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Latran

Le baptistère proprement dit (pl. a ) est divisé en deux parties, un espace central et un pourtour, par huit grandes colonnes de porphyre à entablement antique de marbre, regardées comme un présent de Constantin. Au milieu, les fonts, en basalte vert, baignoire antique. Les fresques sont d’Æ Sacchi, de Maratta, etc. — A dr., l’oratoire de St-Jean-Baptiste (pl. 6), orné de sa statue en bronze, par L. Valadier (1772), d’après Donatello, entre deux colonnes de serpentin. Les portes de bronze, qui rendent un bruit sonore quand on les ouvre ou qu’on les ferme, sont une donation de St Hilaire. — A g., en face de l’autre, l’oratoire de St-Jean-l’Evangéliste (pl. c), à portes de bronze de 1196 et avec de belles mosaïques , fleurs et oiseaux sur fond d’or; bas-relief représentant St Jean et le pape Léon Ier à genoux, par Luigi Capponi ; la statue du saint, entre deux colonnes d’albâtre, est de Landini (m. 1594). — La troisième porte dans le baptistère donne entrée dans l’oratoire de St-Venance (pl. d), qui a des mosaïques à nombreuses figures (640- 642). — La quatrième porte, vis-à-vis de l’entrée du côté de la place, s’ouvre sur le portique de St-Venance (pl. e ), qui était à l’origine le porche du baptistère, quand l’entrée principale était de ce côté. Le portique a été transformé en deux chapelles en 1154; dans l’abside de g., belle décoration en mosaïque , des pampres d’or sur fond bleu, du Ve s. ; au-dessus de la porte, un Crucifîment, bas-relief en marbre provenant d’un autel érigé par G. de Pereriis, de l’atelier d 'Andrea Bregno (1492). La seconde entrée, du côté de la cour, est ornée de deux colonnes de porphyre antiques, avec leur architrave.

La cour, décorée d’un monument érigé en mémoire de Léon XIII par les sociétés ouvrières catholiques (par Annibale Monti, 1904), a été complètement restaurée en même temps que le choeur de la basilique du Latran.

*St-Jean-de-Latran (S. Giovanni in Laterano ; pl. III 28), «la mère et la première des églises» (p. xxxiv), doit sa fondation à Constantin le Grand qui l’érigea sur un terrain dépendant d’un palais de la famille des Laterani qu’il donna au pape St S}7lestre. Elle porta d’abord le nom de basilica Constantiniana ou S. Salvatoris et celui de Aida Dei, comme une seconde Sion, et fut dotée peu à peu des plus grandes indulgences. Détruite par un tremblement de terre en 896, elle fut réédifiée par Sergius III (904-911) et consacrée à St-Jean-Baptiste. Après l’incendie qui la consuma en 1308, elle fut rebâtie par Clément V et décorée de peintures par Giotto. Un second incendie la détruisit en 1360. Reconstruite par Urbain V et Grégoire XI, de nouveau restaurée sous Martin V (1430) et Eugène IV, elle fut enfin complètement transformée dans le style baroque depuis l’époque de Pie IV (1560). Le vestibule du transept du N. (du côté de l’obélisque) est l’œuvre de Domen. Fontana (1586); Franc. Borromini, à qui Innocent X confia la direction des travaux vers 1650, a donné à l’intérieur sa forme actuelle;

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