IV. Rive dr
en bas, la Prudence (à dr.) et la Justice (à g.). Pie IX y a fait graver les noms des évêques et prélats qui ont reconnu, en 1854, le dogme de l’immaculée conception de la Vierge.
Après avoir ainsi parcouru toute la nef principale et avoir vu l’ensemble de l’édifice, on examinera les bas côtés et les transepts. L’église est pauvre en œuvres picturales ; celles qui y étaient autrefois sont remplacées par des copies en mosaïque; une partie des originaux se trouvent à Ste-Marie-des-Anges (p. 182) et dans les galeries de peinture du Vatican et du Capitole.
Dans le bas côté de dr., au-dessus de la porte du jubilé (9), un St Pierre en mosaïque, exécuté sur les ordres de Clément X, lors du jubilé de 1675. — lre chapelle ou Capp. della Pietà (10; jour convenable , seulement dans l’après-midi), la ** Pietà de Michel- Ange, exécutée en 1498, sur les ordres du cardinal Jean de Villiers de la Grolaie, ambassadeur de France auprès du St-Siège. La Vierge, dans tout l’éclat de sa beauté juvénile, est assise au pied de la croix et soutient du bras droit le corps de J.-C., qui gît sur ses genoux les membres pendants et la tête légèrement renversée en arrière. Michel-Ange n’avait que 25 ans et se trouvait encore sous l’influence de l’antique, lorsqu’il entreprit l’exécution de ce groupe ; la vérité du sentiment est adoucie et exaltée par la beauté des formes. C’est la seule œuvre que le maître ait signée de sa main (sur la bandelette qui passe en sautoir sur la poitrine de la Vierge); la croix de marbre et les anges de bronze qui tiennent une couronne sont des additions de l’époque baroque. Dans la même chapelle, à g., un grand sarcophage chrétien où reposait, dit l’inscription, le préfet de la ville Petronius Probus (m. 395), trouvé en 1595 lors de la reconstruction de l’église; à dr., une colonne, datant probablement du ive s., mais provenant, d’après la tradition, du temple de Jérusalem ; elle a fourni au Bernin le modèle des colonnes torses du baldaquin (p. 348). — Sous l’arcade, à côté de la chapelle: à dr. (11), le monument de Léon XII, par De Fabris, érigé sous Grégoire XVI; à g. (12), le cénotaphe et le portrait en bronze (bas-relief) de la reine Christine de Suède (v. p. 396). Au 2e autel (13), le Martyre de St Sébastien, d’apr. le Dominiquin. Sous l’arcade suivante: à dr. (14), le monument d’innocent XII, par Filippo Valle; à g. (15), celui de la comtesse Mathilde de Tuscie (m. 1115), par le Bernin, exécuté par ordre d’Urbain VIII, lorsque ce pontife apporta de Mantoue les ossements de la comtesse. A dr., dans la grande chapelle du St-Sacrement (16), qui a une grille en fer: tableau d’autel de Pietro da Cortona; à dr. (17), le beau *tombeau en bronze de Sixte IV (m. 1484), par Antonio Pollaiuolo (1493), dans lequel fut aussi enseveli Jules II (v. p. 206). Sous l’arcade suivante: à dr. (18), le tombeau de Grégoire XIII, qui rectifia le calendrier (m. 1585), par Camillo Rusconi;.:à g. (19), le sarcophage fort simple de Grégoire XIV. En face, au-dessus de l’autel, au pilier
Bædeker. Italie centrale. 14® édition. 23
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