FRASCATI
MonU
auxquelles on a donné le nom de villa de Cicéron , d’après la supposition vraisemblable que le célèbre «Tusculanum» a dû se trouver dans les environs. Droit en face, près d’une bâtisse en brique où l’on voit des fragments de sculptures encastrés dans les murs, l’anc. forum et le théâtre bien conservé, qu’on a mis au jour en 1839. Derrière, une piscine divisée en quatre parties. En franchissant la barrière à g. et en descendant un chemin antique , on rencontre au bout de quelques pas un pan de l’anc. mur d’enceinte et, à côté, un vieux réservoir de construction singulière, en pierre de taille et voûté presque en ogive.
La citadelle (arx) était sur un rocher taillé de main d’homme, à l’endroit où s’élève une croix (670 m.), à 50 m. au-dessus du théâtre. On y monte de là en */4 d’h. par un étroit sentier qui tourne à dr. La *vue du sommet est superbe: à dr., les Camaldules et le mont Porzio; plus loin, les montagnes de la Sabine avec Tivoli et Montecelio ; puis le Soracte et le mont Ciminien ; vers la mer, la vaste Campagne avec ses aqueducs, Rome et le dôme de St-Pierre ; à g., Grottaferrata, Marino, Castel Gandolfo, le mont Cavo et, audessous, Rocca di Papa.
Les bons marcheurs pourront descendre du côté E. du rocher de 4a citadelle sur la route carrossable qui mène dans la vallée de Molara et la remonter à l'E. jusqu’à Rocca Priora (1 h.), petite ville de montagne dans une position pittoresque et en même temps la localité la plus élevée (798 m.) des monts Albains. De là, beau chemin de voit, pour (4 kil.) Monte Compatri (p. 439). Des sentiers à travers les champs et la forêt mènent de la vallée de Molara en 1 h. Va à Rocca di Papa (p. 446) vers le S. (guide 1 fr., pas absolument nécessaire).
Au retour, on passera par la première barrière au-dessous de la citadelle, à dr., et on suivra le chemin qui descend à l’E., en prenant à g. à la première bifurcation et à dr. à la seconde. Arrivé au pied de la hauteur des Camaldules , ancien couvent (entrée interdite aux femmes) fondé en 1611 par Paul Y, on suivra la route de voitures à g. (à quelques centaines de pas plus loin, à dr., le chemin pour la grande route de Palestrina, v. ci-dessous) , jusqu’aux murs de la villa Mondragone. La Villa Mondragone, construite en i57z par le cardinal Altemps, sous Grégoire XIII, est dep. 1865 une maison d’éducation des jésuites. Le grand palais date de Paul V. Pour en voir le parc et jouir de la vue de la terrasse, longer le mur à dr. jusqu’à la grille, frapper pour se faire ouvrir (pourb.), et ressortir par l’allée de cyprès et la porte du bas. Le chemin de g. ramène à Frascati en passant entre des murs et, à dr., à la Villa Falconieri, la plus ancienne des environs de Fiascati, créée en 1546 par monseigneur (Alessandro?) Rufini ; le palais, construit en 1648 par Franc. Borromini pour le compte d’Orazio Falconieri, a été décoré de peintures par Ciro Ferri et autres. Elle appartient maintenant à l’empereur Guillaume II.
De Fn,A3CATi a Paiæstrina. La route principale reste au N. de Monte Porzio Catone et débouche jj Colonna (p. 460) sur la vieille voie
Àlbains.
GROTTAFERRATA . Envir. de Rome. 439
Labicane qui vient de Rome. Le chemin par la hauteur, 25 kil. (dilig. jusqu’à Monte Compatri en 1 h., prix 1 fr. ; jusqu’à Monte Porzio, 3/4 d’h., 75 c.; voir les cartes p. 434 et 459), est beau, surtout dans la première moitié, m iis dénué d’ombre; il part de l’angle N.-E. de la ville, près de la Villa B'irghèse, et passe dans le bas de la Villa Mondragone (v. p. 438), où commence l’allée de cyprès. Ensuite, on voit les ruines d’une villa antique, donnée sans raison pour celle de Caton. Au bout de 3/4 d’h., on passe à dr. devant une colline couverte d’oliviers, sur laquelle s’étage pittoresquement à g. Monte Porzio Catone (451 m.; Trattoria Giov. del Bianco; belle vue de la j»lacc Borghèse). A 35 min. de là, on atteint Monte Compatri (583 m.: Trattoria Pietro Felici), où il y a un château des Borghèse et une station de ch. de fer (p. 460). On n’entre pas dans cette localité, mais on passe devant la rampe qui en forme l’entrée, et l’on descend ensuite à g. par un chemin peu commode, qui passe à côté d’un lavoir. Au bout de 20 min., on prend à dr. à un gros bouquet d’arbres, et 7 min. plus loin on monte de nouveau à dr., à une petite chapelle contenant une Vierge. A 3/4 d’h. de cette chapelle, on arrive par un large chemin de voitures sur la route venant de Rome, et */4 d’h plus loin sur cette route à YOsteria di S. Cesareo, au delà de laquelle est, à dr., la voie Labicane. La route de Palestrina traverse au bout de d’h. la ligne de Rome à Naples, laisse à dr. un chemin de voitures conduisant à la gare de Zagarolo (p. 460) et monte en 1 h. l/4 à Palestrina (p. 460).
De Frascati à Grottaferrata. — Tramway (tronçon de la ligne d’Albano-Genzano, p. 443): 3 kil. 5 en 20 min.; 25 c. et 15 c. — Jusqu’à (2 kil. 9) Grottaferrata Bivio, v. p. 436. — 3 kil. 5 Grottaferrata Città, halte à l’entrée N.-E. de la localité, à quelques min. de l’église. — Le sentier se détache de la route au-dessous de la Villa Torlonia (p. 436), descend à g., appuie encore à g. 1/4 d’h. plus loin, à une bifurcation, et à 5 min de là, à l’entrée du bois. — La route de voit, de Grottaferrata est longue de 4 kil. ; un chemin, ouvert le 25 mars de chaque année (v. p. 440), s’en détache à dr. près de la Villa Torlonia et traverse le parc de la Villa Grazioli.
Grottaferrata (329 m.; plusieurs auberges) est un village de 1050 hao. adonnés à la culture de la vigne. A l’extrémité S. de la localité se trouve le couvent grec de l’ordre de St-Basile, assez semblable à un château fort, fondé en 1004 par St Nil sous le règne de l’empereur Othon III et fortifié au moyen de fossés et de tours, après 1484, par le cardinal Jules de la Rovère (Jules II), dans toutes les règles de l’art. On ignore le nom de l’architecte. Dans la cour, une statue de St Nil par Raffaele Zaccagnini (1904).
L’église, presque entièrement renouvelée en 1754, a été restaurée en 1902. Il n’existe plus de l’ancien édifice que le portique, où l’on voit à dr. une jolie statue de la Vierge. Le portail en bois sculpté, avec un ancien encadrement de marbre et une inscription grecque, est du xi* s.; au tympan, une mosaïque représentant le Sauveur, la Vierge et St Basile.
A l’intérieur, le plafond caissonné de la nef majeure est de 1575; eu dessous et aux parois, on a découvert en 1904 des fresques byzantines du XIIIe s. A l’arc triomphal, une mosaïque de la même époque représentant les douze apôtres. — De la nef latérale de droite on pénétré dans la chapelle St-Nil, ornée de ^fresques du Dominiquin (v. p. lxxv) relatives à la vie de St Nil et de St Barthélemy, peintes en 1610 et restaurées en 1819 par Camucch.i. Du côté de l’entrée, à dr., St Nil priant au pied de la croix;
Bæilekcr. Italie centrale. 14e édition. 29
440 Envir. de Rome.