‹ Italie centrale, RomeChapitre 191 sur 321 · IV. Rivedr · texte numérisé non relu

IV. Rivedr

351). Ensuite on monte un escalier moderne, et on passe dans la petite cour (CoHïle delle Pâlie) où se voit, au long mur de g., la statue d’ange en marbre par Raffacllo da Montelupo (v. p. 340): au fond, la chapelle de Léon X ou de Clément VII, avec une façade d’après les plans de Michel-Ange et qui renferme un superbe bas-relief de la Vierge (1600); à dr., quelques chambres renfermant des modèles de forteresses et des machines de guerre, du xvi® s. pour la plupart, qui, réunies aux autres chambres nommées plus bas, forment un musée de l’art des fortifications florissant autrefois en Italie (Museo del Genio). A côté de l’escalier, on entre dans la chambre (4) contenant des armoiries des papes et des inscriptions du château St-Ange et dans la chambre de Justice (caméra délia Giustizia, au-dessous du n° 8) où le tribunal criminel pontifical tenait autrefois ses séances: au milieu, dalles en majolique provenant des appartements pontificaux; dans un coin, tête et fourreau de glaive du moaèle en bois de l'archange de Verschaffelt (p. 340). — Plus loin, en traversant plusieurs pièces en partie en restauration, on entre dans un espace semi-circulaire appelé Cortile delV Olio} d’où partent deux escaliers : à dr., on descend dans les cachots, où gémirent, dit-on, Béatrice Cenci (p. 252) et Benvenuto Cellini, et dans les anc. chambres à huile et à grains; à g., on monte au 1er étage.

Les appartements du pape occupent le 1er étage. On entre d’abord dans le Salone (7) décoré ae fresques très détériorées et d’une belle voûte en stuc (divinités marines) par Girol. Sermoneta. La salle contiguë a des portraits et des souvenirs d’officiers du génie de l’armée italienne; la Trésorerie (8), qui est aussi attenante, renferme un immense bahut à ferrures de Jules II et un lambris en bois de Paul III. — Un antique escalier à vis conduit à la plate-forme qui offre une belle vue, surtout sur l’église de St-Pierre. Au milieu de l’escalier, trois autres chambres du musée du génie. — Revenant dans la salle 7, on descend un étroit couloir orné de grotesques pour entrer dans le salon du Conseil (6), nommé aussi Sala Paolina, décoré de fresques de Perin del Vaga et d’autres élèves de Raphaël (histoire d’Alexandre le Gr.) et d’un riche plafond en stuc (la figure d’un curiale à dr. en entrant est désignée à tort comme celle de Prospero Farinacci, défenseur de Béatrice Cenci). A dr., la Caméra del Perseo, salon particulier de Paul III avec une frise figurant l’histoire de Persée peinte à fresque par PcriD del Vaga, et la salle d' Amour et Psyché , anc. chambre à coucher avec un magnifique plafond enrichi de sculptures et de dorures et une frise également peinte à fresque par Perin del Vaga (histoire de Psyché). La porte du petit côté du salon du Conseil mène à la Loggia de Jules II (5). — De la chambre de Persée, un petit escalier descend dans le cabinet de bain du pape, orné de stucs et de grotesques.

Le quai Lungotevere di Castello conduit le long du fleuve à dr. du château St-Ange, du côté du nouveau quartier dans les anciens Prati di Castello, aux rues longues et régulières, bordées de maisons de rapport à plusieurs étages. En face du pont Humbert Ier (p. 231) on construit depuis 1889, sur les plans de G. Calderini, un grand palais de justice (pl. 112-15) qui est près d’être terminé. La décoration plastique des façades est d’une grande richesse ; un groupe en marbre, représentant la Justice entre la Force et la Loi décore la partie supérieure du portail principal ; d’autres groupes viendront couronner l’édifice. Dix statues assises de jurisconsultes romains sont disséminées aux entrées et dans les cours. La salle des séances de la cour de cassation sera ornée de fresques de Cesare Maccari (p. 238) à sujets tirés de l’histoire du droit romain. Le montant des frais est évalué à 34 millions de francs. La façade N.

ROME

Page 1