‹ Italie centrale, RomeChapitre 196 sur 321 · St-Pierre · texte numérisé non relu

St-Pierre

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tectes, entre autres à Giuliano da Sangallo et que les meilleurs se trouvèrent être ceux de Br amante, originaire de la Lombardie.

» La quantité d’ébauches et d’esquisses conservées dans la collection de dessins de la galerie des Offices à Florence, sont une preuve de l’enthousiasme et du soin avec lesquels les artistes se mirent à l’œuvre et montrent que Bramante ne se fatigua pas de faire et refaire ses esquisses, jusqu’à ce qu’il eût atteint la perfection. Son idéal était de placer le Panthéon sur la basilique de Constantin (p. 285). Il voulait donner à la nouvelle église la forme d’une croix grecque, avec un dôme gigantesque au centre, le chœur et le transept terminés en hémicycle et les quatre bras surmontés de petits dômes (v. l’esquisse ci-contre). La première pierre fut posée, en présence de trente-cinq cardinaux, le 18 avril 1506, à l’endroit où est le pilier de Ste-Véronique (4 sur le grand plan).

iOn sait que le plan de Bramante, aussi remarquable par sa simplicité et l’unité de sa composition, que par la richesse des dé- ' tails, ne fut pas suivi et que l’année de la mort de l’artiste (1514), le pape confia la direction des travaux à Fr a Giocondo da Verona (m. 1515) et à Raphaël , en collaboration avec Giuliano da Sangallo (m. 1516). L’œuvre avança peu par suite du grand âge du premier architecte et du troisième et de la mort prématurée de Raphaël (m. 1520) ; elle fut même compromise par suite des nombrenx changements apportés au plan primitif. Il s’agissait surtout de savoir si l’on adopterait la forme de la croix grecque ou celle de la croix latine. A Sangallo succédèrent Antonio da Sangallo le Jeune , en 1518, Baldassare Peruzzi de Sienne, en 1520, et enfin Michel- Ange , en 1547. Ce dernier rejeta les innovations, surtout celles d’Ànt. da Sangallo, et sauva le plan de Bramante. 11 renforça les piliers du dôme, rétrécit les bas côtés au profit de l’espace central et ajouta un vestibule précédé de colonnes supportant un fronton. Dans la suite, on s’éloigna encore de ce plan, mais le dôme est du moins conforme aux idées du grand maître; il en acheva lui-même le tambour et laissa des dessins et des modèles suffisants pour le reste jusqu’à la lanterne. C’est ainsi qu’a été réalisée, dans le dôme de St-Pierre, l’idée artistique qui avait été suscitée 150 ans plus tôt par Brunellesco et n’avait été encore que mise à l’essai dans celui de la cathédrale de Florence. Malgré ses immenses dimensions, le dôme de Michel-Ange n’en est pas moins doublement remarquable par la légèreté et l’élégance de ses formes et par la pureté de ses lignes. Jusqu’à nos jours, il est resté comme un modèle incomparable.

Après la mort de Michel-Ange (1564), Vignole et Giacomo délia Porta continuèrent son œuvre, ce dernier s’occupant particulièrement du dôme. En 1606, il ne restait plus qu’à élever la façade, quand Paul V fit une malheureuse innovation en revenant à l’idée de la croix latine, soit parce qu’elle lui semblait néces-

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