Hors de la porte Salaria
Omnibus de la place de la Chancellerie , v. l’app., p. 5, n° 4. — De la porte au pont Salario, 3 kil. 5. — Du pont à la villa Spada (Fidènes),
4 kil.; de là, à la stat. du chem. de f. Sette Bagni, ou à celle du tramw.
Castel Giubileo (sur la rive dr., p. 410) 2 kil. 5.
La porte Salaria (pl. I 25) où Ton a découvert lors de sa restauration après le siège de 1870 (v. p. 180) un tombeau antique, en péperin, qui ressemble à celui de Bibulus (p. 220), est le point de départ de la voie Salaria , une des plus anciennes routes par laquelle on apportait de Rome le sel dans le pays des Sabins. A
5 min. de la porte, dans un entourage de vilaines maisons de rapport, se trouve à dr., la célèbre
Villa Albani (pl. I 25-28), fondée vers 1760 par le cardinal Al. Albani, ami de Winckelmann, et décorée âvec l’aide de ce savant d’excellentes œuvres d’art. Une partie des 294 statues, emportées à Paris par Napoléon Ier et restituées en 1815, a été vendue à la glyptothèque de Munich pour éviter les frais de transport. La Villa, depuis 1866 au prince Torlonia et actuellement propriété de 1 Don Giulio Torlonia , est rarement visible et seulement sur une recommandation personnelle.
Les constructions sont dues à C. Marchionne ; le jardin est dans le style français. A g., le casino (pl. I 25), avec les galeries
excursions.
VILLA ALBANI. Envir. de Rome. 413
qui s’y rattachent des deux côtés; en face, le billard , petit bâtiment entouré de cyprès; à dr., le café , qui forme un hémicycle (pi. I 28). Dans une allée de chênes-verts qui part de la galerie de g., un buste colossal de l’archéologue allemand 'Winckelmann, par E. Wolff. Voir Helbig, les Musées de Rome, II, p. 1 à 96.
Casino. — Rez-de-chaussée. — Portique. Dans les six niches, ici et de l’autre côté de l’espace qui précède l’escalier mentionné ci-dessous: bustes d’empereurs romains. Au milieu: 61, Faustine, statue assise; 66, autel circulaire avec Bacchus, Cérès, Proserpine et trois Heures; 74, autre autel avec une femme portant un flambeau, et les quatre saisons; 79, Femme assise. Aux niliers de dr. et de g., des Hermès: au 1er à dr., 52, Mercure; au 7« à dr., 80, Euripide. — Rentré dans le portique, on
Sasse à g. dans I’Ateio del.ua Cariatide: 16, 24, canéphores, portant es corbeilles modernes. Au milieu: 19, Bacchante, à tête de cariatide rapportée (derrière, sur le pilier, les noms des artistes, Kriton et Nikolaos). Au piédestal, *20, prétendu Capanée foudroyé (v. p. 12). — Dans la galerie voisine de g., hermès: le 3» à dr., 45, Scipion l’Africain; à g., 29, Epicure.
En passant par une petite pièce à g. du portique, on arrive à I’escalier. Sur le (levant, à g., 9, Rome assise sur des trophées, bas-relief; à côté, 11, autre bas-relief représentant une boucherie. Sur le premier palier, à ar., 885, la Mort des Niobides; à g., 889, bas-relief funéraire (?). Sur le 3# palier, en haut, 898, 899, deux Bacchantes dansant.
Premier étaoe. — 1. Salle Ovale. Au milieu, 905, Apollon sur le trépied, les pieds sur l’omphalus. A dr. de la porte, 906, statue d’un adolescent, par Stéphanos , élève de Pasitèle (p. lii). Vis-à-vis, *915, l’Amour bandant son arc.
II. Grande galerie, à dr. de la salle précédente. Plafond par Raphaël Mengs , Apollon, Mnémosync et les Muses (1756). Niches du côté de l'entrée: *1012, Minerve; 1019, Jupiter. Bas-relief au-dessus de la porte: 1004. Apollon, Diane et Latone devant le temple de Delphes, monument votit d’un joueur de lyre vainqueur dans les jeux Pythiques (style archaïsant); à g., 1013. Jeune homme avec un cheval, bas-relief funéraire ; à dr., 1018, Antonin le Pieux avec la Paix et la déesse de Rome. Les huit bandes de mosaïque à côté de cette porte et de celle du balcon, ainsi que dans les quatre coins, sont en majeure partie antiques. — Mur de g. : 1020, deux Femmes sacrifiant; à dr., 1007, Bacchante dansant. Du côté des fenêtres, 1005, Hercule chez les Hespérides; 1009, Dédale et Icare.
Cabinets a droite de la Grande galerie. — III. l*r cab. Au-dessus de la cheminée: *1031, Mercure ramenant aux enfers Eurydice, qu’Orphée en avait délivrée, bas-relief attique du temps de Phidias, composition admirable de simplicité et de majesté (v. p. xlvii). Puis des hermès: à g. de l’entrée, *1034, Théophraste; à g. de la fenêtre, 1036, Hippocrate; à dr. de la sortie, 1040, Socrate. — IV. 2« cab. A g. de l’entrée: 35, SignoreUi, Vierge entre St Jacques et le donateur d’un côté, St Laurent et St Sébastien de l’autre; à g. de l’entrée, 45, tympan de Ootignola , le Christ mort, pleuré par des anges (1509). Mur du fond: 36, Niccolà (Alunno) da Foligno , Vierge et saints (1475). Du côté de la sortie: *37, le Pérugin , polyptyque: Joseph et Marie adorant l’enfant Jésus, le Crucifîment, l’Annonciation et des saints (1491). — V. 3« cab. Mur du fond: 55, van Dyck , le Christ en croix.
Cabinets a gauche de la Grande galerie. — VI. 1er cab. Au-dessus de la cheminée, *994, le célèbre bas-relief d' Antinous, de la villa d’Adrien. Du côté de l’entrée, *997, Sylvaine jouant de la flûte. — VII. 2* cab. A dr. de l’entrée, 980, bas-relief funéraire grec, archaïque. Mur du fond: *985, bas-relief grec du meilleur style, représentant un groupe de combattants (p. xlvii). Au-dessous, 988, Procession de quatre divinités. Mercure, Minerve, Apollon et Diane, style archaïsant. Près de la fenêtre, à g., 970, statue archaïsante de Minerve; à dr., 975, une Vénus archaïsante.
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Petites
A g. de la sortie, 991, bas-relief funéraire grec, en grande partie complété. — VIII. 3e cab., dans le coin. 21, Holbein (?), portrait, fortement restauré (1527); *18, *17, Jules Romain , esquisses (à l’huile, sur papier) des fresques de l’histoire de Psyché, au palais du Tè, à Mantouê. — IX. 4® cab. Devant la fenêtre, *965, Esope, sous les traits d’un nain difforme, peut-être d’après Ivysippe, tête très fiue et pleine de caractère. Du côté de l’entrée, dans la niche, 952, Apollon sauroctone (tuant un lézard), d’après Praxitèle. Vis-à-vis, 933, petite statuette d’Hercule (bronze). A dr. de la fenêtre de dr., 942, petite statuette de Diogène. Du côté de la sortie, à g., *957, petit bas-relief représentant l’apothéose d’Hercule; sur les piliers, des deux côtés, inscriptions énumérant ses travaux (daus le genre de la table Iliaque; v. p. 263). — X. XI.: tableaux sans importance et tapisseries.
On rentre dans la salle Ovale pour descendre au
Rez-de-chaussée (suite). — A partir de l’extrémité de l’autre aile du portique, d’abord (I) I’Atrio dei.la Giunone, qui correspond à l’Atrio délia Cariatide: 91, 97, deux canéphores; 93, statue dite de Junon. — Ensuite une galerie (II). Dans les niches: *103, Bacchante avec la nébride; *106, Satyre et Bacchus enfant. Aux piliers: hermès, en partie beaux, mais dont les noms sont pour la plupart apocryphes. — Plus loin (III), la Stanza della Colonna: colonnes antiques en albâtre de couleur. A g., *131, sarcophage avec le Mariage de Pélée et de Thétis. En haut, quatre bas-reliefs de sarcophages: à g., 135, Hippolyte et Phèdre; au-dessus de la sortie, 139, Enlèvement de Proserpine; à dr., 141, Cortège bachique; au-dessus de l’entrée, 140, Mort d’Alceste. — Dans le passage (IV): Bacchus barbu archaïsant. — Stanza deli.e Terracotte (V). Au commencement du côté g.: 146, bas-relief funéraire grec; 147, bas-relief votif grec. Au delà de la porte, 157, Polyphème amoureux et Cupidon. 161, Diogène et Alexandre. Vis-à-vis de l’entrée: 164, Dédale et Icare, en rouge antique. Au-dessous, 165, paysage antique. Mur de dr., 171, masque de divinité fluviale. A g., 169, Bacchus faisant grâce à des Indiens, ses prisonniers. A dr. du masque et au mur du côté de l’entrée, plusieurs beaux bas-reliefs en terre cuite. — Viennent enfin trois cabinets. Dans le 1er (VI), au milieu: Léda et le cygne. Dans le 2e (VII), au-dessus de la porte: Cortège bachique d’enfants , en pavonazzetto (marbre de couleur) , de la villa d’Adrien; à g., Divinité fluviale couchée; à dr., Thésée et le Minotaure. — 3® cab. (VIII): lr® fenêtre à g., Hypnos (le Sommeil), bas-relief.
Une allée de chênes, ornée de quelques monuments funéraires (cippes), mène ensuite au billard et au café.
Billard. — Il contient quelques antiques sans importance.
Café. — Dans I’hémicycle: à g., 594, prétendu hermès d’Alcibiade moulage (original au musée Torlonia, p. 398); 604, statue de Mars; 610, hermès de Chrysippe; 612, Apollon au repos; 628, cariatide. Plus loin, au delà de l’entrée de la salle, à g., sur une colonne, 721, Homère. A côté, 725, une cariatide; à dr., au 3® pilier, 737, masque de Neptune, Presque en face, à g., 744, tête grecque d’un style archaïque; à g., 749, Proserpine (Cora), du temps de Phidias. — Revenant au milieu de l’hémicycle, on passe dans le vestibule. A dr., 711, Iris descendant sur la terre; à g., 706, Thésée et Æthra. A g., 641, Marsyas attaché à l’arbre; à g., 639, bas-relief, Vénus et l’Amour. Plusieurs statues d’acteurs comiques. — Dans la salle, à g. de la porte, dans la niche, 662, Diane avec un faon. Au-dessous, 663, mosaïque représentant sept philosophes. A dr. de la porte, 696, autre mosaïque, Hésione délivrée par Hercule. A dr. de la porte du balcon, 682, Ibis, en rouge antique; 684, Atlas portant le ciel; à g., 678, Enfant avec un grand masque comique; 676, tête colossale de Sérapis, en basalte vert.
Dans le sous-sol du café: statues égyptiennes.
excursions.
STE-AGNES-H.-L.-M. Envir. de Rome. 415
La voik Salaria traverse aussi plus loin un quartier neuf, aux maisons de rapport à plusieurs étages, et croise à 1/4 d’h. de la porte le viale délia Regina (p. 411), large route qui vient des monts Parioli. 10 min. plus loin, à g., la Villa Savoia, autrefois Ada , maintenant propriété du roi où ses enfants viennent souvent prendre leurs ébats. Catacombes de Ste-Priscille, v. p. 433.
A g., la Fortezza Antenne , sur une colline (62 m.) où était la ville antique d’ Antemnæ. La voie traverse VAnio sur le pont Salario, souvent détruit et restauré, en dernier lieu après l’invasion de Garibaldi en 1867, de sorte qu’il reste peu de chose de la construction antique. Au delà, un tombeau antique sur lequel on a élevé une autre construction au moyen âge.
A 7 kil. 5 de la porte, on atteint la villa Spada. C’est à dr. de là, sur la hauteur, qu’était l’antique Fidônes, alliée de Véies contre Rome et soumise par celle-ci en 426 av. J.-C., après une longue lutte. Située sur la rive g. du Tibre, elle servait de tête de pont fortifiée aux Etrusques. On ne reconnaît que difficilement les vestiges de l’anc. ville; son acropole était située sur la colline, là où s’élève auj. Castel Giubileo. La vue d’en haut (82 m.) est étendue et très belle. Le château a été construit en 1300 (année jubilaire) par Boniface VIII. Un 1/4 d’h. plus loin, on franchit le fleuve sur un pont de fer pour rejoindre la voie Flaïuinicnne (tramway; v. p. 410).
La route s’étend plus loin dans la plaine le long du fleuve. A 10 kil. 5 de Rome, la station de chemin de fer Sette Hagni (p. 104); à 15 kil., le Oasale Marcigliana. Le Fobho délia Bcttina, que la route traverse un peu au delà, passe pour l 'Allia, où les Romains furent complètement battus par les Gaulois en 300 av. J.-C., mais le champ de bataille est sur la rive dr. du Tibre, en face de l’embouchure de la rivière. A 20 kil. de Rome, Monte Rotondo , station de ch. de fer (p. 104)