IV. Rive dr
et le card. Gaetano Orsini, relief sorti probablement de l’atelier de Paolo Romano. — En face de l’entrée dans la confession: sarcophage du préfet de la ville Junius Bossus baptisé peu de temps avant sa mort (359 apr. J.-C.) ; c’est un des plus brillants spécimens de la sculpture sépulcrale des premiers temps de l’ère chrétienne. La confession ( m ; p. 348) consacrée à St Pierre et St Paul, au milieu de la galerie circulaire, est richement décorée; l’autel comprend celui de l’anc. église de 1122; les mosaïques dont il est surmonté sont des imitations modernes d’originaux du xm«s. peints sur argent.
Les Grotte Vecchio, sous la nef majeure, se composent de trois longues galeries dont le pavé, à 3 m. 50 au-dessous de celui du haut, est le pavé de l’église primitive. Elles contiennent beaucoup de tombeaux de papes et de princes inhumés dans cette église, entre autres: (e) les derniers Stuarts (p. 351), le pape Nicolas I«>- (m. 867), Grégoire V (m. 999), l’empereur Othon II (m. 983) ; ( f , à l’extrémité) Alexandre VI (m. 1503 ; v. p. 249) ; (g) le vieux sarcophage en granit d’Adrien IV (Nicolas Breakspeare, le seul pape anglais; m. 1159), le vieux sarcophage chrétien de Pie II (Aeneas Sylvius Piccolomini, m. 1464; v. p. 30); ceux de Pie III (m. 1503; v. p. 30), de Boniface VIII (m. 1303), par Arnolfo de Cambio (?), de Nicolas V (Thomas de Sarzana; m. 1455); de Paul II (m. 1471) et du card. Eroli (v. p. 352), tous deux par Giov. Dalmata; d’Urbain VI (m. 1389), le vieux sarcophage chrétien de Marcellus II (m. 1555), enfin celui du cardinal Fonseca (m. 1422).
L’*ascension du dôme de St-Pierre (heures, v. p. 103) ne peut se faire, sauf le sam. où elle est libre, qu’avec l’autorisation de la «Rev. Fabbrica di S. Pietro», via délia Sagrestia, 8, au 1er étage. Frapper à la porte dans le bas côté g. de l’église (pl. 55). Une rampe en spirale commode conduit jusqu’au toit; on lit sur les murs des inscriptions en mémoire de personnages princiers qui ont fait l’ascension. Arrivé sur le toit, on découvre une foule de dômes et d’autres petites constructions en partie habitées par des ouvriers et des gardiens. On y domine la ville et la Campagne, depuis les montagnes jusqu’à la mer. Le dôme s’élève encore à 94 m. audessus du toit; il a 192 m. de circonférence; il est cerclé d’énormes bandes de fer qui servent depuis le xvme s. à arrêter des crevasses qui s’y étaient ouvertes. Des galeries dans le tambour, on a une vue surprenante dans l’intérieur de l’église. Des escaliers commodes montent entre la double calotte du dôme jusqu’à la lanterne , où à la vue ci-dessus s’ajoute celle de l’ensemble de l’église. Une échelle droite, en fer, à peine praticable, surtout aux dames, conduit jusqu’à la boule de cuivre qui surmonte le faîte de l’édifice; on n’y voit rien.
Une des huit chambres octogones dans les piliers qui portent le dôme renferme le modèle de la coupole par Michel-Ange et celui de l’église par Ant. da SangaUo le J.; il faut, pour les voir, une autorisation spéciale.
En montant derrière les, colonnades à g. de St-Pierre la même route qui conduit aux collections d’antiques du Vatican (p. 373 et pl. p. 342/343), on voit un peu en deçà de la sacristie, dans le pavé, une pierre indiquant l’endroit où se trouvait jadis l’obélisque de la place St-Pierre (p. 343). A g. est le Campo Santo dei Tedeschi, paraît-il le plus ancien cimetière chrétien de Rome, fondé déjà par
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Constantin le Grand. Il est rempli de terre du Calvaire et fut réservé par Pie YI, en 1779, à la sépulture des Hollandais et des Allemands. Sur la grille on lit l’inscription: Teutones in Pace. — A côté, l’église S. Maria della Pietà in Campo Santo. Non loin de là, 1 z palais du St- Office assigné par le pape Pie Y à la congrégation de l’Inquisition fondée en 1542 par Paul III