‹ Italie centrale, RomeChapitre 190 sur 321 · IV. Rive dr · texte numérisé non relu

IV. Rive dr

ériger pour lui et ses successeurs (moles Hadriani) et qui fut achevé en 139, par Antonin le Pieux. Une substruction carrée de 84 m. de côté supporte une construction cylindrique en péperin et en travertin, de 64m. de diamètre, à revêtement de marbre aujourd’hui disparu. Elle était probablement surmontée à son tour d’une rotonde beaucoup plus petite, couronnée elle-même d’une statue colossale d’Adrien sur un quadrige. Ce mausolée, dont la hauteur totale était d’environ 50 m., servit de sépulture aux empereurs et à leurs familles depuis Adrien jusqu’à Caracalla (m. 217). Quand, en 537, les Goths de Yitigès assiégèrent Rome prise par Bélisaire, les défenseurs s’en servirent comme d’une forteresse. En 548, Totila, le successeur de Yitigès, réussit à s’en emparer; mais en 552 il fut vaincu à son tour et le château passa entre les mains des Romains d’Orient sous Narsès. Lors d’une procession pour implorer la cessation de la peste, en 590, St Grégoire le Grand y vit apparaître l’archange St Michel remettant l’épée au fourreau ; Boniface IY, en souvenir de cet événement, construisit plus tard au sommet du mausolée une chapelle «S. Angélus inter Nubes». Le château a servi définitivement de citadelle à partir de 923, d’abord aux tyrans qui pendant longtemps ont opprimé la ville. Il fut en grande partie détruit par les Romains en 1379, resta au pouvoir des papes à partir de Boniface IX, qui le fit restaurer par Niccolo d’Arezzo , et semble avoir été dès le xme s. relié au Vatican par une galerie couverte (passetto) qu’Alexandre VI fit restaurer. Jules II fit également beaucoup pour la restauration de l’édifice. Clément YII y subit en 1527 l’eflfroyable siège pendant lequel Benvenuto Cellini tua, comme il le prétend, le connétable de Bourbon. Les ouvrages extérieurs furent construits par Urbain VIII. La statue de St Michel , en bronze, qui couronne l’édifice en mémoire de son apparition à St Grégoire et a remplacé en 1752 une statue de marbre de Montelupo (p. 341), est l’œuvre du sculpteur flamand Verschaffelt. Depuis 1901, les travaux de restauration ont été repris sous la direction du colonel Mariano Borgatti.

L’entrée se trouve vis-à-vis du pont St-Ange. Pour les h. de visite v. p. 163; chaque V2 h., il y a un guide à la disposition des visiteurs; les cachots et les chambres à huile sont fermés le dim. Guide illustré par Borgatti (v. ci-dessus; 1902), 1 fr. Sur le profil p. 340, les parties antiques sont noires, celles du moyen âge sont hachées et les additions de la Renaissance simplement indiquées par des lignes.

On entre d’abord dans une ruelle ménagée entre le vieux soubassement carré et le fondement de la rotonde du mausolée. Là se trouve à g. un petit musée renfermant les bustes d’Adrien et d’Antonin le Pieux, des fragments de la frise de marbre qui, dans l’antiquité, couronnait la rotonde supérieure, et le modèle de tout l’édifice (d’après Borgatti). On pénètre dans le tombeau proprement dit par une entrée moderne située au-dessus de l’antique porte principale et l’on se trouve d’abord dans une chambre carrée où il y a une niche (1 sur la. coupe p. 340) pour une statue colossale. De là, une rampe hélicoïdale (2) s’élevait insensiblement jusqu’à la chambre sépulcrale (3) où reposaient Adrien et les membres de sa famille; on y voit encore quatre niches destinées aux urnes (v. p.

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