actuelle de Borromini qui conserva le magnifique plafond de bois de la grande nef et en accoupla les colonnes en piliers. Ce plafond, attribué à tort à Michel-Ange, a été de fait exécuté par Giac. délia Porta. Le pavement, richement incrusté, est un don du pape Martin V, de la famille des Colonna. Dans les niches des piliers, douze statues colossales des apôtres, de l’école du Bernin , et des bas-reliefs de VAlgarde; en haut, peintures représentant douze prophètes. A l’extrémité de la nef majeure, à dr. et à g., les deux seules colonnes antiques, en granit, qui soient encore visibles. En bas, devant la confession , le beau monument de Martin V (m. 1431), en bronze, par Simone di Giov. Ghini. — Au milieu du transept, plus élevé de quatre marches, et au-dessus du maître-autel (Altare papale), où le pape en personne ou un représentant nommé par lui, peut seul dire la messe, s’élève un * baldaquin , bel ouvrage goth. de 1369, par Giov. di Stefano, orné d’un Crucifîment peint par Antoniazzo Romano et d’autres fresques. Il renferme quantité de reliques, surtout les crânes des apôtres St Pierre et St Paul et une table en bois provenant des catacombes, qui passe pour avoir servi d’autel à St Pierre. Le transept a été restauré sous Clément VIII, par Giac. délia Porta (1603), et décoré de fresques. On y rc-
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