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ORBETELLO

Au delà de Grosseto, on franchit VOmbrone, l’ancien Umbro. — 153 kil. Alberese ; puis à l’E., le long des collines boisées Monti delV Uccellina (415 m.); vers le S., on aperçoit l’imposant mont Argentario.

169 kil. Talamone , petite localité à 3 kil. à l’O. de la station, sur la pointe du promontoire, a une rade protégée par l’île de Giglio et l’Argentario. Bateau à vapeur pour l’île d’Elbe, v. p. 14. L’ancienne ville, Telamon , où les Romains abordèrent en 225 av. J.-C. et défirent les Gaulois, était située sur la hauteur (Torre di Talamonaccio, 105 m.), à 1 kil. 1/2 au S. de la gare, à l’embouchure de la petite rivière Osa.

On traverse ensuite l’Osa, puis VAlbegna, YAlbinia des anciens, rivière plus considérable, à l’embouchure de laquelle on remarque des salines. — 176 kil. Albegna.

Une route carrossable (diligence 1 fois par jour jusou’à Manciano en 5 h. 1/2, prix 4 fr., jusqu’à Pitigliano en 9 b., prix 5 fr.) conduit d’Albegna au N.-E. par (13 kil.) Marsiliana (120 m.), (32 kil.) Manciano (443 m. ; aub.très primitive, tenue par Michèle Vecchiarelli), dans un site magnifique, et (54 kil.) Pitigliano (313 m.; v. ci-dessous) à (60 kil.) Sovana, l’ancienne Suatia. Une autre route conduit de Manciano, au N., par Montemerano à (13 kil.) Saturnia (295 m.), village fortifié sur une hauteur escarpée, qui a conservé son nom et la position qu’il occupait du temps des Etrusques; on y voit encore des restes de murailles et des sépultures.

183 kil. Orbetello (buffet ), ville forte, de 4188 hab., à 3 kil. à l’O. du ch. de fer (omn. 1 fr. ; AU). Nazionale , corso Principe Amedeo, ch. de 1 à 2 fr., très convenable ; Alb. JRosa ), à l’extrémité d’une langue de terre, non loin du mont Argentario , qui s’élève du sein de la mer et ne tient à la côte que par deux étroites bandes de terre («tomboli»). Située au milieu du lac très poissonneux, mais peu profond (1 m. 50) formé par ces bandes de terre, elle date d’une haute antiquité, comme le prouvent ses murs cyclopéens du côté de la mer, mais on ignore le nom qu’elle portait jadis.

Le mont Argentario, massif isolé des monts de Toscane, a deux cimes; il était autrefois une île. Une chaussée conduit d’Orbetello à la digue qui traverse le lac, puis se dirige au N. vers Porto S. Stefano (Alb. La Pace, ch. 1 fr. ; agence consulaire de France. Diligence d’Orbetello 3 fois par j. en 2 h., prix 1 fr. 20; bateau à vap. pour l’île d’Elbe, v. p. 14) et au S. vers Porto Ercole, l’ancien Portas Herculis. L’ascension du sommet principal ( Tdegrafo , 635 m.; signal de triangulation) est des plus intéressantes; elle se fait d’Orbetello en 3 ou 4 h., avec un guide (4 à 5 fr.). La vue y est illimitée; elle s’étend sur les côtes de la Toscane et les Marcmmes romaines, au N.-E. jusqu’au mont Amiata (p. 44) et à l’O. sur la mer avec ses nombreuses îles rocheuses, jusqu’à la Sardaigne. A mi-hauteur, à 3 kil. au N., couvent des Frères de la Passion (260 m.). Si l’on n’a pas le temps de monter jusqu’au sommet de la crête principale, on se contentera de la première hauteur, à 3/4 d’h. d’Orbetello, qui offre une belle vue sur la mer.

D’Orbetello, excursion intéressante aux ruines de Cosa, à 1 h. l/a au S.-E. On a payé 8 fr. pour une voit., aller et retour, avec 5 h. d’arrêt. — Cosa (114 m.), auj. Ansedonia, est une vieille ville étrusque qui était déjà en ruine au v® s. après J.-C. Ses murs (1500 m. de circuit) en appareil polygonal et surmontés de tours sont parfaitement conservés. Belle vue.

Service d’automobiles entre Orbetello et Orvieto (p. 96) par Pitigliano (v. ci-dessus).

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