‹ Italie centrale, RomeChapitre 199 sur 321 · St-Pierre · texte numérisé non relu

St-Pierre

du prince des apôtres et décrit au-dessus du maître-autel et de la crypte une magnifique courbe ascendante, est inondé de flots de lumière qui lui viennent d’en haut. Les quatre piliers qui supportent le dôme ont 71 m. de tour; les niches et les loges qui les décorent sont du Bernin. Celles d’en bas renferment des statues hautes de 5 m. : à dr., St Longin (2 du plan), par le Bernin , et Ste Hélène (3), par Bolgi; à g., Ste Véronique (4), par Mocchi , la plus belle, et St André (5), par Duquesnoy ; celles d’en haut sont encadrées de colonnes torses. C’est du haut de la loge de Ste Véronique que, le jour des grandes fêtes , les chanoines montrent au peuple la lance avec laquelle Longinus a percé le flanc du Crucifié, le morceau de la vraie croix rapporté de Palestine par l’impératrice Hélène, le suaire de Ste Véronique et la tête de St André. Au-dessus des loges, quatre mosaïques, les Evangélistes, d’après le cavalier d’Arpin. Sur la frise on lit, en lettres bleues de 2 m. de haut, sur fond d’or, l’inscription suivante : Tu es Petrus et super hanc petram ædificabo ecclesiam meam , et tibi dabo claves regni ccdorum. La voûte de la coupole a seize nervures en stuc doré et, entre celles-ci, quatre rangées de mosaïques: dans le bas, le Sauveur, la Vierge et les Apôtres. Dans le haut de la lanterne, Dieu le Père, d’après le cav. d’Arpin.

Le maître-autel (Alt are papale), où le pape seul lit la messe, a été consacré en 1594 et recouvert en 1633, sous Urbain VIII, d’un précieux baldaquin de 29 m. de hauteur, fondu, d’après les plans du Bernin, du métal enlevé en partie à la toiture du Panthéon (p. 234). Quatre colonnes torses, richement décorées, supportent le baldaquin dont la partie supérieure, tant soit peu fantastique, est surmontée d’un globe terrestre couronné de la croix. Cette œuvre du Bernin, aussi vantée autrefois que décriée plus tard, n’en est pas moins, grâce à ses lignes mouvementées, l’heureuse solution du problème qui consistait à faire dûment ressorter ce petit autel au milieu d’un édifice de si vastes dimensions. Devant l’autel s’ouvre la confession , construite sous Paul V par Carlo Maderna et entourée de 89 lampes toujours allumées. Un double escalier de marbre conduit au fond du caveau (s’adresser au sacristain ; env. 30 c.). Dans le bas, belle statue de Pie VI en prière, par Canova (1822), et les statuettes de St Pierre et de St Paul sur des colonnes d’albâtre de 1 m. de haut. Des portes en bronze doré, provenant de l’ancienne église, ferment le caveau (p. 353).

Dans P abside au delà delà coupole, la chaire de St-Pierre, siège en bronze par le Bernin, tenu par les Pères de l’Eglise, St Ambroise, St Augustin, St Athanase et St Jean Chrysostome, et qui renferme le trône en bois de St Pierre. — A dr. (7), le tombeau d’Urbain VIII (m. 1644), par le même; à g. (8), celui de Paul III (m. 1549), par Guglielmo délia Porta, probablement exécuté sous 1 influence immédiate de Michel-Ange: en haut, le Pape bénissant;

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